Sisyrinchium Palmifolium
Bermudienne a Feuilles Plissées
Bermudienne a Feuilles Plissées
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.42 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 8 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Sisyrinchium palmifolium: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Gynandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 2.9% of the sheet, foliage 9.5%, the cast amber with a second note of red. No other plate shares exactly this measure. Irises carry rhizomes or bulbs, sword-shaped leaves in two ranks, and six tepals — three falls drooping, often bearded or speckled, three standards erect. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 16% of the sheet, centred above centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China sweet flag hung at the door wards off evil at midsummer; in Europe the iris is the messenger, since Iris was the rainbow goddess who carried divine words. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring to early summer, peaking in April and May, before the summer rains. Temperate north. In China iris and sweet flag belong to the Dragon Boat festival. The year 1811 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. From drawing to plate the sheet passed through several hands — the engraver aimed at accuracy, the colourist at speed, and between them lies each plate's unevenness.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1811.
About this plate
Description
La racine de cette Bermudienne s’éloigne, par sa structure, de celle de la plupart des plantes de la même famille. C’est une véritable bulbe ovale-oblongue, sans tubercule central. Les écailles qui la forment sont assez épaisses, et toutes d’une couleur rouge. Les extérieures sont minces, un peu läches, et d’un rouge très-foncé. Il sort de cette bulbe six ou sept feuilles lancéolées-linéaires, rétrécies dans le bas, engainantes, glabres, plissées en long, aiguës, longues d’un décimètre ou un décimètre et demi, larges d’un centimètre.
La hampe s’élève à la même hauteur que les feuilles. Elle est inclinée, grêle, comprimée, mais non ailée, simple et nue dans la plus grande partie de sa longueur. De sa partie superieure naissent deux ou trois rameaux ou pédoncules simples, alternes, dressés, à la base desquels sont des folioles ou bractées assez semblables aux feuilles radicales, mais beaucoup plus petites.
Les fleurs sont disposées comme dans les autres Bermudiennes. Elles sont réunies, au sommet de chaque rameau, en un faisceau terminal qu’entoure une spathe formée de deux valves foliacées, opposées, égales, ovales-lancéolées, aigues, ventrues, vertes, membraneuses au sommet. Les pédicelles sont grêles, blancs, entièrement cachés dans la spathe, ainsi que l’ovaire des fleurs épanouies et la totalité de celles qui ne le sont pas. Ils sont séparés par des bractées membraneuses.
Le périgone est d’un beau blane, divisé jusqu’à l’ovaire en six segments très-ouverts, et longs de treize ou quatorze millimètres. Les trois extérieurs sont ovales, dilatés au sommet, qui est arrondi et terminé par une petite pointe. Les trois intérieurs sont plus étroits, et un peu aigus.
Les étamines n’atteignent que le tiers de la longueur du périgone. Les filaments sont jaunes, en forme d’alène, soudés entre eux à leur base, de manière à former un tube extrémement court, divergents dans la plus grande partie de leur longueur. Les anthères sont oblongues, jaunes, dressées, à deux loges qui s’ouvrent en dehors.
L’ovaire est adhérent, lisse, vert, glabre, ovaletriangulaire, plus large dans le haut que dans le bas. Le style est très-court et se divise en trois stigmates grêles, en forme de soies, d’un jaune pâle, plus longs que les étamines.
Histoire
La Bermudienne à feuilles plissées croit dans la Guyane, à Saint-Domingue, et probablement dans la plupart des Antilles. On la cultive dans les serres du Jardin du Muséum d’Histoire naturelle, où elle fleurit dans les mois de mai et de juin. Ses fleurs s’épanouissent le soir à six heures environ, et se fanent une ou deux heures après. Il ne s’en épanouit jamais qu’une à la fois dans chaque faisceau.
Observations
La plante que nous venons de décrire est moins grande et moins rameuse que celle à laquelle s’appliquent la plupart des synonymes que nous lui avons rapportés: cependant, comme elle n’en diffère pas par des caractères essentiels, nous n’avons pas cru devoir Ten separer. Suivant Dryander, qui, au rapport de M. Gawler, a vu dans l’herbier de Linné des échantillons de son Sisyrinchium palmifolium, c’est une autre espèce que notre plante: mais, comme ni M. Gawler, ni Dryander ne nous font connaitre en quoi consistent les différences entre ces deux espèces, nous ne croyons pas devoir pour le moment les distinguer.
Fam. des Iris. Juss.—Gynandrie triandrie. Lin.
- Sisyrinchium palmifolium. S. scapo compresso nudo, foliis lineari-lanceolatis plicatis.
- Sisyrinchium palmifolium. S. foliis ensiformibus nervosis. Lin. Mant. 122? Lam. dict. 1. p. 406. Cavan. diss. 6. p. 348. t. 191. f. 1.
- Sisyrinchium latifolium. Swartz prodr. 17.
- Sisyrinchium capitatum. S. scapo ancipite, foliis ensiformibus plicatis, floribus capitatis, filamentis liberis. Pers. enchir. 1. p. 49.
- Sisyrinchium racemosum. S. scapo teretiasculo nudo, floribus racemosis secundis, foliis ensiformibus plicatis. Pers. enchir. 1. p. 49.
- Sisyrinchium Americanum, radice phœniceâ, foliis plicatis et nervosis, flore albo. Magn. hort. R. Monsp. 185.
- Marica plicata. M. laciniis obovatis pariter patentibus, caule suprà reclinato paniculato, pedunculis secundo-assurgentibus, antheris liberis, stigmatibus subfolliculosis usque stylum discretis. Gawl. in Curt. bot. mag. 655.
- Moræa plicata. M. scapo ancipiti, foliis ensiformibus nervosis plicatis. Swartz fl. Ind. occ. 82. Willd. sp. pl. 243.
- Moræa palmifolia. Jacq. ic. rar. 2. t. 227. Coll. 3. 192.
- Ixia Americana, foliis ensiformibus plicatis glabris, caule ramoso. Aubl. Guyan. 1. 33.
- Bermudiana palmæfolio, radice bulbosâ. Tournef. inst. 388. Plum. Amer. 35. t. 46. f. 2.