Vieusseuxia Glaucopis
Vieusseuxie a Taches Bleues
- 学名
- Vieusseuxie a Taches Bleues
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 42
- 原书页码
- p.42
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、蓝
- 纵幅 2.12∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Vieusseuxia glaucopis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 1.0%,主相是橙黄——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看叶:叶柄长短、叶尖形状、叶缘有没有锯齿,这三样比花色更能认出它是什么。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 6%,重心略偏左——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
我来采菖蒲,服食可延年。
—— 唐·李白《嵩山採菖蒲者》
“我来采菖蒲”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1802 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。图中描绘的是 Vieusseuxia Glaucopis,归入鸢尾科(Iridaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 42,见第 42 页,版式为纵幅,整幅以黄绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une bulbe arrondie et de la grosseur d’une noisette donne naissance à une tige herbacée, simple, droite, absolument glabre; du bas de cette tige part une feuille linéaire pointue, égale à la hauteur de la plante; au-dessus de cette feuille, on trouve encore deux ou trois folioles avortées et engainées; au sommet de la tige naissent les fleurs qui sortent d’une spathe formée de deux bractées alongées et inégales. Les fleurs sont au nombre de deux, mais ne se développent que l’une après l’autre: elles sont portées sur des pédicelles gréles, nus, à pea près de la longueur des bractées.
La corolle, qui est posée sur l’ovaire, offre six divisions profondes: les trois extérieures sont asser grandes; leur onglet est droit, légèrement barba, surtout vers son sommet; leur limbe est étalé, presque obtus, de couleur blan-che, avec une tache d’un bean bleu a la base; les trois divisions intérieures sont un peu plus longues que l’onglet des divisions externes; elles sont étroites et se divisent à leur sommet en trois pointes aiguës, dont celle du milieu se prolonge au-delà des autres.
Les filaments des étamines sont réunis en une colonne cylindrique qui entoure le style; au sommet de cette colonne se trouvent trois anthères droites, jaunes, linéaires, de la longueur des filaments, et qui s’ouvrent en dehors par deux fentes longitudinales.
L’ovaire est presque cylindrique, a trois angles obtus, placé sous la corolle; il émet un style blane, filiforme, qui se divise au sommet en trois divisions presque droites, pétaloides, divisées en deux lobes pointus, et dentelés sur les bords.
Histoire
La Vieusseuxie à taches bleues est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance.
Elle a été cultivée au Jardin des Plantes, où nous l’avons dessinée et décrite: elle y a fleuri à la fin du printemps; ses fleurs s’épanouissent entre dix et onze heures du matin, et se flétrissent dans l’après-midi: les deux flears s’ouvrent à des jours différents.
Observations
Les Vieusseuxies diffèrent des Iris, comme les Galaxia des Ixia, et les Sisy-rinchium des Morcea, c’est-a-dire, parce que leurs étamines sont réunies en un seul faisceau, au lieu d’être distinetes et séparées; le caractère de ce genre se trouve donc facilement exprimé par cette phrase: trois étamines monadelphes et trois stigmates en forme de pétales.
Indépendamment de ce caractère tiré des organes de la reproduction, les Vieusseuxies présentent un port qui leur est particulier; dans les sept espèces qui sont maintenant connues, la feuille inférieure est beaucoup plus longue que les autres; souvent même cette disproportion est telle, que cette feuille inférieure a seule reçu le nom de feuille, et les supérieures ont été regardées comme de simples écailles.
La corolle des Vieusseusies est posée sur l’ovaire, absolument dépourvue de tube, et partagée en six divisions si profondes, qu’elles semblent des pétales; les trois divisions extérieures sont grandes; leur onglet est presque droit, quel. quefois barbu; leur limbe est étalé: à la base de ce limbe on remarque, dans toutes les espèces, une tache arrondie distincte par sa couleur; les trois divisions intérieures sont linéaires ou terminées par trois pointes, dont celle du milieu se roule souvent en spirale.
Cette différence de conformation dans les divisions intérieures de la corolle sert pour diviser ce genre en deux sections: l’espèce qui nous occupe ici se place dans la section des Vieusseuxies, dont les divisions internes de la corolle sont à trois pointes.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Une des divisions extérieures de la corolle vue en dedans.
- Une des divisions intérieures séparée et un peu tortillée sur elle-même à son extrémité.
- Une autre division intérieure droite à son sommet.
- Les étamines et le pistil vus en position.
- Le faisceau des étamines ouvert et étalé.
- Le pistil mis à nu.
Fam. des Iridées. Juss.—Monadelphie triandrie. Lin.
- Vieusseuxia glaucopis. V. corollæ laciniis minoribus tricuspidatis, majoribus barbatis, obtusis; camle foliisque glabris, stigmatibas stamina superantibus. Decand. Ann. Mus. 2. p. 141. t. 42. Bull. Philom. n. 74. p. 102.
- Iris tricuspis. Var. Thunb. Diss. n. 15. Prodr. 11.