Gladiolus Inclinatus
Glayeul Incliné
Glayeul Incliné
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.85 : 1
First Look
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
Likeness is the threshold; bone-and-breath is the point.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the orange is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Gladiolus inclinatus: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Triandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 1.9% of the sheet, foliage 0.8%, the cast amber with a second note of red. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. Filed under orange — an amber orange, built in washes from a pale ground. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 8% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
兰陵美酒郁金香,玉椀盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the orange the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. This plate leans orange, which in flower language adds one more degree of feeling. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. South African bulbs filled European glasshouses after 1800. The year 1802 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1802.
About this plate
Description
Le Glayeul dont nous présentons ici la description, se distingue de toutes les espèces de ce genre nombreux et dillicile, non-seulement à ses feuilles ve-lues, à sa corolle munie d’un tube grèle et alongé, à sa hampe simple et non ramifiée, mais encore à ce que cette hampe sincline ou se courbe toujours de côté d’une manière remarquable; dans nos serres, cette inclinaison a constamment lieu du eôté de la lumière, et, sous ce point de vue, cette plante nous présente un exemple frappant d’un phénomène qui a fixé l’attention de plusieurs observateurs célèbres, et dont cependant la solution n’est point donnée encore: on sait seulement, d’après les ingénieuses expériences de Tessier, que si dans un lien renfermé les plantes se dirigent vers les ouvertures qui y sont prati-quées, ce n’est point pour profiter de l’air ou de la chaleur, mais uniquement pour jouir de la lumière, car elles se dirigent de même vers la lumière rellechie par un miroir.
La racine du Glayeul incliné est une bulbe arrondie, revêtue de tuniques brunes et déchirées; les feuilles naissent immédiatement de la bulbe; elles sont étroites, aiguës, comprimées et engainantes à la manière des Iridées, hérissées de poils blanes peu nombreux, et qui naissent de préférence sur les bords et sur les nervures longitudinales. La hampe nait à côté des feuilles; elle est grèle, cylindrique, simple, glabre, plus courte que les feuilles, et, comme je l’ai dit, courbée vers le milieu, de manière que sa partie supérieure est presque horizontale.
Les fleurs sont dispoaces en épi au sommet de la hampe; leur nombre total est de cinq à sept, mais on n’en trouve ordinairement que deux épanouies à la fois; elles sont sessiles, peu rapprochées, dirigées du côté de la lumière, munies de deux bractées concaves, demi-embrassantes, pointues, pubescentes, plus longues que l’ovaire, inégales entre elles; la plus courte est divisée en deux lanières.
La corolle est monopétale, posée sur l’ovaire, blanche, ornée de trois taches jaunes bordées de bleu, placée sur la base des trois lanières inférieures: le tube est tres-long, grele, cylindrique, légèrement arqué; le limbe est à six divisions oblongues, aiguës, entières, un peu ondulées: la division supérieure est un peu plus grande que les autres.
Du fond du tabe de la corolle partent trois étamines dont les filets sont blanes, greles, un peu plus longs que le tube, et, comme lui, légèrement arqués; les anthères sont longues, droites, purpurines, à deux loges pleines d’une poussière jaune; l’ovaire qui supporte la corolle est ovoide, i trois angles arrondis; le style ressemble aux filets des étamines pour la couleur et les dimensions, et se termine par trois stigmates blanes divergents et en forme de massue; le fruit est une capsule ovoïde, a trois loges, à trois valves et à plusieurs graines.
Histoire
Cette plante est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
On la cultive dans les serres des jardins botaniques; elle y est peu répandue: elle fleurit au printemps dans notre climat
On la multiplie de cayeux.
Observations
Le Glayeul incliné est une des espèces intermédiaires entre le genre des Ixia et celui des Glayeuls: il se rapproche des premiers par son tube grêle et cylin-drique; mais il parait toucher de plas près au dernier de ces genres, à cause de son tube un peu arqué, et de la légère inégalité qui se remarque entre les divisions de son limbe.
Cette espèce a été très-bien décrite et figurée par Jacquin sous le nom de Gladiolas tubifloras, mais elle diffère de celle à laquelle Linne fils et Thunberg avaient deja donné ce nom; le Glayeul à fleur en tube a la hampe droite, l’épi rameux, la fleur couleur de chair, le limbe en forme de cloche, et les divisions de la corolle presque obtuses: le nôtre a la hampe inclinée, l’épi simple, la fleur blanche, le limbe presque à deux lèvres, et les divisions de la corolle pointues.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La bractée inférieure.
- La bractée supérieure.
- La corolle ouverte pour montrer les étamines.
- Le pistil.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolus inclinatas. G. scapo tereti simplici inclinato, folis lineari-ensiformibus hirsutis, corollæ tubo longissimo.
- Gladiolus tubiflorus, G. corollæ tubo gracili longissimo, laciniis acuminatis, foliis plicatis hirsutis, spatha trivalvi. Jacq. Coll. 3. p. 271. Icon. Rar. t. 266. Icon. optima. synon. exclus.