Gladiolus Tubatus
Glaïeul en Trompette
Glaïeul en Trompette
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 264
- 原书页码
- p.264
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.64∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Gladiolus tubatus:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.1%,叶色 9.8%,主相是橙黄——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。此幅只画一个种,形制的每一处都摊在纸面上,没有遮掩。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 15%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
东风夜放花千树,更吹落、星如雨。
—— 宋·辛弃疾《青玉案·元夕》
借来写球根花田:一夜间千茎齐发,正是早春园中最像“放花千树”的景象。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。1809 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Gladiolus Tubatus”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 264,对应原书第 264 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Les feuilles velues et plissées de ce joli Glaïeul, sa tige inclinée dans sa partie supérieure, les couleurs et la disposition de ses fleurs, et presque tous les autres caractères essentiels, le rapprochent de celui que nous avons décrit dans une de nos premières livraisons, sous le nom de Glaïeul incliné. Si on les compare entre eux, on verra que la seule diflérence importante qui les distingue se réduit à ce que trois des divisions du périgone sont terminées chez l’un par une petite pointe, tandis qu’elles sont obtuses chez l’autre.
La hampe du Glaïeul en trompette est grêle, haute de sis décimètres environ, cylindrique, couverte de poils mous, enveloppée dans sa partie inférieure jusqu’au-delà du milieu de sa hauteur par les gaines des feuilles, nue dans la supérieure, qui, se courbant fortement, devient horizontale dans toute la longueur de l’épi qu’elle supporte.
Les feuilles sont toutes radicales, mais entourant la hampe par leur base roulée en manière de gaine, et ne s’en séparant qu’à une hauteur d’autant plus grande, qu’elles sont plus intérieures, elles semblent, au premier coup-d’œil, en tirer leur origine. Elles sont comprimées en forme de glaive, lancéolées, plissées en manière d’éventail, rétrécies dans le bas, aigués et couvertes de poils mous. Les plus extérieures atteigaent la hauteur de la hampe; les intérieures la dépassent. Leurs gaines sont velues et membraneuses sur les bords.
Les fleurs sont au nombre de douze ou quatorze, disposées en épi läche: elles sont sessiles, quoique leur long tube les fasse paraitre pédicellées, et se dirigent toutes vers le haut. Chacune d’elles est entourée à sa base par deux bractées, dont l’une extérieure, un peu plus courte que le tube de la fleur, est lancéolée, aigué, entière, membraneuse et brune sur les bords, verte et carénée sur ledos. La bractée intérieure, semblable d’ailleurs, est plus courte de moitié, membraneuse dans le milieu, terminée par deux pointes et relevée de deux carènes latérales.
Le tube du périgone est long de huit centimètres environ, grêle, un peu renflé vers le haut, lisse, arqué et d’une couleur qui tire sur le lilas. Le limbe est presque régulier, divisé en six lanières lancéolées, étalées en forme de roue, blanchâtres ou couleur de chair, marquées en dedans vers leur base d’une tache irrégulière du plus beau carmin. Trois d’entre eux, un peu plus larges, sont aigus; les trois autres, plus étroits, sont un peu obtus et terminés par une petite pointe, ou sorte d’arête.
Les filaments des étamines sont en forme d’alène, longs de deux centimètres, arqués et appliqués contre le côté supérieur du tube, dans lequel ils sont presque entièrement renfermés. Les anthères sont linéaires, violettes, insérées par la base. Elles font saillie hors de la fleur. L’ovaire est petit, ovale, adhérent. Le style, qui suit la courbure du tube du périgone, contre le côté supérieur duquel il est appliqué, est filiforme et dépasse un peu les étamines. Il est terminé par trois stigmates filiformes, recourbés en dehors, et creusés d’une gouttière dans toute leur longueur.
L’on doit à Jacquin la connaissance d’une variété de cette plante, qui diffère de celle que nous venons de décrire par divers caractères, et notamment par les trois petites pointes qui terminent les bractées intérieures, ainsi que par la largeur plus grande des segments du périgone, qui sont marqués en dessous d’une tache longitudinale rouge.
Histoire
Le Glaïeul en trompette est originaire du Cap de Bonne-Espérance. C’est dans les serres chaudes du Jardin des Plantes que nous avons vu l’individu que nous avons décrit. Il était en fleur au commencement du printemps.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolus tobatus. G. corolla tubo gracili longissimo, laciniis alternis mucronatis, folis ensiformibus plicatis hirsutis, spatha bivalvi. Jacq. ic. rar. 2. 264. Collect. 5. p. 18.
- Gladiolas tubatus. G. polystachyus, corolla limbo sublabiato, tubo longissimo, laciniis alternis mucronatis, foliis ensiformibus plicatis hirsutis, spatha bivalvi.
- Var. B. spathæ valva interiore tridentatâ.
- Gladioli tubati var. Jacq. ic. rar. 2. tab. 265. Collect. p. 19.