Rosa Gallica var Purpuro-Violacea Magna
Le Rosier Évêque
Le Rosier Évêque
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.73 : 1
First Look
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
To judge painting by likeness alone is the view of a child.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the magenta is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Rosa gallica: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Here the epithet gallica means “of Gaul” — the name records the feature the namer noticed first. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 11.3% of the sheet, foliage 11.3%, the cast red with a second note of crimson. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. Filed under magenta — a crimson-magenta, built in washes from a pale ground. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 27% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
银台双引绕花行,红坠香沾袖。
—— 宋·吴文英《烛影摇红》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the magenta the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. This plate leans magenta, which in flower language adds one more degree of feeling. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Next time you stand before a flowering plant, give it three minutes: leaf arrangement, direction of the flower, the darkest patch. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.
About this plate
Description
C’est une très-belle variété du Provins, connue depuis long-temps, et cultivée dans presque tous les jardins. Ses tiges, un peu rougeâtres, sont armées d’aiguillons recourbés. Les ra-meaux, diffus, sont garnis d’un assez grand nombre de petits aiguillons inégaux, presque droits, et très-rapprochés entre eux, sur-tout à l’extrémité de la plante: ces aiguillons se détachent promptement. Les feuilles se composent de cinq folioles, d’une consistance ferme, ovales-arrondies, d’un verd-foncé, glabres en-dessus, tomenteuses en-dessous. Elles sont portées par des pétioles velus, glanduleux, munis de plusieurs petits aiguillons inclinés. Les fleurs, légèrement odorantes, sont tantôt solitaires, tantôt disposées par deux ou trois à l’extrémité des rameaux. Les pédoncules qui les soutiennent sont longs et his-pides. Les tubes des calices, presque glabres, par-fois glandu-leux, sont arrondis. Les divisions pinnatifides du limbe sont glabres dans quelques individus, couvertes de poils glanduleux dans d’autres. Corolle ample, de deux ou trois rangs de pétales, d’un beau pourpre-violet, larges, échancrés en cœur au som-met, ou légèrement crénelés. Styles réunis en un faisceau au centre de la fleur.
Observations particulières à cet arbuste
Cette variété a donné naissance à une multitude de sous-variétés, à pétales violets, toutes remarquables par l’éclat de leurs couleurs. Nous en citerons quelques-unes avec leur nomenclature jardinière.
- La Rose Belle Violette. Guerr. Alm. des Roses, p. 85. Fleurs très-doubles, souvent prolifères.
- La Grande Violette, ou la Roxelane. Guerr. l. c. p. 92. La couleur violette est moins prononcée que dans la précédente, mais la Rose a plus de parfum.
- Le Rosier de la Reine. Fleurs d’un beau violet-clair. Quelques pétales sont bordés de blanc.
- La Rose Noire de Hollande. Deux rangs de pétales larges, d’un violet-obscur.
- La Grosse sans épines. Guerr. l. c. p. 49. Les tiges principales sont sans épines; mais les branches latérales sont munies d’aiguillons fins, et flexibles. Folioles oblongues et écartées. Pétales d’un pourpre-clair veiné d’un violet foncé, presque blancs en-dessous. Fleurs grandes.
- La Rose intelligible. Guerr. l. c. p. 97. Feuilles petites, ovales, très-ridées. Fleurs très-doubles, odorantes, larges de près de trois pouces, d’un beau violet. Végétation faible. Cette sous-variété mérite d’être recherchée.
- Le Manteau d’Évéque, ou le Manteau pourpre. Celle-ci est sujette à varier dans ses couleurs: plusieurs fois nous l’avons vue d’un pourpre-violet éclatant; mais aussi elle se présente souvent d’un pourpre à peine violet. Trois rangs de pétales larges. Divisions du limbe, courtes. C’est une des plus belles de la série.
- La Rose Marron, ou la Négrette. Pétales d’un brun-pourpre tirant sur le violet, et légerement veloutés. Sans odeur. Cette sous-variété est intermédiaire entre la série des variétés violettes et celle des variétés veloutées.
Ces sous-variétés nous ont encore donné, par les semis, des Rosiers à fleurs de différentes nuances, toutes d’une grande beauté, et qui ont reçu, dans les jardins, des noms d’affection ou d’autres plus ou moins bizarres. Les unes ont des pétales violets marqués de stries ou de points blancs; d’autres les ont violets au sommet et blancs vers l’on-glet, etc.; elles sont aussi plus ou moins doubles; néanmoins les fleuristes préfèrént les variétés à fleurs simples, ou à fleurs semi-doubles.
A la vue de ces métamorphoses, qui se renouvellent continuellement, il est permis de croire que le nombre des variétés et des sous-variétés du R. Gallica peut devenir incal-culable, ainsi que l’a dit M. Lelieur, en parlant des Roses en général, dans son Traité de la Culture du Rosier. Au reste, toutes ces beautés diverses, filles de la culture ou de l’hybridité, que les pépiniéristes provoquent avec tant de zèle, qu’ils accueillent avec tant d’empressement, qu’ils élèvent et propagent avec de si grands soins, sont dédaignées du Botaniste, qui contemple froidement ces phénomènes de la nature, et considère ces fréquentes variations comme des dégénérations, et, peut-être, comme des signes trop certains de la non-permanence des espèces dans le Rosier.
- R. (Centifolia) var χ, ou Bishop Rose, Ait. Kew. ed. 1, vol. 2, p. 204. Miss Law. Tab. 20?