Gladiolus Inclinatus
Glayeul Incliné
Glayeul Incliné
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 44
- 原书页码
- p.44
- 主色
- 橙
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、红
- 纵幅 1.85∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找橙色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Gladiolus inclinatus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.9%,叶色 0.8%,主相是橙黄、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属橙一路,橙如琥珀,暖而不燥。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 8%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉椀盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
“兰陵美酒郁金香”——把这一句放回画面:橙色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏橙,在花语里总要再加重一分情绪。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1802 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Gladiolus Inclinatus”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 44,见第 44 页,版式为纵幅,画面以橙红为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Le Glayeul dont nous présentons ici la description, se distingue de toutes les espèces de ce genre nombreux et dillicile, non-seulement à ses feuilles ve-lues, à sa corolle munie d’un tube grèle et alongé, à sa hampe simple et non ramifiée, mais encore à ce que cette hampe sincline ou se courbe toujours de côté d’une manière remarquable; dans nos serres, cette inclinaison a constamment lieu du eôté de la lumière, et, sous ce point de vue, cette plante nous présente un exemple frappant d’un phénomène qui a fixé l’attention de plusieurs observateurs célèbres, et dont cependant la solution n’est point donnée encore: on sait seulement, d’après les ingénieuses expériences de Tessier, que si dans un lien renfermé les plantes se dirigent vers les ouvertures qui y sont prati-quées, ce n’est point pour profiter de l’air ou de la chaleur, mais uniquement pour jouir de la lumière, car elles se dirigent de même vers la lumière rellechie par un miroir.
La racine du Glayeul incliné est une bulbe arrondie, revêtue de tuniques brunes et déchirées; les feuilles naissent immédiatement de la bulbe; elles sont étroites, aiguës, comprimées et engainantes à la manière des Iridées, hérissées de poils blanes peu nombreux, et qui naissent de préférence sur les bords et sur les nervures longitudinales. La hampe nait à côté des feuilles; elle est grèle, cylindrique, simple, glabre, plus courte que les feuilles, et, comme je l’ai dit, courbée vers le milieu, de manière que sa partie supérieure est presque horizontale.
Les fleurs sont dispoaces en épi au sommet de la hampe; leur nombre total est de cinq à sept, mais on n’en trouve ordinairement que deux épanouies à la fois; elles sont sessiles, peu rapprochées, dirigées du côté de la lumière, munies de deux bractées concaves, demi-embrassantes, pointues, pubescentes, plus longues que l’ovaire, inégales entre elles; la plus courte est divisée en deux lanières.
La corolle est monopétale, posée sur l’ovaire, blanche, ornée de trois taches jaunes bordées de bleu, placée sur la base des trois lanières inférieures: le tube est tres-long, grele, cylindrique, légèrement arqué; le limbe est à six divisions oblongues, aiguës, entières, un peu ondulées: la division supérieure est un peu plus grande que les autres.
Du fond du tabe de la corolle partent trois étamines dont les filets sont blanes, greles, un peu plus longs que le tube, et, comme lui, légèrement arqués; les anthères sont longues, droites, purpurines, à deux loges pleines d’une poussière jaune; l’ovaire qui supporte la corolle est ovoide, i trois angles arrondis; le style ressemble aux filets des étamines pour la couleur et les dimensions, et se termine par trois stigmates blanes divergents et en forme de massue; le fruit est une capsule ovoïde, a trois loges, à trois valves et à plusieurs graines.
Histoire
Cette plante est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
On la cultive dans les serres des jardins botaniques; elle y est peu répandue: elle fleurit au printemps dans notre climat
On la multiplie de cayeux.
Observations
Le Glayeul incliné est une des espèces intermédiaires entre le genre des Ixia et celui des Glayeuls: il se rapproche des premiers par son tube grêle et cylin-drique; mais il parait toucher de plas près au dernier de ces genres, à cause de son tube un peu arqué, et de la légère inégalité qui se remarque entre les divisions de son limbe.
Cette espèce a été très-bien décrite et figurée par Jacquin sous le nom de Gladiolas tubifloras, mais elle diffère de celle à laquelle Linne fils et Thunberg avaient deja donné ce nom; le Glayeul à fleur en tube a la hampe droite, l’épi rameux, la fleur couleur de chair, le limbe en forme de cloche, et les divisions de la corolle presque obtuses: le nôtre a la hampe inclinée, l’épi simple, la fleur blanche, le limbe presque à deux lèvres, et les divisions de la corolle pointues.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La bractée inférieure.
- La bractée supérieure.
- La corolle ouverte pour montrer les étamines.
- Le pistil.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolus inclinatas. G. scapo tereti simplici inclinato, folis lineari-ensiformibus hirsutis, corollæ tubo longissimo.
- Gladiolus tubiflorus, G. corollæ tubo gracili longissimo, laciniis acuminatis, foliis plicatis hirsutis, spatha trivalvi. Jacq. Coll. 3. p. 271. Icon. Rar. t. 266. Icon. optima. synon. exclus.