Gladiolus Tubatus
Glaïeul en Trompette
Glaïeul en Trompette
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.64 : 1
First Look
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
Likeness is the threshold; bone-and-breath is the point.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Gladiolus tubatus: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Triandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 1.1% of the sheet against 9.8% of foliage, the cast tending amber — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 15% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
东风夜放花千树,更吹落、星如雨。
—— 宋·辛弃疾《青玉案·元夕》
East wind at night sets a thousand trees of flowers alight, then blows them down like rain of stars.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Les feuilles velues et plissées de ce joli Glaïeul, sa tige inclinée dans sa partie supérieure, les couleurs et la disposition de ses fleurs, et presque tous les autres caractères essentiels, le rapprochent de celui que nous avons décrit dans une de nos premières livraisons, sous le nom de Glaïeul incliné. Si on les compare entre eux, on verra que la seule diflérence importante qui les distingue se réduit à ce que trois des divisions du périgone sont terminées chez l’un par une petite pointe, tandis qu’elles sont obtuses chez l’autre.
La hampe du Glaïeul en trompette est grêle, haute de sis décimètres environ, cylindrique, couverte de poils mous, enveloppée dans sa partie inférieure jusqu’au-delà du milieu de sa hauteur par les gaines des feuilles, nue dans la supérieure, qui, se courbant fortement, devient horizontale dans toute la longueur de l’épi qu’elle supporte.
Les feuilles sont toutes radicales, mais entourant la hampe par leur base roulée en manière de gaine, et ne s’en séparant qu’à une hauteur d’autant plus grande, qu’elles sont plus intérieures, elles semblent, au premier coup-d’œil, en tirer leur origine. Elles sont comprimées en forme de glaive, lancéolées, plissées en manière d’éventail, rétrécies dans le bas, aigués et couvertes de poils mous. Les plus extérieures atteigaent la hauteur de la hampe; les intérieures la dépassent. Leurs gaines sont velues et membraneuses sur les bords.
Les fleurs sont au nombre de douze ou quatorze, disposées en épi läche: elles sont sessiles, quoique leur long tube les fasse paraitre pédicellées, et se dirigent toutes vers le haut. Chacune d’elles est entourée à sa base par deux bractées, dont l’une extérieure, un peu plus courte que le tube de la fleur, est lancéolée, aigué, entière, membraneuse et brune sur les bords, verte et carénée sur ledos. La bractée intérieure, semblable d’ailleurs, est plus courte de moitié, membraneuse dans le milieu, terminée par deux pointes et relevée de deux carènes latérales.
Le tube du périgone est long de huit centimètres environ, grêle, un peu renflé vers le haut, lisse, arqué et d’une couleur qui tire sur le lilas. Le limbe est presque régulier, divisé en six lanières lancéolées, étalées en forme de roue, blanchâtres ou couleur de chair, marquées en dedans vers leur base d’une tache irrégulière du plus beau carmin. Trois d’entre eux, un peu plus larges, sont aigus; les trois autres, plus étroits, sont un peu obtus et terminés par une petite pointe, ou sorte d’arête.
Les filaments des étamines sont en forme d’alène, longs de deux centimètres, arqués et appliqués contre le côté supérieur du tube, dans lequel ils sont presque entièrement renfermés. Les anthères sont linéaires, violettes, insérées par la base. Elles font saillie hors de la fleur. L’ovaire est petit, ovale, adhérent. Le style, qui suit la courbure du tube du périgone, contre le côté supérieur duquel il est appliqué, est filiforme et dépasse un peu les étamines. Il est terminé par trois stigmates filiformes, recourbés en dehors, et creusés d’une gouttière dans toute leur longueur.
L’on doit à Jacquin la connaissance d’une variété de cette plante, qui diffère de celle que nous venons de décrire par divers caractères, et notamment par les trois petites pointes qui terminent les bractées intérieures, ainsi que par la largeur plus grande des segments du périgone, qui sont marqués en dessous d’une tache longitudinale rouge.
Histoire
Le Glaïeul en trompette est originaire du Cap de Bonne-Espérance. C’est dans les serres chaudes du Jardin des Plantes que nous avons vu l’individu que nous avons décrit. Il était en fleur au commencement du printemps.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolus tobatus. G. corolla tubo gracili longissimo, laciniis alternis mucronatis, folis ensiformibus plicatis hirsutis, spatha bivalvi. Jacq. ic. rar. 2. 264. Collect. 5. p. 18.
- Gladiolas tubatus. G. polystachyus, corolla limbo sublabiato, tubo longissimo, laciniis alternis mucronatis, foliis ensiformibus plicatis hirsutis, spatha bivalvi.
- Var. B. spathæ valva interiore tridentatâ.
- Gladioli tubati var. Jacq. ic. rar. 2. tab. 265. Collect. p. 19.