北美鹅掌楸
Tulipa Celsiana
Tulipe de Cels
- 中文名
- 北美鹅掌楸
- 学名
- Tulipe de Cels
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 38
- 原书页码
- p.38
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.66∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Tulipa celsiana:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Tulipa 的来由是:属名 Tulipa 一般追溯到土耳其语 tülbent(头巾),因花形似缠头之布。旧分类按整体亲缘,把它归入 Liliaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。中文名“北美鹅掌楸”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.8%,叶色 2.3%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 12%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
“仙衣才试郁金黄”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。北美鹅掌楸(Tulipa Celsiana)是本图的主角,归入百合科(Liliaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 38,见第 38 页,版式为纵幅,画面以橙黄为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette espèce de Tulipe a beaucoup d’analogie avec la Tulipe sauvage; mais elle en diffère constamment par des caractères qui ne permettent pas de les confondre: elle est toujours plus petite de moitié; ses feuilles sont plus étroites, creusées en canal d’une manière plus décidée; sa fleur est droite et complètement glabre; les racines elles-mêmes offrent des dillérences remarquables dans leur aceroissement. Les nouvelles bulbes de la Tulipe sauvage poussent sur le côté de l’ancienne, tandis que, dans la Tulipe de Cels, la nouvelle bulbe nait de la partie inférieure de l’ancienne, et en est séparée d’ordinaire par une espéce de pédicelle prolongé. Ces bulbes sont arrondies, de la grosseur d’une noisette, reconvertes d’une tunique brune, lisse en dedans et en de-hors, un peu rongée à son sommet, et entourant la base de la tige.
De cette racine s’élève une tige simple, herbacée, eylindrique, glabre, droite, haute d’un décimètre, un peu rongeâtre, nue vers le sommet, chargéea sa base de trois ou quatre feuilles étalées, lancéolées-lineaires, pointues, courbées en gouttière, légèrement rougeâtres sur les bords, entièrement glabres, et dépassant un peu la longueur de la tige. Lorsque la plante commence à pous-ser, on voit d’abord sortir de la bulbe une première feuille linéaire qui s’élève presque verticalement, et la tige elle-même ne parait qu’après cette feuille.
Au sommet de la tige se trouve une fleur solitaire, de couleur jaune, droite, légèrement odorante, plas petite que celle de la Tulipe sauvage. Les lanières de la corolle sont oblongues, aiguës, un peu étalées, longues de trois à quatre centimètres, absolument glabres; les trois lanières externes ont la surface inférieure d’un rouge orangé; les trois intérieures n’offrent cette teinte qu’au sommet: toutes ont la face supérieure absolument jaune.
Les étamines sont droites, longues de 10–15 millimètres; les trois qui sont placées devant les lanières extérieures de la corolle sont un peu plus courtes que les autres, et sont les premières à répandre leur pollen; les filaments sont jaunes, en forme d’alene; les anthères droites, oblongues, de la même couleur que les filaments.
Le pistil est composé d’un ovaire supérieur à la corolle, verdatre, i trois faces et à trois angles couronnés par trois stigmates épais, courts, jaunâtres, légèrement sillonnés en dessus.
Je n’ai point vu mûrir cette Liliacée.
Histoire
Cette plante est cultivée, depuis quelques années, dans le riche jardin du C. Cels; elle y fleurit au printemps: l’épanouissement de la fleur dure pendant quelques jours.
On ignore le pays natal de cette espèce de Tulipe. Le C. Cels l’a reçue de Harlem, sous le nom de Tulipe de Perse. Cette dénomination, jointe a l’analogie des espèces de ce genre, peut faire présumer que cette plante est originaire d’Orient.
Observations
Quoiqu’en général les noms spécifiques soient destinés à rappeler quelques-uns des caractères de la plante qu’ils servent à désigner, il est certains genres qui semblent consacrés d’une manière spéciale à la reconnaissance des Naturalistes, et dans lesquels les espèces portent le nom des Botanistes qui les ont fait connaitre de la manière la plus utile. C’est à ce titre que j’ai donné a cette nouvelle tulipe le nom du Cultivateur-Botaniste dont le jardin, toujours ouvert aux amis de l’histoire naturelle, sert à étendre le domaine de cette science, et qui en recule lui-mème les bornes par ses observations fines et variées sur la végétation et la physiologie des plantes.
Fam. des Lis. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Tulipa celsiana. T. caule. unifloro glabro, flore erecto (luteo), foliis lanceolato-linearibus canaliculatis, petalis glabris.