Musa Paradisiaca
Bananier Cultivé
Bananier Cultivé
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1814
- 图版号
- Plate 443
- 原书页码
- p.443
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.44∶1
- 1814 年刊
- 图版 443
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Musa paradisiaca:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Musaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Polygamia。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 25.1%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。热带花木的形制多不合温带人的经验:花大而厚、色烈、气味重,叶常革质或分裂,茎或为藤、或为肉质,甚至退化成刺。此幅以绿为主,绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。这一路颜色多来自叶、萼与枝,花只占很小一块——图谱的次序向来如此:先立植株,再点花色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄,主株一路向上,上下留白多,是图谱中最常见的立轴式构图。(高宽比约 1.44∶1)全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 30%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。试着用拇指遮住空白处——画面立刻变闷;放开,它才重新“喘上气”。留白,是给主体让出的气口。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
海客谈瀛洲,烟涛微茫信难求。
—— 唐·李白《梦游天姥吟留别》
远方总在烟涛之外。航海时代的画师所做的事,是把“难求”变成可看的图。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
在中国,这类花木多无古典象征,它们的意义是“新”:新大陆、新物种、新的贸易路线。看它们,看的是博物学扩张的那一面。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
故图版所记的月份,在当地往往是“雨后”。中南美洲、东南亚、印度与锡兰。十八九世纪的欧洲画师多为随船远行,或据活体标本在温室中写生。图上所记的 1814 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》(The Liliaceae)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘,成于1802-1816。此幅为其中图版 443,见原书第 443 页。一本书的“作者”常常是主编;真正决定这幅图好不好看的,是没留下名字的刻工与上色人。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1814 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Musa Paradisiaca,在分类体系中列于芭蕉科(Musaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 443,对应原书第 443 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce végétal précieux ne se propage que des rejettons qui partent de sa souche, et qui deviennent de hautes tiges herbacées couronnées par un faisceau de feuilles très-grandes.
La tige du Bananier cultivé s’élève a quatre à cinq mètres (douze à quinze pieds); elle est épaisse en diamètre à sa base d’environ vingt-un centimètres (hait pouces); elle s’amincit insensiblement jusqu’à son sommet, où les pétioles s’écartent. Cette tige est lisse et cylindrique, composée presque entièrement de Feuillets longitudinaux engainés les uns sur les autres, et qui abontissent aux pétioles, dont ils sont les véritables gaines. Lase de cette tige est formé par un long pédoncule cylindrique qui la parcourt dans toute sa longueur, lorsque la plante est en fleur. Ce pédoncale caché entre les gaines radicales par lesquelles la tige est formée au dehors, produit lui-mème quelques gaines alter nes, d’oi naissent les pétioles des dernières feuilles centrales du faisceau qui termine la tige.
Les feuilles, an nombre de six ou sept, couronnent la tige; la portion libre de leur pétiole au-dessus de leur gaine, est longue de soixante-quatre centimètres (deus pieds); la lame de ces fenilles est longue de deux mètres (six pieds), et large de cinquante-quatre centimètres (vingt pouces). Cette lame se déroule en cornet dans le principe, et devient horizontale, ou s’incline par son poids. Sa côte moyenne forme en dessous une baguette demi-cylindrique, et en dessus une gouttière. Les feuilles se déchirent facilement en travers jusqu’à leur côte moyenne entre les fibres qui en maissent.
Le Spadix termine le pédoncule central de la tige, et se présente d’abord sous la forme d’un cône ovoïde. L’axe de ce cône s’allonge ensuite considérablement. Il sen détache plusieurs larges cailles, on spathes. Il n’y a point de fleurs immédiatement sous la première ou la seconde écaille. Le Spadix sincline en manière de crosse. Les cing premiers faisceaux de fleurs à sa base sont composés de leurs hermaphrodites fertiles, c’est-à-dice à ovaires persistants et donnant des fruits. Les autres faisceaux sont composés de leurs stériles et caduques, qui se succèdent pendant tout le temps que les fruits maûrissent. Toutes les Heurs ont un ovairo infèré à trois faces principales. Le périgone est à denx valves, dont l’ane extérieure plus grande, terminée par cing dents, et i sont au nombre l’autre intérieure, moitié plus courte non dentée. Les étamines sont au nombre de cinq. Leurs filets, dans les fleurs hermaphrodites fertiles, sont obtus avee une petite pointe nue on terminée par une anthère avortée. Ils sont subulés par le sommet dans les fleurs stériles, dont les anthères remplies de pollen ont leurs loges en dens sillons placés sur le bord et en dedans des filets Le style, de la longueur des étamines, se termine par un stigmate lobe en tête ou en massue. lovaire devient une baie oblongue et ovoïde dans les fleurs fertiles; il est ca-duque, et tombe avec les valves dans les fleurs stériles.
Le fruit à maturité est jaune et odorant. Son écorce pent se déchirer facilement en longuear; elle couvre une pulpe molle, au milieu de laquelle on distingue les traces de trois loges comprimées, et les rudimenta de plusieurs graines avortées. Ce fruit est d’une saveur tris-agréable.
Observations
L’avortement des graines dans les fruits du Bananier, comme dans ceux de l’Ananas, doit être attribué à la propagation constante de ces plantes par re jetons. Il y a, suivant les auteurs, autant de variétés Fruits de Bananier dans l’Inde, que nous possédons de variétés des principaux fruits d’arbres de nos vergers. Rumph et Loureiro ont décrit le Bananier à fruits donnant des graines.
Linné et Willdenow, en désignant comme persistantes les fleurs máles du Bananier caltivé, ou Musa poradisioca, n’ont point attaché à ce terme sa signi-fiention accoutumée. Ces ilears sont caduques; il en reparait seulement de nouvelles à l’extrémité du Spadix, qui ne se flétrit point.
Explication des planches
- Planche 443.—La Plante entière recuite.
- Une des spathes avec un des groupes ou faisceaux de fleurs de l’extrémité du Spadix.
- Une fleur séparée.
- L’ovaire, le style et les étamines.
- Une étamine.
- L’ovaire et son stvle.
- Portion coupée d’un pétiole.
- Planche 444.—Spadix avec les fruits mûrs.
Fam. des Bananiers. Juss.—Polygamie monœcie. Lin.
- Musa paradisiaca. M. spadice natante; floribus masculis persistentibus; spathis oblongis aentis; fructu cylindraceo-trigono. Willd. spec. pl. 4. p. 893.
- Musa paradisiaca. M. spadice mutante; lloribus mascalis persistentibus. Lin. spec. plant. 1477. Desfont. Flor. atl. 2. p. 376. Persoon. enchirid. 1. p. 343.
- Musa cliffortiana. Lin. mus. 1. t. 1. Trew. lab. 18. 19. 20.
- Maux seu musa. Alpin. de plant. Ægypt. tom. 2. p. 40. tab. 23.
- Palma humilis longis latisque foliis. Bauh. pin. 507.
- Musa. Clus. hist. exot. 229. Mathiol. ed. Valgris. 223. 224. Rumph. Amb. 5. p. 125. t.60.
- Bala. Rheed. Malab. 1. p. 17. tab. 12. 13. 14.
- Pala. Plinii. Hist. natur. Lib. xii. cap. 6.
- Musa paradisiaca. De Tussac Flore des Antill. tom. 1. p. 57. et seq. rab. 1. 2. Desvaux sur les Bananiers, journal botan. tom. 4.