Sisyrinchium Gramineum
Bermudienne a Petites Fleurs
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 2.81 : 1
First Look
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
Likeness is the threshold; bone-and-breath is the point.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 8 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Sisyrinchium gramineum: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Gynandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.9% of the sheet against 4.4% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Irises carry rhizomes or bulbs, sword-shaped leaves in two ranks, and six tepals — three falls drooping, often bearded or speckled, three standards erect. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 9% of the sheet, centred a little left of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
蓝田日暖玉生烟。
—— 唐·李商隐《锦瑟》
In warm sun over Lantian, the jade gives off smoke.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China sweet flag hung at the door wards off evil at midsummer; in Europe the iris is the messenger, since Iris was the rainbow goddess who carried divine words. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Late spring to early summer, peaking in April and May, before the summer rains. in Europe Iris germanica gave the perfume trade its orris root. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Next time you stand before a flowering plant, give it three minutes: leaf arrangement, direction of the flower, the darkest patch. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1809 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Cette jolie petite plante, que plusieurs botanistes ont réunie à l’espèce originaire des iles Bermudes, ainsi que nous l’avons dit a l’occasion de cette der-nière, s’en distingue cependant par plusieurs caractères essentiels, tels que la simplicité de ses tiges, la petitesse des fleurs, et surtout la disproportion qui règne entre les deux valves de la spathe, dont l’une dépasse les fleurs de prés de la moitié de sa longueur.
La souche brune, grêle et rameuse, qui lui sert de racine, donne naissance d’une part à un grand nombre de fibres radicales, et de l’autre à une multitude de feuilles linéaires, droites, comprimées, en forme de glaive, glabres, lisses, aigues, hautes de dix à quinze centimètres, et larges de denx ou trois millimètres au plus. Des tiges droites, simples pour l’ordinaire ou légèrement ra-meuses, comprimées et bordées sur leurs angles opposés de deux ailes foliacées, s’élèvent à la hauteur de douze à vingt centimètres entre ces feuilles, avec lesquelles elles semblent se confondre pour leur forme. Chacune d’elle est terminée par une ombelle de trois ou quatre fleurs, qu’entoure une spathe formée de deux valves opposées, foliacées, concaves, fortement comprimées et relevées en carène sur le dos. Celle des deux valves, qui est la plus extérieure, se prolonge en une pointe qui dépasse beaucoup les fleurs; l’intérieure est de la même longueur que les pédicelles qui les supportent. Ceux-ci sont grêles et presque entièrement enfermés dans la spathe. Ils sont en outre enveloppés par des bractées linéaires, blanches et membraneuses.
Le périgone est divisé jusqu’auprès de l’ovaire en six segments égaux entre eux, très-étalés, de forme linéaire-lancéolée, concaves et rétrécis à leur sommet en une sorte d’arète. Il est d’un bleu-lilas très-pale en dehors, et d’un violet foncé en dedans. La base des segments est marquée d’une tache jaune.
Les filaments des étamines, au nombre de trois, sont soudés ensemble dans presque toute leur longueur. Ils supportent des anthères jaunes, ovales, obtuses et redressées.
L’ovaire est adhérent, ovale, avec sa base tournée vers le haut, à trois angles obtus, glabre et d’un vert brillant. Le style est renfermé dans le tube que forment les étamines, et terminé par trois stigmates capillaires très-courts.
Le fruit est une capsule à trois loges et à trois valves, de la même forme que Tovaire, mais un peu bosselée. Chaque loge renferme cing ou six graines, dont la forme est assez semblable à celle d’un quartier de pomme.
Histoire
La Bermudienne à petites fleurs, indigène du Canada et de la plupart des Etats-Unis d’Amérique, supporte très-bien en pleine terre, dans nos jardins, les froids de l’hiver, tandis que la véritable Bermudienne demande à être abritée pendant cette saison. La facilité avce laquelle elle se multiplie par la division de ses racines, et l’élégance de ses fleurs, ont engagé quelques particuliers à l’employer comme bordure dans les jardins d’agrément; mais elle est encore moins répandue qu’elle ne mériterait de l’être.
Elle fleurit pendant tout l’été, et surtout dans les mois de juin et juillet. Ses fleurs s’épanouissent le matin, et se fanent vers le milieu du jour.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une capsule entière.
- Une capsule fendue en travers.
- Graines.
Fam. des Iris. Juss.—Gynandrie triandrie. Lin.
- Sisyrinchium gramineum.S. caule simplici alato, spathis incequalissimis, flores superantibus. Lam. dict. 1. p. 408.
- Sisyrinchium gramineum. S. caule ancipiti lato, germinibus glabris. Curt. botan. mag. 464.
- Sisyrinchium anceps. S. caule simplici ancipite sapiùs aphyllo, spathâ floribus longiore. Cavan. diss. 6. p. 345. t. 190. f. 2.
- Sisyrinchium anceps. S. scapo ancipiti alato simplici subaphyllo, spathâ subquadriflorâ inæquali floribus longiore, petalis mucronatis, foliis ensiformibus. Willd. sp. pl. 3. p. 579.
- Sisyrinchium angustifolium. Mill. dict. n. 2.
- Sisyrinchium Bermudiana, var. α. Lin. sp. pl. 1353.
- Sisyrinchium caule foliisque ancipitibus. Gron. Virg. éd. 2. p. 140.
- Bermudiana graminea flore minore cæroleo. Dill. Elth. 49. t. 41. f. 49.
- Sisynrichium cæruleum parvum gladiato caule Virginianum. Plukn. Alm. 348. t. 61. f. 1.