Sisyrinchium Gramineum
Bermudienne a Petites Fleurs
- 学名
- Bermudienne a Petites Fleurs
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 282
- 原书页码
- p.282
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、蓝
- 纵幅 2.81∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Sisyrinchium gramineum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Gynandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.9%,叶色 4.4%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 9%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
蓝田日暖玉生烟。
—— 唐·李商隐《锦瑟》
借玉烟之蓝,说鸢尾之色:不是颜料里的蓝,是光在薄瓣上散开的那一层雾。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1809 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Sisyrinchium Gramineum”,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 282,见第 282 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette jolie petite plante, que plusieurs botanistes ont réunie à l’espèce originaire des iles Bermudes, ainsi que nous l’avons dit a l’occasion de cette der-nière, s’en distingue cependant par plusieurs caractères essentiels, tels que la simplicité de ses tiges, la petitesse des fleurs, et surtout la disproportion qui règne entre les deux valves de la spathe, dont l’une dépasse les fleurs de prés de la moitié de sa longueur.
La souche brune, grêle et rameuse, qui lui sert de racine, donne naissance d’une part à un grand nombre de fibres radicales, et de l’autre à une multitude de feuilles linéaires, droites, comprimées, en forme de glaive, glabres, lisses, aigues, hautes de dix à quinze centimètres, et larges de denx ou trois millimètres au plus. Des tiges droites, simples pour l’ordinaire ou légèrement ra-meuses, comprimées et bordées sur leurs angles opposés de deux ailes foliacées, s’élèvent à la hauteur de douze à vingt centimètres entre ces feuilles, avec lesquelles elles semblent se confondre pour leur forme. Chacune d’elle est terminée par une ombelle de trois ou quatre fleurs, qu’entoure une spathe formée de deux valves opposées, foliacées, concaves, fortement comprimées et relevées en carène sur le dos. Celle des deux valves, qui est la plus extérieure, se prolonge en une pointe qui dépasse beaucoup les fleurs; l’intérieure est de la même longueur que les pédicelles qui les supportent. Ceux-ci sont grêles et presque entièrement enfermés dans la spathe. Ils sont en outre enveloppés par des bractées linéaires, blanches et membraneuses.
Le périgone est divisé jusqu’auprès de l’ovaire en six segments égaux entre eux, très-étalés, de forme linéaire-lancéolée, concaves et rétrécis à leur sommet en une sorte d’arète. Il est d’un bleu-lilas très-pale en dehors, et d’un violet foncé en dedans. La base des segments est marquée d’une tache jaune.
Les filaments des étamines, au nombre de trois, sont soudés ensemble dans presque toute leur longueur. Ils supportent des anthères jaunes, ovales, obtuses et redressées.
L’ovaire est adhérent, ovale, avec sa base tournée vers le haut, à trois angles obtus, glabre et d’un vert brillant. Le style est renfermé dans le tube que forment les étamines, et terminé par trois stigmates capillaires très-courts.
Le fruit est une capsule à trois loges et à trois valves, de la même forme que Tovaire, mais un peu bosselée. Chaque loge renferme cing ou six graines, dont la forme est assez semblable à celle d’un quartier de pomme.
Histoire
La Bermudienne à petites fleurs, indigène du Canada et de la plupart des Etats-Unis d’Amérique, supporte très-bien en pleine terre, dans nos jardins, les froids de l’hiver, tandis que la véritable Bermudienne demande à être abritée pendant cette saison. La facilité avce laquelle elle se multiplie par la division de ses racines, et l’élégance de ses fleurs, ont engagé quelques particuliers à l’employer comme bordure dans les jardins d’agrément; mais elle est encore moins répandue qu’elle ne mériterait de l’être.
Elle fleurit pendant tout l’été, et surtout dans les mois de juin et juillet. Ses fleurs s’épanouissent le matin, et se fanent vers le milieu du jour.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une capsule entière.
- Une capsule fendue en travers.
- Graines.
Fam. des Iris. Juss.—Gynandrie triandrie. Lin.
- Sisyrinchium gramineum.S. caule simplici alato, spathis incequalissimis, flores superantibus. Lam. dict. 1. p. 408.
- Sisyrinchium gramineum. S. caule ancipiti lato, germinibus glabris. Curt. botan. mag. 464.
- Sisyrinchium anceps. S. caule simplici ancipite sapiùs aphyllo, spathâ floribus longiore. Cavan. diss. 6. p. 345. t. 190. f. 2.
- Sisyrinchium anceps. S. scapo ancipiti alato simplici subaphyllo, spathâ subquadriflorâ inæquali floribus longiore, petalis mucronatis, foliis ensiformibus. Willd. sp. pl. 3. p. 579.
- Sisyrinchium angustifolium. Mill. dict. n. 2.
- Sisyrinchium Bermudiana, var. α. Lin. sp. pl. 1353.
- Sisyrinchium caule foliisque ancipitibus. Gron. Virg. éd. 2. p. 140.
- Bermudiana graminea flore minore cæroleo. Dill. Elth. 49. t. 41. f. 49.
- Sisynrichium cæruleum parvum gladiato caule Virginianum. Plukn. Alm. 348. t. 61. f. 1.