Cypripedium Flavescens
杓兰属·Cypripedium Flavescens
Sabot a Fleur Jaune
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.60 : 1
First Look
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
To judge painting by likeness alone is the view of a child.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 14 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Cypripedium flavescens: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Cypripedium: Cypripedium means 'slipper of Cypris' — Venus's slipper. The older system filed it under Orchidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Gynandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 3.3% of the sheet, foliage 15.7%, the cast yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Orchids carry pseudobulbs or fleshy roots; six tepals, one modified into a lip that serves as a landing stage, and a column uniting stamens and pistil — a structure unique to the family. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 23% of the sheet, centred above centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
兰叶春葳蕤,桂华秋皎洁。
—— 唐·张九龄《感遇》
Orchid leaves luxuriate in spring; cassia flowers are bright and pure in autumn.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China the orchid is the gentleman who blooms unseen; in Victorian Europe it was luxury and obsession, a single new species worth a fortune. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Varies by genus: temperate terrestrials flower in spring and summer, tropical epiphytes almost year-round. the orchids drawn for European portfolios came largely from the cloud forests of Central America and Southeast Asia. The year 1802 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1802 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Le Sabot & fleur jaune ressemble beaucoup au Sabot des Alpes, et on est, au premier comp-d’œil, tenté de le prendre pour une simple variété de cette plante; un examen plus attentif fait reconnaitre que ce sont deux espèces parfaitement distinetes: l’un a la fleur entièrement jaune; l’autre a les divisions extérieures de la corolle de coulear pourpre: le premier a le lobe du style en forme de flèche, et déjeté en en bas; le second a ce lobe ovale et concave. Le Sabot à fleur jaune est originaire de l’Amérique septentrionale, et le Sabot des Alpes ne se trouve qu’en Europe.
Les racines du Sabot à fleur jaune sont nombreuses, simples, cylindriques; sa tige est herbacée, droite, simple, haute de deus décimètres, et garnie de poils courts et blanchâtres; elle ne porte que cinq à six feuilles éparses, sessiles, engainées à leur base, ovales-oblongues, pointues, entières, pubescentes; la feuille inférieure est souvent avortée; la supérieure, qui est placée à la base de la fleur, est plus petite que les autres.
La fleur est solitaire au sommet de la tige; elle part immédiatement de la feuille supérieure, et est plus ou moins penchée; sa corolle est d’un jaune pale; on y distingue quatre divisions extérieures et le nectaire: la division supérieure est droite, ovale-oblongue, aiguë, longue de 5 centimètres, tachetée de petits points ronges, et marquée de 13–15 nervures pubescentes en dehors; l’inférieure est dirigée en en has, souvent échancrée au sommet, plus large et plus courte que la précédente, marquée de dix-sept à dix-neuf nervures; les deux latérales sont longues de 7 centimètres, et on n’y compte que sept à neuf ner-vures: toutes ces divisions sont étalées et un peu contournées. Le Sabot est jaune, avec quelques veines rougeâtres formées par des séries de petits points; il est long de a centimètres seulement, horizontal, obtus, comprimé; ses bords sont repliés en dedans.
Lovaire est inférieur, vert, cylindrique, à six sillons, pubescent; le lobe du style est jaune, à trois divisions; celle du milieu se prolonge en forme de fléche, et est creusée en dessous en forme de carène; les deux latérales se déjettent en bas.
Les anthères sont au nombre de deux, distinctes, placées sur les divisions latérales da style, arrondies, jaunâtres.
Je n’ai point vu le fruit de cette plante.
Histoire
Le Sabot à fleur jaune est originaire de l’Amérique septentrionale; il a été rapporté dans le jardin do C. Cels par le zélé voyageur André Michaux. ♃.
Il fleurit au printemps.
Observations
La plante que j’ai décrite se rapporte très-bien à la description de Salisbury; mais comme sa fleur n’est pas plus petite que celle du Sabot des Alpes, et parait plas grande que celle qui a été décrite par ce naturaliste, j’ai eru devoir donner à cette espèce le nom de Sabot à Heur jaune, qui lui convient beaucoup mieux que celui de Sabot à petite fleur.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Le lobe do style vu en dessus.
- 3. Le même vu en dessous, de manière à montrer les deux étamines.
Fam. des Orchidées. Juss.—Gynandrie diandrie. Lin.
- Cypripedium flavescens. C. lobo styli sagittaformi basi deflexo, labello petalis breviore compresso.
- B. Cypripediam parvillorum. C. lobo styli sagittaformi basi dellexo, labello petalis breviore compresso. Swartz. orch. Acad. Nyahandl. 1800. p. 251.
- Cypripediam parvillorum. C. corollæ labio superiore sagittaformi basi dellexo, subts carina anguste canaliculata, inferiore petalis breviore compresso. Salisb. Lin. Soc. t. p. 77. t. 2. f. 2.
- Helleborine calceolas dieta mariana, caule folioso, flore luteo minore. Pluk. Mant. p. 101. t. 418. f. 2. pess.