Vieusseuxia Glaucopis
Vieusseuxie a Taches Bleues
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 2.12 : 1
First Look
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
Mountains and valleys: from afar take their momentum, up close take their texture — the two distances from which any picture is read.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans left: the upper half carries 20 points further left than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Vieusseuxia glaucopis: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Monandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.5% of the sheet against 1.0% of foliage, the cast tending amber — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Irises carry rhizomes or bulbs, sword-shaped leaves in two ranks, and six tepals — three falls drooping, often bearded or speckled, three standards erect. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 6% of the sheet, centred a little left of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
我来采菖蒲,服食可延年。
—— 唐·李白《嵩山採菖蒲者》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China sweet flag hung at the door wards off evil at midsummer; in Europe the iris is the messenger, since Iris was the rainbow goddess who carried divine words. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Late spring to early summer, peaking in April and May, before the summer rains. in Europe Iris germanica gave the perfume trade its orris root. The year 1802 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1802.
About this plate
Description
Une bulbe arrondie et de la grosseur d’une noisette donne naissance à une tige herbacée, simple, droite, absolument glabre; du bas de cette tige part une feuille linéaire pointue, égale à la hauteur de la plante; au-dessus de cette feuille, on trouve encore deux ou trois folioles avortées et engainées; au sommet de la tige naissent les fleurs qui sortent d’une spathe formée de deux bractées alongées et inégales. Les fleurs sont au nombre de deux, mais ne se développent que l’une après l’autre: elles sont portées sur des pédicelles gréles, nus, à pea près de la longueur des bractées.
La corolle, qui est posée sur l’ovaire, offre six divisions profondes: les trois extérieures sont asser grandes; leur onglet est droit, légèrement barba, surtout vers son sommet; leur limbe est étalé, presque obtus, de couleur blan-che, avec une tache d’un bean bleu a la base; les trois divisions intérieures sont un peu plus longues que l’onglet des divisions externes; elles sont étroites et se divisent à leur sommet en trois pointes aiguës, dont celle du milieu se prolonge au-delà des autres.
Les filaments des étamines sont réunis en une colonne cylindrique qui entoure le style; au sommet de cette colonne se trouvent trois anthères droites, jaunes, linéaires, de la longueur des filaments, et qui s’ouvrent en dehors par deux fentes longitudinales.
L’ovaire est presque cylindrique, a trois angles obtus, placé sous la corolle; il émet un style blane, filiforme, qui se divise au sommet en trois divisions presque droites, pétaloides, divisées en deux lobes pointus, et dentelés sur les bords.
Histoire
La Vieusseuxie à taches bleues est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance.
Elle a été cultivée au Jardin des Plantes, où nous l’avons dessinée et décrite: elle y a fleuri à la fin du printemps; ses fleurs s’épanouissent entre dix et onze heures du matin, et se flétrissent dans l’après-midi: les deux flears s’ouvrent à des jours différents.
Observations
Les Vieusseuxies diffèrent des Iris, comme les Galaxia des Ixia, et les Sisy-rinchium des Morcea, c’est-a-dire, parce que leurs étamines sont réunies en un seul faisceau, au lieu d’être distinetes et séparées; le caractère de ce genre se trouve donc facilement exprimé par cette phrase: trois étamines monadelphes et trois stigmates en forme de pétales.
Indépendamment de ce caractère tiré des organes de la reproduction, les Vieusseuxies présentent un port qui leur est particulier; dans les sept espèces qui sont maintenant connues, la feuille inférieure est beaucoup plus longue que les autres; souvent même cette disproportion est telle, que cette feuille inférieure a seule reçu le nom de feuille, et les supérieures ont été regardées comme de simples écailles.
La corolle des Vieusseusies est posée sur l’ovaire, absolument dépourvue de tube, et partagée en six divisions si profondes, qu’elles semblent des pétales; les trois divisions extérieures sont grandes; leur onglet est presque droit, quel. quefois barbu; leur limbe est étalé: à la base de ce limbe on remarque, dans toutes les espèces, une tache arrondie distincte par sa couleur; les trois divisions intérieures sont linéaires ou terminées par trois pointes, dont celle du milieu se roule souvent en spirale.
Cette différence de conformation dans les divisions intérieures de la corolle sert pour diviser ce genre en deux sections: l’espèce qui nous occupe ici se place dans la section des Vieusseuxies, dont les divisions internes de la corolle sont à trois pointes.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Une des divisions extérieures de la corolle vue en dedans.
- Une des divisions intérieures séparée et un peu tortillée sur elle-même à son extrémité.
- Une autre division intérieure droite à son sommet.
- Les étamines et le pistil vus en position.
- Le faisceau des étamines ouvert et étalé.
- Le pistil mis à nu.
Fam. des Iridées. Juss.—Monadelphie triandrie. Lin.
- Vieusseuxia glaucopis. V. corollæ laciniis minoribus tricuspidatis, majoribus barbatis, obtusis; camle foliisque glabris, stigmatibas stamina superantibus. Decand. Ann. Mus. 2. p. 141. t. 42. Bull. Philom. n. 74. p. 102.
- Iris tricuspis. Var. Thunb. Diss. n. 15. Prodr. 11.