Epidendrum Aloifolium
Épidendre a Feuilles d’Aloès
Épidendre a Feuilles d’Aloès
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 114
- 原书页码
- p.114
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 略纵 1.06∶1
- 1804 年刊
- 图版 114
第一眼
论画以形似,见与儿童邻。
—— 宋·苏轼《书鄢陵王主簿所画折枝》
只求画得像,是小孩的眼光。苏轼不是不要形似,是说形似之后还有一层:神。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Epidendrum aloifolium:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。一百多年前的命名者,把一种植物的来历压进了两个词。旧分类按整体亲缘,把它归入 Orchidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Gynandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.5%,叶色 13.1%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。兰科多具假鳞茎或肉质根,叶或狭长如剑,或肥厚如带;花被六片,其中一片特化为唇瓣,成承露之台,蕊柱与雄雌蕊合生,是兰科独一无二的结构。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。画幅略高,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅略高于宽,主株居中偏上,视线自然落在花冠。(高宽比约 1.06∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 19%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。老图谱爱把主株摆在偏中线的位置,左右留得不一样多:这一点偏心,正是画面活起来的原因。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
口厌含香握厌兰,紫微青琐举头看。
—— 唐·白居易《酬严十八郎中见示》
“口厌含香握厌兰”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以兰为君子,取其幽居独芳、“不以无人而不芳”;维多利亚时代的欧洲则以兰花为奢靡与猎奇,一株新种可值千金。同一科植物,两种完全相反的品格。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
因属而异:温带地生兰多春夏开花,热带附生兰则四时不绝,故兰谱可以全年供花。全球广布,以热带山地最盛。中国兰(Cymbidium)产江南山地,十九世纪欧洲人所绘者则多来自中南美洲与东南亚的雾林。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。《百合科植物图谱》成于1802-1816;看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 114,见原书第 114 页。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Epidendrum Aloifolium”,在分类体系中列于兰科(Orchidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 114,对应原书第 114 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Sa racine, qui est composée de fibres épaisses, donne naissance à une toufle de feuilles roides, fermes, irrégulièrement déjetées sur deux rangs, oblongues-linéaires, obtuses, un peu épaisses, entières sur les bords, parfaitement gla-bres, dépoursues de nervures sensibles, pliées en long par le milieu de leur lac-geur, longues de 3–4 décimètres.
D’entre les fouilles s’élève une hampe droite, cylindrique, anguleuse vers le haut, simple, longue de trois décimètres, légèrement rougeâtre, terminée par un épi de sept à huit fleurs sessiles un peu écartées. Ces fleurs paraissent pédicellées, parce que leur corolle est placée sur un long ovaire; à la base de eclui-ci se trouve une bractée oblongue, concave, beaucoup plus courte que l’ovaire.
La corolle adhère, par sa base, avec l’ovaire; son limbe est de consistance un peu charnue, de conleur blanchâtre, marqué de bandes longitudinales d’un rouge mordore, divisé profondement en six lanières; les trois extérieures sont oblongues, obtuses, demi-étalées, un peu calleuses au sommet, blanchätres sur les bords, munies d’une bande rouge dans le milieu; parmi les trois inté rieures, on en compte deux semblables aus précédentes, mais un peu plus pointues; la dernière, qui est placée do côté inférieur, et qui a reça le nom spécial de Tablier, est droite, concave, un peu étalée au sommet; elle est marquée à sa hase interne de deux rides calleuses, jaunätres, longitudinales; en dehors, elle est rougeâtre, chargée à sa base d’ine bosse très-obtuse; elle est divisée en trois lobes, dont deux latéraus, courts et pointus, et l’intermé diaire grand, ovale, obtus, marqué de raies alteraativement rouges et jau-mitres, presque tout puspurin vers son sommet.
Cette corolle est soutenue sur un ovaire rougeâtre, cylindrique, à six sillons le stvle est une colonne droite, purpurine, presque veloutée, demi-cylindrique, concave en devant, convexe en arrière; le stigmate est orbiculaire, déprimé, placé du côté antérieur un peu au-dessous de l’anthère: celle-ci est insérée au sommet, convexe, à deux bosses; sa couleur est d’un jaune citrin; ses deux loges sont un peu écartées, et renferment un pollen visqueux.
Je n’ai jamais vu le fruit de cette plante. Rheed nous apprend qu’il est d’un vert rougeâtre, et qu’il renferme une multitude de petites graines rougeâtres disposées par séries.
Histoire
Cette espèce d’Epidendre est originaire de la côte du Malabar; elle croit naturellement sur lécorce des arbres, et se trouve de préférence sur l’arbre qui produit la noix vomique (Strichnos nux-vomica L.). Dans nos jardias, elle végète sans difficulté dans la terre; nouvel exemple qui peut servir à confirmer ce que j’ai avancé ci-dessus, que les Epidendres sont de fausses parasites. ♃.
Dans son pays natal, cette plante fleurit deux fois dans l’année; savoir, au mois d’avril et au mois d’octobre: dans nos jardins, elle fleurit rarement; et Curtis observe que, tant qu’on la tient dans la tannée, il est rare de la voir fleurir; ce développement sopère d’ordinaire lorsque la plante est placée au près des croisées, et peut jouir du renouvellement de l’air. C’est dans le jardin de M. Vilers que nous avons observé l’individa qui est ici figuré; il y était en fleurs de la fin de l’automne. Rheed assure que cette plante, réduite en poudre, et mélée avec de l’eau et da gingembre, excite le vomissement, et est employée pour guérir la diarrhée, la paralysie et les maladies des yeux: elle est connue des Bramans sous le nom de Sonou.
Observations
Dans la classification des Orchidées de M. Swartz, elle appartient au genre Cymbidium.
Fam. des Orchidées. Juss.—Gynandrie diandrie. Lin.
- Epidendrum aloifolium. E. foliis radicalibus oblongis obtusis supernè latioribus. Lin. Spec. 1350. Act. Ups. 1740. p. 36. Lam. Dict. 1. p. 184.
- Cymbidium aloifolium. Swartz. act. Acad. Nyahandl. 1800. p. 238.
- Epidendrum aloides. Curt. bot. mag. t. 387.
- Kansi jram-maravara. Rheed. mal. 12. p. 17. t. 8. Ray. suppl. 567.