Ixia Hyalina
Ixia Demi-Transparent
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.91 : 1
First Look
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
A vertical stroke of three inches stands for a cliff of a thousand fathoms; a few feet of ink holds a hundred li.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 10 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Ixia demi-transparent: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Triandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 2.6% of the sheet, foliage 6.2%, the cast red with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 14% of the sheet, centred a little right of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. South African bulbs filled European glasshouses after 1800. The year 1804 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1804.
About this plate
Description
Cet Ixia se reconnait, des la première vue, à ses grandes fleurs d’un rose cramoisi, dont les lanières sont transparentes sur les bords dans toute leur partie inférieure.
Sa racine est une bulbe inbéreuse, blanche, presque globuleuse, de la grosseur d’une noisette, qui émet en dessous des fibres menues et rameuses, et qui pousse latéralement plusieurs petits cayeux sessiles ou pédicellés: de cette bulbe sélève une tige droite, cylindrique, glabre, ainsi que le reste de la plante, qui atteint 4 à 5 décim. de longueur, et qui dépasse la longueur des feuilles: celles-ci sont en forme de glaive, rétrécies à la base, pointues an sommet, marquées de nervures paralléles, plas courtes dans le bas de la plante que dans le haut, et ne passant pas e centim. de longueur.
Les fleurs sont au nombre de 4 à 8, et forment au sommet de la tige un épi assez serré; ces fleurs sont grandes, dejetées ordinairement d’un seul côté, sessiles sur la tige, munies à leur base de deux bractées searieuses, qui embrassent lovaire: Tinférieure est à trois dents aiguës; la supérieure est profondément divisée en deux lobes acénés.
La corolle est grande, d’un rose cramoisi distribué inégalement sur les diverses parties de la fleur; son tube est cylindrique, jaunâtre, un peu courhé, et ne dépasse pas a centimètre de longueur; son lisbe est en forme de eloche, régulièrement divisé en six parties, dont la forme imite celle d’une spatule, obtuses et un peu concaves au sommet, bordées dans leur partie inférieure de deux bandes blanches et transparentes, qui donnent à la fleur, vue de loin, l’apparence d’une fleur percée de six fenêtres; les trois divisions intérieures de la fleur ont des nervures à peine visibles; les trois extérieures offrent des ner. vures d’un pourpre foncé, et distribuées avec une grande régularité; les trois divisions, placées du côté supérieur, offrent chacune, à l’entrée de leur tube, une ligne jaune longitudinale.
Les étamines, qui sont au nombre de trois, sont insérées au sommet du tube, et un peu déjetées du côté inférieur; leurs filaments sont blancs, en forme d’alene; leurs anthères sont longues, linéaires, d’un jaune pale; le pollen est jaunâtre.
Lovaire est adhérent avec la base de la corolle, globuleux, presque trian-gulaire, caché sous les bractées; le style est blanc, filiforme, fortement dejeté vers le bas de la fleur, divisé en trois stigmates longs, grèles, tortillés, plus Tongs que les étamines, ne dépassant pas le milieu de la longueur de la corolle.
Le fruit n’est point parvenu à sa maturité.
Histoire
LIxia demi-transparent est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
Il est cultivé au Muséum d’Histoire maturelle, où il avait été envoyé sous le nom d’Ixia cramoisi, rouge superbe. On le cultive dans la serre chaude: il fleurit à l’entrée du printemps.
Observations
La transparence qu’on observe sur les bords des divisions de la corolle, rapproche cette espèce de l’Ixia cracata L., appelé Ixia fenestrata par quelques Bo-tanistes; mais elle s’en distingue,
- par la couleur et la grandeur de sa fleur;
- par ses bractées découpées en dents on en lanières plus profondes et plus pointues;
- parce que la nervure moyenne des lanières de sa corolle émet vers l’extrémité les nervures secondaires, tandis que, dans l’Ixia crocata, la ner vure du milieu est simple dans tonte sa longueur, accompagnée de chaque côté d’une nervure, d’où partent les nervures secondaires.
Les individas que nous avons observés au Muséum avaient tous la tige simple et chargée d’un seul épi; j’en ai rapporté de Hollande des échantillons à tige rameuse chargée de plusieurs épis, et d’une couleur rouge plus vive.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- La corolle séparée de l’ovaire est fendue en long pour montrer l’insertion des étamines.
- Le pistil.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Ixia hyalina. I. glabra; folis ensiformibus, seapo simplici brevioribus; floribus spicatis, adproximatis, secundis; corolla laciniis tubo brevissimo longioribus, spatulatis, obtusis, basi margine byalinis.
- Ixia hyalina. Desf. Cat. hort. Paris.
- Ixia purpurea. I. foliis lineari-ensiformibus brevibas nervosis, caule simplici supernè nudo spicato. Lam. Dict. 3. p. 341.
- Ixia: fenestratae varietas. Jacq. Obs. p. 28. t. 32. f. 2.
- Ixia crocata var. β. Ait. Kew. 1. p. 6o. Wild. Spec. 1. p. 206.