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Anthericum Milleflorum - The Liliaceae
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Anthericum Milleflorum

Anthéric a Mille Fleurs

Anthéric a Mille Fleurs

Plate 58 · p.58 · 1802 · The Liliaceae · · 1802-1816 · Green

About this plate

Description

Cette espéce se fait particulièrement distinguer par le nombre immense de ses fleurs, disposées par petits faisceaux le long des branches grèles, alongées et divergentes, qui composent son panicule; ces fleurs se succèdent les unes aux autres pendant plusieurs mois, parce qu’il n’en fleurit qu’une seule a-la-fois dans chaque groupe.

La racine est composée de fibres blanchâtres, épaisses et presque tubéreuses vers le collet, minces, cylindriques, et un peu ramiliées vers l’extrémité; de cette racine s’élève, à la hauteur d’un mètre environ, une tige herbacée, srele evlindrique, un peu faible, simple, et garnie de feuilles à sa base, nue et ramifiée en panicule dans sa partie supérieure; les feuilles, qui, comme on vient de le voir, naissent auprès de la racine, sont très-longues, concaves, ou plutôt à demi-pliées dans le sens longitudinal, entières sur leurs bords, pointues, glabres et d’un vert assez foncé: il en nait, de plus, deux ou trois sur le bas de la tige; celles-ci sont planes, demi-embrassantes, courtes, ceartées entre elles, et semblables à des bractées.

La tige se divise en rameaux alongés, simples, grèles, étalés, presque pen-dants, qui naissent ordinairement deux à deux, et qui forment un grand panicule lache et épars; le long de ces rameaus se trouvent de petites bractées foliacées, aiguës, de l’aisselle desquelles sortent quatre à six pédicelles greles, filiformes, pendants, qui portent une seule fleur, et qui sont articulés dans le milieu comme dans les Asperges.

Les fleurs sont d’un blanc un peu mélangé de lilas, et à peu près de la même grandeur que celles de l’Anthérie annuel; leur périanthe est à six divisions tres-profondes; les trois extérieures diffèrent tellement des trois intérienres, qu’on serait tenté de regarder les premières comme un calice, et les secondes comme une corolle; celles du rang externe sont oblongues, en-tières, un peu pointues, légèrement calleuses au sommet, et réfléchies sur le pédicelle; celles du rang interne sont simplement étalées, ovales, obtuses, dentées en scie sur leurs bords, d’une consistance extrêmement délicate, blanches, avec la nervure longitudinale de couleur lilas. Les six étamines, qui sont placées devant les six lanières de la fleur, offrent des filaments blancs, grêles et absolument glabres dans leur moitié inférienre, hérissés de longs poils jaunes dans leur moitié supérieure, surmontés d’une anthère droite, un pen courbée au sommet, de couleur noire, et qui émet un pollen jaune.

Lovaire est supérieur, de conleur violette, ovoide, presque triangulaire, marqué de six stries blanches, surmonté d’un style filiforme, un peu plus long que les étamines, blane dans toute sa longueur, violet à son extrémité; le stigmate est peu apparent, de couleur violette, orbiculaire, et parait cilié sur ses bords lorsqu’on l’examine à la loupe.

Après la floraison, le plus grand nombre des fleurs tombe sans porter de fruit: cette chite s’opere par la désumion des deus parties articulées du pédi-celle; quelques fleurs ont produit de petites capsules à peu près globuleuses, à trois loges et à trois valves chargées d’une cloison dans le milieu; les graines sont attachées à l’angle interne des loges, et il n’en mûrit qu’un petit nombre dans chaque capsule.

Histoire

L’Anthérie à mille fleurs est originaire de la Nouvelle-Hollande. ♃.

Il est cultivé au Jardin des Plantes depuis un an seulement, et a fleuri dans le milieu de l’été passé.

Il se distingue de la plapart des autres plantes par son efllorescence sin-gulière. En effet, lorsque les fleurs sont disposées en épis ou en grappe, on les voit d’ordinaire s’épanouir graduellement, en commençant par le bas et en arrivant au sommet de la grappe: ici, au contraire, on voit s’épanouir ça et la une fleur dans chaque faiscenu; chaque fleur ne dure qu’un jours les capsules tardent peu à múrir; en sorte qu’à la fin de la floraison, on trouve a la fois des fleurs et des fraits meles le long des branches.

Cet Anthérie a les étamines barbues comme les espèces à fleur jaune et à feuilles charnues: doit-il appartenir au genre Anthericum ou au genre Phalangium de Jussieu? doit-il plutôt les réunir, ou bien enfin devenir le type d’un nouveau genre? La diflérence qu’on observe entre les lanières intérieures et extérieures du périanthe, la disposition des fleurs et l’articulation des pédicelles, sembleraient autoriser cette dernière idée; mais il faudrait auparavant examiner les espèces connues d’Anthérie du Cap qui offrent dejà des pédicelles articulés, et comparer leur germination avec celle des Phalangium et des Anthéries barbus.

Explication de la planche

  1. La fleur vue par-dessous.
  2. La fleur vue par-dessus.
  3. Une des lanières extérieures de la corolle.
  4. Une des lanières intérieures.
  5. Les étamines et le pistil en position.
  6. Une étamine vue à la loupe.
  7. Le pistil vu à la loupe.
  8. La capsule.
  9. Les graines.

Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.

  • Anthericum milleflorum. A. Foliis subcarinatis; filamentis barbatis; pedicellis aggregatis, medio articulatis; corollæ laciniis tribus internis patulis, serrulatis, externis, reflexis, integris.

Twelve ways of seeing

Not a catalogue entry but a way of looking: how to stand, what to notice, how the line was cut, when it flowers, where it came from, who made it — and then the poems and the classics that taught China to see the same flower. Read the twelve in order and the plate opens.

  1. First Look

    夫象物必在于形似,形似须全其骨气。

    —— 唐·张彦远《历代名画记》

    Likeness is the threshold; bone-and-breath is the point.

    The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.

  2. Name and Thing

    The binomial is Anthericum milleflorum: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Asphodelaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.

  3. Form and Colour

    Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.1% of the sheet against 5.2% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. Read the outline, then the colour layers, then the brush.

  4. Composition

    Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins — the upright format of most floras. (about 1.45 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 11% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests. Cover the margins with your thumb and the plate suffocates; uncover them and the flower breathes again.

  5. Line and Colour

    The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful.

  6. Season

    Early to high summer, June and July; the flowers last only days, so artists drew them just as they opened. The year 1802 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The plate records ten days of peak; the other three hundred are leaf, fruit and rest.

  7. Provenance

    Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. In the same volume the kin are shelved together; set several plates side by side.

  8. The Book and the Hand

    “The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 58, book page 58. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.

  9. Poetic Resonance

    木末芙蓉花,山中发红萼。涧户寂无人,纷纷开且落。

    —— 唐·王维《辛夷坞》

    Lotus blossoms at the branch tips put forth red calyces in the hills. By the silent ravine, they open and fall, open and fall.

    The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.

  10. The Written Tradition

    人无癖不可与交,以其无深情也。

    —— 明·张岱《陶庵梦忆》

    Never make a friend of a man without an obsession: he has no deep feeling.

    The Bencao Gangmu describes the bulb as garlic-like, edible and medicinal; Song writers already noted that the leaves vary while the flowers stay white. Keep the line; it will surface the next time you meet the same plant.

  11. Symbolism

    In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.

  12. What to Take Away

    Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.

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Maranta Arundinacea

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