北美鹅掌楸
Tulipa Clusiana
Tulipe de L’Écluse
- 中文名
- 北美鹅掌楸
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 37
- 原书页码
- p.37
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 纵幅 1.87∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Tulipa clusiana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Tulipa 的来由是:属名 Tulipa 一般追溯到土耳其语 tülbent(头巾),因花形似缠头之布。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。中文名“北美鹅掌楸”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.0%,叶色 0.9%,主相是红——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1802 年的那个季节。
关于本图版
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间印行,本图即其中一幅。北美鹅掌楸(Tulipa Clusiana)是本图的主角,在分类体系中列于百合科(Liliaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 37,对应原书第 37 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette tulipe se fait reconnaitre sans peine, dès le premier aspect, à sa fleur blanche, droite et solitaire au sommet de la tige; cette fleur offre une corolle en cloche, partagée jusqu’à la base en six divisions oblongues, pointues; ces divisions ne sont pas semblables entre elles: les trois extérieures sont un peu plus longues que les autres, et leur face inférieure est d’un ronge violet assez vif, à l’exception da bord qui est blanc. Dans les trois autres, la surface inférieure est blanche, a l’exception de la base, qui est rougeâtre: toutes ont la face interne blanche, avec l’onglet violet. Cette fleur semble absolument violette, lorsqu’elle est fermée.
Les étamines sont au nombre de six; les filaments sont en alêne, comprimés et un peu élargis vers la base, d’un brun noir, avec le sommet jaune, et leur longueur ne dépasse pas celle de l’onglet de la corolle; les anthères sont droi-tes, comprimées, linéaires, obtuses, de couleur jaune avant la fécondation, et noires après cette époque; le pistil offre un ovaire prismatique à trois pans, placé dans la corolle, de couleur jaunâtre, surmonté de trois stigmates épais, divergents, posés sur les trois angles de l’ovaire, et marqués en dessus d’un sillon profond.
Après avoir ainsi examiné la fleur de cette Tulipe, si nous jetons les yeux sur l’ensemble de la plante, nous verrons qu’elle sort d’une racine bulbeuse, arrondie, grosse comme une noisette, et de couleur brune; sa tige est simple, glabre, haute de s-3 décimètres, cylindrique, nue vers le sommet, munie à sa base de trois feuilles oblongues, aiguës, glauques, entières, glabres, pliées en gouttière dans leur longueur; la feuille inférieure qui atteint la longueur de la tige est entièrement engainante à sa base; celle du milieu embrasse la tige sans se prolonger en gaine, et atteint à la même hauteur que la précé-dente; la supérieure est très-courte, et n’embrasse la tige qu’à moitié.
Histoire
Plusieurs des naturalistes qui, à l’époque du renouvellement des sciences dans l’Occident, se sont occupés du règne végétal, ont décrit avec exactitude les plantes qu’ils ont eu occasion de connaître; mais la science était alors trop peu avancée pour qu’ils pensassent à distinguer les différences dues aux eir-constances et aux localités de celles qui sont véritablement essentielles à la nature de chaque végétal; aussi décrivirent-ils comme espèces un grand nombre de variétés. Lorsque Linné entreprit de réformer la Botanique, il reconnut bientôt que la même plante avait été décrite, par le même auteur, sous autant de noms qu’elle présente d’aspects différents; et, n’osant plas se fier aux descriptions faites par les anciens auteurs, il n’accorda aucune place dans le catalogue des êtres naturels à tous ceux qu’il n’avait pas vus lui-même, ou qui ne présentaient pas des caractères tellement saillants qu’on ne pût craindre d’équivoque. Cette précaution était sage, sans doute; il en résulta cependant qu’un grand nombre de plantes qui avaient été bien décrites par Gesner, Mathiole, l’Eclase, Lippi, Tournefort et plusieurs autres, fürent depuis négligées et presque oubliées. Tous les ans, la Botanique, armée de moyens plus sûrs et plus exacts, reconquit quelques-unes de ces espèces méconnues: déjà les voyageurs qui ont parcouru l’Orient ont retrouvé la plopart des plantes décrites par Tournefort, dans son corollaire; ces sortes de découvertes ont même un intérêt particulier, en ce qu’elles servent autant à éclaircir l’histoire criti. que de la science que celle de la nature elle-même. Ces réflexions s’appliquent à la Tulipe dont nous donnons la description; cette plante a été très-bien dé crite par l’Ecluse, dans son ouvrage intitulé: Carœ posteriores; elle a été aussi connue de Gaspard Bauhin et de Tournefort, mais négligée ensuite par les Botanistes.
Depuis deux ans, elle a reparu dans les jardins consacrés à l’avancement de la science: nous avons en occasion de l’observer, soit au jardin du Muséum national d’Histoire naturelle, soit dans celui du C. Cels. Ce cultivateur l’a reçue du C. Amoreux, sous le nom de Tulipa Cypriani. Nous avons cru devoir lui donner le nom du Botaniste, qui, le premier, l’a décrite et figurée avec soin.
Cette tulipe fleurit au printemps; sa corolle sépanouit plusieurs jours de suite, à neuf heures du matin, et se ferme entre une et trois heures de l’après-midi.
Son pays natal n’est pas exactement connu; il parait, d’après le nom que l’Ecluse lui a assigné, qu’elle est originaire de la Perse.
Cette plante mérite, aussi bien que les autres espèces de ce genre, d’être cultivée dans les jardins d’ornement.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tulipa clusiana. T. caule unifloro glabro, flore erecto (albo), petalis foliisque oblongo-acutis glabris, infimo vaginante.
- Tulipa persica præcox. Clus. cur. post. p. 9. Icon.
- Tulipa praccox angustifolia. C. Bauh. Pin. 60. Tourn. Inst. 375.