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Tulipa Clusiana - The Liliaceae
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北美鹅掌楸

Tulipa Clusiana

Tulipe de L’Écluse

Plate 37 · p.37 · 1802 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

中文名
北美鹅掌楸
合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1802
图版号
Plate 37
原书页码
p.37
主色
绿
授权
Public domain

十观

  • 实测花色 红、橙黄
  • 纵幅 1.87∶1

第一眼

竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。

—— 南朝宋·宗炳《画山水序》

三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。

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关于本图版

《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。北美鹅掌楸(Tulipa Clusiana)是本图的主角,在分类体系中列于百合科(Liliaceæ)。

该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 37,对应原书第 37 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Cette tulipe se fait reconnaitre sans peine, dès le premier aspect, à sa fleur blanche, droite et solitaire au sommet de la tige; cette fleur offre une corolle en cloche, partagée jusqu’à la base en six divisions oblongues, pointues; ces divisions ne sont pas semblables entre elles: les trois extérieures sont un peu plus longues que les autres, et leur face inférieure est d’un ronge violet assez vif, à l’exception da bord qui est blanc. Dans les trois autres, la surface inférieure est blanche, a l’exception de la base, qui est rougeâtre: toutes ont la face interne blanche, avec l’onglet violet. Cette fleur semble absolument violette, lorsqu’elle est fermée.

Les étamines sont au nombre de six; les filaments sont en alêne, comprimés et un peu élargis vers la base, d’un brun noir, avec le sommet jaune, et leur longueur ne dépasse pas celle de l’onglet de la corolle; les anthères sont droi-tes, comprimées, linéaires, obtuses, de couleur jaune avant la fécondation, et noires après cette époque; le pistil offre un ovaire prismatique à trois pans, placé dans la corolle, de couleur jaunâtre, surmonté de trois stigmates épais, divergents, posés sur les trois angles de l’ovaire, et marqués en dessus d’un sillon profond.

Après avoir ainsi examiné la fleur de cette Tulipe, si nous jetons les yeux sur l’ensemble de la plante, nous verrons qu’elle sort d’une racine bulbeuse, arrondie, grosse comme une noisette, et de couleur brune; sa tige est simple, glabre, haute de s-3 décimètres, cylindrique, nue vers le sommet, munie à sa base de trois feuilles oblongues, aiguës, glauques, entières, glabres, pliées en gouttière dans leur longueur; la feuille inférieure qui atteint la longueur de la tige est entièrement engainante à sa base; celle du milieu embrasse la tige sans se prolonger en gaine, et atteint à la même hauteur que la précé-dente; la supérieure est très-courte, et n’embrasse la tige qu’à moitié.

Histoire

Plusieurs des naturalistes qui, à l’époque du renouvellement des sciences dans l’Occident, se sont occupés du règne végétal, ont décrit avec exactitude les plantes qu’ils ont eu occasion de connaître; mais la science était alors trop peu avancée pour qu’ils pensassent à distinguer les différences dues aux eir-constances et aux localités de celles qui sont véritablement essentielles à la nature de chaque végétal; aussi décrivirent-ils comme espèces un grand nombre de variétés. Lorsque Linné entreprit de réformer la Botanique, il reconnut bientôt que la même plante avait été décrite, par le même auteur, sous autant de noms qu’elle présente d’aspects différents; et, n’osant plas se fier aux descriptions faites par les anciens auteurs, il n’accorda aucune place dans le catalogue des êtres naturels à tous ceux qu’il n’avait pas vus lui-même, ou qui ne présentaient pas des caractères tellement saillants qu’on ne pût craindre d’équivoque. Cette précaution était sage, sans doute; il en résulta cependant qu’un grand nombre de plantes qui avaient été bien décrites par Gesner, Mathiole, l’Eclase, Lippi, Tournefort et plusieurs autres, fürent depuis négligées et presque oubliées. Tous les ans, la Botanique, armée de moyens plus sûrs et plus exacts, reconquit quelques-unes de ces espèces méconnues: déjà les voyageurs qui ont parcouru l’Orient ont retrouvé la plopart des plantes décrites par Tournefort, dans son corollaire; ces sortes de découvertes ont même un intérêt particulier, en ce qu’elles servent autant à éclaircir l’histoire criti. que de la science que celle de la nature elle-même. Ces réflexions s’appliquent à la Tulipe dont nous donnons la description; cette plante a été très-bien dé crite par l’Ecluse, dans son ouvrage intitulé: Carœ posteriores; elle a été aussi connue de Gaspard Bauhin et de Tournefort, mais négligée ensuite par les Botanistes.

Depuis deux ans, elle a reparu dans les jardins consacrés à l’avancement de la science: nous avons en occasion de l’observer, soit au jardin du Muséum national d’Histoire naturelle, soit dans celui du C. Cels. Ce cultivateur l’a reçue du C. Amoreux, sous le nom de Tulipa Cypriani. Nous avons cru devoir lui donner le nom du Botaniste, qui, le premier, l’a décrite et figurée avec soin.

Cette tulipe fleurit au printemps; sa corolle sépanouit plusieurs jours de suite, à neuf heures du matin, et se ferme entre une et trois heures de l’après-midi.

Son pays natal n’est pas exactement connu; il parait, d’après le nom que l’Ecluse lui a assigné, qu’elle est originaire de la Perse.

Cette plante mérite, aussi bien que les autres espèces de ce genre, d’être cultivée dans les jardins d’ornement.

Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.

  • Tulipa clusiana. T. caule unifloro glabro, flore erecto (albo), petalis foliisque oblongo-acutis glabris, infimo vaginante.
  • Tulipa persica præcox. Clus. cur. post. p. 9. Icon.
  • Tulipa praccox angustifolia. C. Bauh. Pin. 60. Tourn. Inst. 375.
Gladiolus Cuspidatus 上一张图版
Gladiolus Cuspidatus

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