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Musa Paradisiaca - The Liliaceae
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Musa Paradisiaca

Bananier Cultivé

Bananier Cultivé

Plate 443 · p.443 · 1814 · The Liliaceae · · 1802-1816 · Green

About this plate

Description

Ce végétal précieux ne se propage que des rejettons qui partent de sa souche, et qui deviennent de hautes tiges herbacées couronnées par un faisceau de feuilles très-grandes.

La tige du Bananier cultivé s’élève a quatre à cinq mètres (douze à quinze pieds); elle est épaisse en diamètre à sa base d’environ vingt-un centimètres (hait pouces); elle s’amincit insensiblement jusqu’à son sommet, où les pétioles s’écartent. Cette tige est lisse et cylindrique, composée presque entièrement de Feuillets longitudinaux engainés les uns sur les autres, et qui abontissent aux pétioles, dont ils sont les véritables gaines. Lase de cette tige est formé par un long pédoncule cylindrique qui la parcourt dans toute sa longueur, lorsque la plante est en fleur. Ce pédoncale caché entre les gaines radicales par lesquelles la tige est formée au dehors, produit lui-mème quelques gaines alter nes, d’oi naissent les pétioles des dernières feuilles centrales du faisceau qui termine la tige.

Les feuilles, an nombre de six ou sept, couronnent la tige; la portion libre de leur pétiole au-dessus de leur gaine, est longue de soixante-quatre centimètres (deus pieds); la lame de ces fenilles est longue de deux mètres (six pieds), et large de cinquante-quatre centimètres (vingt pouces). Cette lame se déroule en cornet dans le principe, et devient horizontale, ou s’incline par son poids. Sa côte moyenne forme en dessous une baguette demi-cylindrique, et en dessus une gouttière. Les feuilles se déchirent facilement en travers jusqu’à leur côte moyenne entre les fibres qui en maissent.

Le Spadix termine le pédoncule central de la tige, et se présente d’abord sous la forme d’un cône ovoïde. L’axe de ce cône s’allonge ensuite considérablement. Il sen détache plusieurs larges cailles, on spathes. Il n’y a point de fleurs immédiatement sous la première ou la seconde écaille. Le Spadix sincline en manière de crosse. Les cing premiers faisceaux de fleurs à sa base sont composés de leurs hermaphrodites fertiles, c’est-à-dice à ovaires persistants et donnant des fruits. Les autres faisceaux sont composés de leurs stériles et caduques, qui se succèdent pendant tout le temps que les fruits maûrissent. Toutes les Heurs ont un ovairo infèré à trois faces principales. Le périgone est à denx valves, dont l’ane extérieure plus grande, terminée par cing dents, et i sont au nombre l’autre intérieure, moitié plus courte non dentée. Les étamines sont au nombre de cinq. Leurs filets, dans les fleurs hermaphrodites fertiles, sont obtus avee une petite pointe nue on terminée par une anthère avortée. Ils sont subulés par le sommet dans les fleurs stériles, dont les anthères remplies de pollen ont leurs loges en dens sillons placés sur le bord et en dedans des filets Le style, de la longueur des étamines, se termine par un stigmate lobe en tête ou en massue. lovaire devient une baie oblongue et ovoïde dans les fleurs fertiles; il est ca-duque, et tombe avec les valves dans les fleurs stériles.

Le fruit à maturité est jaune et odorant. Son écorce pent se déchirer facilement en longuear; elle couvre une pulpe molle, au milieu de laquelle on distingue les traces de trois loges comprimées, et les rudimenta de plusieurs graines avortées. Ce fruit est d’une saveur tris-agréable.

Observations

L’avortement des graines dans les fruits du Bananier, comme dans ceux de l’Ananas, doit être attribué à la propagation constante de ces plantes par re jetons. Il y a, suivant les auteurs, autant de variétés Fruits de Bananier dans l’Inde, que nous possédons de variétés des principaux fruits d’arbres de nos vergers. Rumph et Loureiro ont décrit le Bananier à fruits donnant des graines.

Linné et Willdenow, en désignant comme persistantes les fleurs máles du Bananier caltivé, ou Musa poradisioca, n’ont point attaché à ce terme sa signi-fiention accoutumée. Ces ilears sont caduques; il en reparait seulement de nouvelles à l’extrémité du Spadix, qui ne se flétrit point.

