Gladiolus Tubiflorus
Glayeul Tubiflore
- 学名
- Glayeul Tubiflore
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1812
- 图版号
- Plate 364
- 原书页码
- p.364
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 1.79∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Glayeul tubiflore:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.5%,叶色 8.3%,主相是橙黄、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 16%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
“我来立久无所得”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1812 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。1812 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Gladiolus Tubiflorus”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 364,对应原书第 364 页,版式为纵幅,整幅以黄绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe ovoïde, brune, un peu déprimée, donne naissance à toute la plante: les feuilles qui sortent de la balbe embrassent la hampe par leurs gaines d’une manière si intime, qu’à peine on peut croire qu’elles n’y sont pas insérées. Ces feuilles ont une gaine glabre, serrée, souvent rougeâtre; le limbe est ensi-forme, lancéolé, plissé longitudinalement, muni de nervures parallèles, dressé et se tenant dans une situation verticale: il est couvert de petits poils courts, mols et nombreux; la longueur de ces feuilles varie d’un à deux décimètres; et la largeur, qui est en raison inverse de la longueur, de deux à un centimètres. La hampe est eylindrique, presque droite, plus courte que les feuilles supé rieures, hérissée de poils mols et nombreux, divisée en quatre ou cinq branches alternes, et qui des leur base portent des fleurs. Cellesci sont sessiles, serrées, distiques, ou exactement alternes: elles tendent à se diriger da côté supérieur, de sorte que chaque épi forme une espèce de nacelle concave.
La spathe est velue comme la tige, un peu ferrugineuse au sommet, composés de trois valves; l’inférieure est grande, concave, entière, embrassante; égale à la moitié de la largeur do tabe. La supérieure, qui est aussi l’inférieure, extau moins de moitié plas courte, divisée en deus lobes aigus, munie de deux côtes saillantes. entre lesquelles est une membrane scarieuse qui forme un angle rentront vers la fleur. La structure de cette valve est absolu t semblable à celle de la valve interne des glumes des Bromus. Lorsqu’on enlève ces deus valves, on trouve sous l’inférieure une troisième valve membraneuse comme une pellicule, entière et appliquée immédiatement sur l’ovaire, dont elle dépasse à peine la longueur.
Le périgone a le tube long de sept à huit centimètres, eylindrique, ou à peine évasé à son sommet, d’un violet très-pale, adhérent, par sa base, avec l’ovaire. Il se divise à son sommet en six lanières ouvertes, oblongues, un peu écartées, d’un jaune abricot tres-pale, munies en-dehors, surtont les estérieures, de bandes longitudinales tirant sur le violet, pointues & leur extrémité, et les trois intérieures terminées par de petites pointes rougeâtres et coniques. Les trois lanières inferieures (qui souvent paraissent supérieures à cause de la torsion du tube) sont marquées sur le milien de leur face interne d’une belle tache rouge, plus large dans les deus latérales que dans celle du milien: l’entrée de la gorge est marquée par dis raies rouges; savoir, deux à la base de chacune des cing lanières inférieures. La supérieure seule en manques celle-ci est un peu plus large que les autres, dressée et concave au commencement de la fleuraison, puis étalée comme les autres. Les étamines, insérées sur le tube, saillent un peu hors de la gorge, et sont dirigées vers le côté supérieur de la fleur. Les anthères sont linéaires, droites, présentent le dos à la lanière supérieure, et répandent un pollen blanchâtre.
L’ovaire est vert, ovoïde, a deux sillons situés sur son coté supérieur, à deux loges séparées par une cloison transversale. La troisième loge, dont on ne voit que le rudiment avorté, est placée sur le côté supérieur de l’ovaire; le style est gréle, filiforme, égal à la longueor des étamines, terminé par trois stigmates étalés.
Le fruit n’est pas venu à maturité.
Histoire
Le Glayeul tubillore est originaire du Cap de Bonne-Espérance, et exige la même culture que ses congénères. ♃.
Nons le décrivons dans le Jardin de Montpellier, où il fleurit dans les premiers jours de mai.
Observations
On ne peut comparer cette espèce qu’avec le Gladiolas tubatas et le Gladiolus inclinatus: elle diffère de l’un et de l’autre, parce que sa hampe se divise en plasieurs épis; que sa spathe se compose de trois valves au lieu de deux, et que sa hampe est peu ou point déjetée de côté. Il diffère en outre,
- du G. tubatus (Jacq. ic. rar. 2. t. 264.) par ses lanières florales, toutes étalées, et dont la supérieure n’est pas sensiblement droite et concave;
- do G. inclinatus (Lil. n. 44,) qui est le G. tubiforus de Jacquin (ic. rar. t. 266.), par le grand nombre et la disposition des fleurs qui composent chaque épi.
Cette plante appartient au genre très-naturel, établi sous le nom de Babiana par M. Gawler dans les Annals of Botany.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Gladiolas tabilloras. G. hirsatus, foliis nervoso-plicatis, scapo tereti polystachyo, floribus distichis sursùm subsecundis, tubo longissimo tereti, laciniis subæqualibus patulis oblongis.
- Gladiolas tubiflorus. G. caule tereti, tubo longissimo, spathis foliisque hirsutis. Lin. f. supl. 96. Lam. dict. 2. p. 728.
- Gladiolas tubifloras. G. polystachyus, tabo corolla longissimo, spathis foliisque ellipticis plicatis hirsutis. Thunb. glad. n. 23. t. 2. f. 2.
- Gladiolas tubiflorus, G. Foliis lineari-lanceolatis villosis subplicatis scapo longioribus, tabo longissimo, spathis hirsutis. Ait. hort. Kew. 1. p. 62.
- Gladiolas tubiflorus, G. spicis secundis corolla tubo longissimo, laciniis lineari-lanceolatis subæqualibus immaculatis, foliis nervoso plicatis. Vahl. enum. 2. p. 112? excl. syn. Lam.
- Gladiolus tabiflorus. G. polystachyus, corolla limbo sabcampamulato, tubo filiformi longissimo, spathis villosis, foliis lineari-ensiformibas hirtis. Willd. sp. pl. 1. 219. Enum. 1. p. 61.