Rosa Redutea var Rubescens
Le Rosier Redouté
Le Rosier Redouté
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 39
- 原书页码
- p.39
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.50∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa redutea:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 7.7%,叶色 1.6%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 25%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
低头久立向蔷薇,爱似零陵香惹衣。
—— 唐·薛涛《春郊游眺寄孙处士二首》
“低头久立向蔷薇”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1817 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。原书题作“Rosa Redutea var Rubescens”。原书为这一物种留下了成幅的彩色图像记录。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 39,见第 39 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau de la hauteur de deux pieds et demi ou environ. Ses rameaux flexibles, allongés, d’un brun rougeâtre, sont couverts d’aiguillons rouges, inégaux, droits, un peu penchés. Ses feuilles sont composées de sept, de neuf, et assez souvent de onze folioles, de forme elliptique, les unes arrondies, les autres pointues au sommet, simplement dentées, glabres des deux côtés, luisantes en-dessus, supportées par un pétiole ordinairement glabre, mais parfois garni de quelques petits aiguillons crochus. Les fleurs légèrement odorantes, disposées par deux ou par trois à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des rameaux principaux, sont portées par des pédicelles munis, ainsi que le tube et les lobes du calice, d’aiguillons très-courts, serrés, un peu fermes. Ces mêmes lobes sont simples, rarement munis de quelques pinnules. La corolle est composée de cinq pétales échancrés en cœur au sommet, de couleur rose, un peu jaunes vers l’onglet. Les fruits sont presque globuleux et d’un rouge foncé.
Observations
Cette variété est remarquable par la couleur rougeâtre qui la recouvre dans presque toutes ses parties pendant la florai-son. Ses folioles d’abord d’un verd gai et luisantes comme les feuilles du buis présentent, à la fin de l’été, la teinte d’un rouge vif, ce qui donne à l’arbuste un aspect très-pittoresque.
Le R. Redutea-Rubescens a quelque rapport avec le R. Hispida (Poiret, Ency. vol. 6, p. 286); mais notre Rosier s’en éloigne par ses folioles luisantes et glabres sur leurs deux faces, par ses aiguillons rouges et ses pédoncules multiflores. Il diffère encore du R. Rubrispina de Poiret (l. c. supp. p. 715, № 64) non-seulement par ses fleurs géminées ou ternées, mais encore par ses aiguillons beaucoup plus longs, par ses fruits globuleux et par d’autres caractères pris dans l’habitus de la plante.
Enfin le R. * Hispida (Poiret, l. c. supp. p. 715, № 65. Curtis, Bot. Mag. № 1570) semblerait se rapprocher de notre Rosier par ses pédoncules biflores; mais ce premier (* Hispida) en diffère
- par ses tiges plutôt hérissées de cils roides, courts, égaux et setacés, que munies d’aiguillons proprement dits;
- par ses divisions calycinales très-courtes, et ne dépassant jamais la fleur avant son épanouissement;
- et enfin par la couleur jaunâtre de ses pétales.
Cet arbuste faisait partie de la collection de M. Du Pont: mais il paraît qu’il l’avait déja perdu à l’époque où il a cédé ses Rosiers au gouvernement, qui en a fait l’acquisition pour le jardin du Luxembourg; car on ne l’y a pas vu végéter avec les autres dans le carré des Roses. Nous le cultivons dans nos jardins à Fleury et à Belleville; d’ailleurs nous ne l’avons rencontré dans aucune pépinière.