Explication des planches

  • Planche 443.—La Plante entière recuite.
    1. Une des spathes avec un des groupes ou faisceaux de fleurs de l’extrémité du Spadix.
    2. Une fleur séparée.
    3. L’ovaire, le style et les étamines.
    4. Une étamine.
    5. L’ovaire et son stvle.
    6. Portion coupée d’un pétiole.
  • Planche 444.—Spadix avec les fruits mûrs.

Fam. des Bananiers. Juss.—Polygamie monœcie. Lin.

  • Musa paradisiaca. M. spadice natante; floribus masculis persistentibus; spathis oblongis aentis; fructu cylindraceo-trigono. Willd. spec. pl. 4. p. 893.
  • Musa paradisiaca. M. spadice mutante; lloribus mascalis persistentibus. Lin. spec. plant. 1477. Desfont. Flor. atl. 2. p. 376. Persoon. enchirid. 1. p. 343.
  • Musa cliffortiana. Lin. mus. 1. t. 1. Trew. lab. 18. 19. 20.
  • Maux seu musa. Alpin. de plant. Ægypt. tom. 2. p. 40. tab. 23.
  • Palma humilis longis latisque foliis. Bauh. pin. 507.
  • Musa. Clus. hist. exot. 229. Mathiol. ed. Valgris. 223. 224. Rumph. Amb. 5. p. 125. t.60.
  • Bala. Rheed. Malab. 1. p. 17. tab. 12. 13. 14.
  • Pala. Plinii. Hist. natur. Lib. xii. cap. 6.
  • Musa paradisiaca. De Tussac Flore des Antill. tom. 1. p. 57. et seq. rab. 1. 2. Desvaux sur les Bananiers, journal botan. tom. 4.

Twelve ways of seeing

One plate, read twelve times over: its name, its colour, the burin and the brush, the shape of the sheet, the season, the soil it came from, the book it belongs to, its language of flowers, the poem it answers to, the lore behind it, how to look, and what remains.

  1. The Name

    The plate is titled “Musa Paradisiaca”, numbered Plate 443 (book page 443). Its binomial is Musa paradisiaca: the genus places it among its kin, the epithet records a place, a shape or a person. No established Chinese name exists for this plate, so it is cited by its binomial alone.

  2. Form and Colour

    Tropical plants defy temperate habits: heavy, saturated flowers with strong scent, leathery or dissected leaves, stems that climb, swell, or reduce to spines. Filed under green — a moss green. That colour comes mostly from leaf, calyx and stem; the flower occupies a small patch. A botanical plate establishes the plant before it points at the bloom. Three things fix the habit: leaf arrangement, tepal count, and how the flower is borne.

  3. Line and Colour

    The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography. Stipple could render the softest transition — Redouté's roses depend on it — while lithography suited broad, gentle washes. Look closely at the line and the colour: an unbroken line means engraving, colour crossing the outline by half a millimetre means hand-colouring. Craft leaves franker evidence than inscriptions.

  4. Composition

    Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins above and below — the upright format of most floras. (about 1.44 : 1). No details are appended: this is a plate for looking, not for keying out.

  5. Season

    The tropics have no four seasons, only wet and dry; flowering follows the first rains, so a month on the plate often means 'after the rain'. The year 1814 on the plate is the year of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier.

  6. Provenance

    Central and South America, Southeast Asia, India, Ceylon. Eighteenth- and nineteenth-century artists either sailed with the ships or drew from living specimens under glass. In the same volume the kin are shelved together; set several plates side by side and the differences declare themselves.

  7. The Book

    “The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 443, book page 443. The image is in the public domain; the hand-colouring on the paper is still one person's hand, two centuries ago.

  8. Symbolism

    In China these plants carry no classical symbolism; their meaning is newness — new worlds, new species, new trade routes. They show natural history's expanding edge. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.

  9. Poetic Resonance

    海客谈瀛洲,烟涛微茫信难求。

    —— 唐·李白《梦游天姥吟留别》

    Seafarers talk of Yingzhou, lost in mist and waves, truly hard to find.

    The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.

  10. Classical Lore

    Ji Han's fourth-century Records of the Plants of the South is China's earliest regional flora; Europe's counterpart was the exotic flora brought home by voyages — both by-products of empire and trade. Chinese flower books ranked plants by character; European floras described them by form and name. This plate belongs to the second tradition, yet bears reading by the first. A flora asks what it is; a flower book asks what it means. Read both or half-read the plate.

  11. How to Look

    See how the artist handles the unfamiliar: are the veins structurally true, or invented? In tropical plates the venation is where mistakes show. And read the caption and number: not part of the picture, but the door through which it entered knowledge.

  12. Afterword

    Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1814.

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Medeola Asparagoïdes

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