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Epidendrum Aloifolium - The Liliaceae
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Epidendrum Aloifolium

Épidendre a Feuilles d’Aloès

Épidendre a Feuilles d’Aloès

Plate 114 · p.114 · 1804 · The Liliaceae · · 1802-1816 · Green

About this plate

Description

Sa racine, qui est composée de fibres épaisses, donne naissance à une toufle de feuilles roides, fermes, irrégulièrement déjetées sur deux rangs, oblongues-linéaires, obtuses, un peu épaisses, entières sur les bords, parfaitement gla-bres, dépoursues de nervures sensibles, pliées en long par le milieu de leur lac-geur, longues de 3–4 décimètres.

D’entre les fouilles s’élève une hampe droite, cylindrique, anguleuse vers le haut, simple, longue de trois décimètres, légèrement rougeâtre, terminée par un épi de sept à huit fleurs sessiles un peu écartées. Ces fleurs paraissent pédicellées, parce que leur corolle est placée sur un long ovaire; à la base de eclui-ci se trouve une bractée oblongue, concave, beaucoup plus courte que l’ovaire.

La corolle adhère, par sa base, avec l’ovaire; son limbe est de consistance un peu charnue, de conleur blanchâtre, marqué de bandes longitudinales d’un rouge mordore, divisé profondement en six lanières; les trois extérieures sont oblongues, obtuses, demi-étalées, un peu calleuses au sommet, blanchätres sur les bords, munies d’une bande rouge dans le milieu; parmi les trois inté rieures, on en compte deux semblables aus précédentes, mais un peu plus pointues; la dernière, qui est placée do côté inférieur, et qui a reça le nom spécial de Tablier, est droite, concave, un peu étalée au sommet; elle est marquée à sa hase interne de deux rides calleuses, jaunätres, longitudinales; en dehors, elle est rougeâtre, chargée à sa base d’ine bosse très-obtuse; elle est divisée en trois lobes, dont deux latéraus, courts et pointus, et l’intermé diaire grand, ovale, obtus, marqué de raies alteraativement rouges et jau-mitres, presque tout puspurin vers son sommet.

Cette corolle est soutenue sur un ovaire rougeâtre, cylindrique, à six sillons le stvle est une colonne droite, purpurine, presque veloutée, demi-cylindrique, concave en devant, convexe en arrière; le stigmate est orbiculaire, déprimé, placé du côté antérieur un peu au-dessous de l’anthère: celle-ci est insérée au sommet, convexe, à deux bosses; sa couleur est d’un jaune citrin; ses deux loges sont un peu écartées, et renferment un pollen visqueux.

Je n’ai jamais vu le fruit de cette plante. Rheed nous apprend qu’il est d’un vert rougeâtre, et qu’il renferme une multitude de petites graines rougeâtres disposées par séries.

Histoire

Cette espèce d’Epidendre est originaire de la côte du Malabar; elle croit naturellement sur lécorce des arbres, et se trouve de préférence sur l’arbre qui produit la noix vomique (Strichnos nux-vomica L.). Dans nos jardias, elle végète sans difficulté dans la terre; nouvel exemple qui peut servir à confirmer ce que j’ai avancé ci-dessus, que les Epidendres sont de fausses parasites. ♃.

Dans son pays natal, cette plante fleurit deux fois dans l’année; savoir, au mois d’avril et au mois d’octobre: dans nos jardins, elle fleurit rarement; et Curtis observe que, tant qu’on la tient dans la tannée, il est rare de la voir fleurir; ce développement sopère d’ordinaire lorsque la plante est placée au près des croisées, et peut jouir du renouvellement de l’air. C’est dans le jardin de M. Vilers que nous avons observé l’individa qui est ici figuré; il y était en fleurs de la fin de l’automne. Rheed assure que cette plante, réduite en poudre, et mélée avec de l’eau et da gingembre, excite le vomissement, et est employée pour guérir la diarrhée, la paralysie et les maladies des yeux: elle est connue des Bramans sous le nom de Sonou.

Observations

Dans la classification des Orchidées de M. Swartz, elle appartient au genre Cymbidium.

Fam. des Orchidées. Juss.—Gynandrie diandrie. Lin.

  • Epidendrum aloifolium. E. foliis radicalibus oblongis obtusis supernè latioribus. Lin. Spec. 1350. Act. Ups. 1740. p. 36. Lam. Dict. 1. p. 184.
  • Cymbidium aloifolium. Swartz. act. Acad. Nyahandl. 1800. p. 238.
  • Epidendrum aloides. Curt. bot. mag. t. 387.
  • Kansi jram-maravara. Rheed. mal. 12. p. 17. t. 8. Ray. suppl. 567.

Twelve ways of seeing

Not a catalogue entry but a way of looking: how to stand, what to notice, how the line was cut, when it flowers, where it came from, who made it — and then the poems and the classics that taught China to see the same flower. Read the twelve in order and the plate opens.

  1. First Look

    论画以形似,见与儿童邻。

    —— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》

    To judge painting by likeness alone is the view of a child.

    Slightly taller than wide; the eye lands above centre. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.

  2. Name and Thing

    The binomial is Epidendrum aloifolium: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Orchidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Gynandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.

  3. Form and Colour

    Measured on this plate: flower colour covers 1.5% of the sheet, foliage 13.1%, the cast red with a second note of amber. No other plate shares exactly this measure. Orchids carry pseudobulbs or fleshy roots; six tepals, one modified into a lip that serves as a landing stage, and a column uniting stamens and pistil — a structure unique to the family. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. A single plant, laid out with nothing hidden.

  4. Composition

    Slightly taller than wide, the plant set a little above centre. (about 1.06 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 19% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests. Blank paper is not unfinished work: it is where the eye rests.

  5. Line and Colour

    The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions.

  6. Season

    Varies by genus: temperate terrestrials flower in spring and summer, tropical epiphytes almost year-round. The year 1804 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The plate records ten days of peak; the other three hundred are leaf, fruit and rest.

  7. Provenance

    Worldwide, richest on tropical mountains. Chinese cymbidiums come from the hills of the south; the orchids drawn for European portfolios came largely from the cloud forests of Central America and Southeast Asia. The volume was made in 1802-1816, when most of this knowledge came from living plants under glass.

  8. The Book and the Hand

    “The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 114, book page 114. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.

  9. Poetic Resonance

    头白夫妻分无子,谁令兰梦感衰翁。

    —— 唐·元稹《感逝》

    The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.

  10. The Written Tradition

    芝兰生于深林,不以无人而不芳;君子修道立德,不为穷困而改节。

    —— 《孔子家语·在厄》

    The orchid grows deep in the forest and is fragrant though no one comes; so the gentleman cultivates virtue and does not alter it in hardship.

    Confucius, finding an orchid flowering alone in a valley, is said to have composed the 'Lament for the Orchid'; in the Li Sao, orchids are worn as a girdle of virtue. Keep the line; it will surface the next time you meet the same plant.

  11. Symbolism

    In China the orchid is the gentleman who blooms unseen; in Victorian Europe it was luxury and obsession, a single new species worth a fortune. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.

  12. What to Take Away

    Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1804 gave a whole day to a single flower.

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