Gladiolus Tubiflorus
Glayeul Tubiflore
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.79 : 1
First Look
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
A vertical stroke of three inches stands for a cliff of a thousand fathoms; a few feet of ink holds a hundred li.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Glayeul tubiflore: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Triandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 4.5% of the sheet, foliage 8.3%, the cast amber with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Irises carry rhizomes or bulbs, sword-shaped leaves in two ranks, and six tepals — three falls drooping, often bearded or speckled, three standards erect. a moss green. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 16% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China sweet flag hung at the door wards off evil at midsummer; in Europe the iris is the messenger, since Iris was the rainbow goddess who carried divine words. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Late spring to early summer, peaking in April and May, before the summer rains. in Europe Iris germanica gave the perfume trade its orris root. The year 1812 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
Une bulbe ovoïde, brune, un peu déprimée, donne naissance à toute la plante: les feuilles qui sortent de la balbe embrassent la hampe par leurs gaines d’une manière si intime, qu’à peine on peut croire qu’elles n’y sont pas insérées. Ces feuilles ont une gaine glabre, serrée, souvent rougeâtre; le limbe est ensi-forme, lancéolé, plissé longitudinalement, muni de nervures parallèles, dressé et se tenant dans une situation verticale: il est couvert de petits poils courts, mols et nombreux; la longueur de ces feuilles varie d’un à deux décimètres; et la largeur, qui est en raison inverse de la longueur, de deux à un centimètres. La hampe est eylindrique, presque droite, plus courte que les feuilles supé rieures, hérissée de poils mols et nombreux, divisée en quatre ou cinq branches alternes, et qui des leur base portent des fleurs. Cellesci sont sessiles, serrées, distiques, ou exactement alternes: elles tendent à se diriger da côté supérieur, de sorte que chaque épi forme une espèce de nacelle concave.
La spathe est velue comme la tige, un peu ferrugineuse au sommet, composés de trois valves; l’inférieure est grande, concave, entière, embrassante; égale à la moitié de la largeur do tabe. La supérieure, qui est aussi l’inférieure, extau moins de moitié plas courte, divisée en deus lobes aigus, munie de deux côtes saillantes. entre lesquelles est une membrane scarieuse qui forme un angle rentront vers la fleur. La structure de cette valve est absolu t semblable à celle de la valve interne des glumes des Bromus. Lorsqu’on enlève ces deus valves, on trouve sous l’inférieure une troisième valve membraneuse comme une pellicule, entière et appliquée immédiatement sur l’ovaire, dont elle dépasse à peine la longueur.
Le périgone a le tube long de sept à huit centimètres, eylindrique, ou à peine évasé à son sommet, d’un violet très-pale, adhérent, par sa base, avec l’ovaire. Il se divise à son sommet en six lanières ouvertes, oblongues, un peu écartées, d’un jaune abricot tres-pale, munies en-dehors, surtont les estérieures, de bandes longitudinales tirant sur le violet, pointues & leur extrémité, et les trois intérieures terminées par de petites pointes rougeâtres et coniques. Les trois lanières inferieures (qui souvent paraissent supérieures à cause de la torsion du tube) sont marquées sur le milien de leur face interne d’une belle tache rouge, plus large dans les deus latérales que dans celle du milien: l’entrée de la gorge est marquée par dis raies rouges; savoir, deux à la base de chacune des cing lanières inférieures. La supérieure seule en manques celle-ci est un peu plus large que les autres, dressée et concave au commencement de la fleuraison, puis étalée comme les autres. Les étamines, insérées sur le tube, saillent un peu hors de la gorge, et sont dirigées vers le côté supérieur de la fleur. Les anthères sont linéaires, droites, présentent le dos à la lanière supérieure, et répandent un pollen blanchâtre.
L’ovaire est vert, ovoïde, a deux sillons situés sur son coté supérieur, à deux loges séparées par une cloison transversale. La troisième loge, dont on ne voit que le rudiment avorté, est placée sur le côté supérieur de l’ovaire; le style est gréle, filiforme, égal à la longueor des étamines, terminé par trois stigmates étalés.
Le fruit n’est pas venu à maturité.
Histoire
Le Glayeul tubillore est originaire du Cap de Bonne-Espérance, et exige la même culture que ses congénères. ♃.
Nons le décrivons dans le Jardin de Montpellier, où il fleurit dans les premiers jours de mai.
Observations
On ne peut comparer cette espèce qu’avec le Gladiolas tubatas et le Gladiolus inclinatus: elle diffère de l’un et de l’autre, parce que sa hampe se divise en plasieurs épis; que sa spathe se compose de trois valves au lieu de deux, et que sa hampe est peu ou point déjetée de côté. Il diffère en outre,
- du G. tubatus (Jacq. ic. rar. 2. t. 264.) par ses lanières florales, toutes étalées, et dont la supérieure n’est pas sensiblement droite et concave;
- do G. inclinatus (Lil. n. 44,) qui est le G. tubiforus de Jacquin (ic. rar. t. 266.), par le grand nombre et la disposition des fleurs qui composent chaque épi.
Cette plante appartient au genre très-naturel, établi sous le nom de Babiana par M. Gawler dans les Annals of Botany.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolas tabilloras. G. hirsatus, foliis nervoso-plicatis, scapo tereti polystachyo, floribus distichis sursùm subsecundis, tubo longissimo tereti, laciniis subæqualibus patulis oblongis.
- Gladiolas tubiflorus. G. caule tereti, tubo longissimo, spathis foliisque hirsutis. Lin. f. supl. 96. Lam. dict. 2. p. 728.
- Gladiolas tubifloras. G. polystachyus, tabo corolla longissimo, spathis foliisque ellipticis plicatis hirsutis. Thunb. glad. n. 23. t. 2. f. 2.
- Gladiolas tubiflorus, G. Foliis lineari-lanceolatis villosis subplicatis scapo longioribus, tabo longissimo, spathis hirsutis. Ait. hort. Kew. 1. p. 62.
- Gladiolas tubiflorus, G. spicis secundis corolla tubo longissimo, laciniis lineari-lanceolatis subæqualibus immaculatis, foliis nervoso plicatis. Vahl. enum. 2. p. 112? excl. syn. Lam.
- Gladiolus tabiflorus. G. polystachyus, corolla limbo sabcampamulato, tubo filiformi longissimo, spathis villosis, foliis lineari-ensiformibas hirtis. Willd. sp. pl. 1. 219. Enum. 1. p. 61.