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Musa Paradisiaca - The Liliaceae
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Musa Paradisiaca

Bananier Cultivé

Bananier Cultivé

Plate 443 · p.443 · 1814 · The Liliaceae · · 1802-1816 · 绿

合集
百合科植物图谱
绘者
Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
年代
1814
图版号
Plate 443
原书页码
p.443
主色
绿
授权
Public domain

十观

  • 实测花色 黄绿、橙黄
  • 纵幅 1.44∶1
  • 1814 年刊
  • 图版 443

第一眼

搜尽奇峰打草稿。

—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》

走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。

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关于本图版

本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Musa Paradisiaca,在分类体系中列于芭蕉科(Musaceæ)。

该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 443,对应原书第 443 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。

原书文字(英文 / 法文)

Description

Ce végétal précieux ne se propage que des rejettons qui partent de sa souche, et qui deviennent de hautes tiges herbacées couronnées par un faisceau de feuilles très-grandes.

La tige du Bananier cultivé s’élève a quatre à cinq mètres (douze à quinze pieds); elle est épaisse en diamètre à sa base d’environ vingt-un centimètres (hait pouces); elle s’amincit insensiblement jusqu’à son sommet, où les pétioles s’écartent. Cette tige est lisse et cylindrique, composée presque entièrement de Feuillets longitudinaux engainés les uns sur les autres, et qui abontissent aux pétioles, dont ils sont les véritables gaines. Lase de cette tige est formé par un long pédoncule cylindrique qui la parcourt dans toute sa longueur, lorsque la plante est en fleur. Ce pédoncale caché entre les gaines radicales par lesquelles la tige est formée au dehors, produit lui-mème quelques gaines alter nes, d’oi naissent les pétioles des dernières feuilles centrales du faisceau qui termine la tige.

Les feuilles, an nombre de six ou sept, couronnent la tige; la portion libre de leur pétiole au-dessus de leur gaine, est longue de soixante-quatre centimètres (deus pieds); la lame de ces fenilles est longue de deux mètres (six pieds), et large de cinquante-quatre centimètres (vingt pouces). Cette lame se déroule en cornet dans le principe, et devient horizontale, ou s’incline par son poids. Sa côte moyenne forme en dessous une baguette demi-cylindrique, et en dessus une gouttière. Les feuilles se déchirent facilement en travers jusqu’à leur côte moyenne entre les fibres qui en maissent.

Le Spadix termine le pédoncule central de la tige, et se présente d’abord sous la forme d’un cône ovoïde. L’axe de ce cône s’allonge ensuite considérablement. Il sen détache plusieurs larges cailles, on spathes. Il n’y a point de fleurs immédiatement sous la première ou la seconde écaille. Le Spadix sincline en manière de crosse. Les cing premiers faisceaux de fleurs à sa base sont composés de leurs hermaphrodites fertiles, c’est-à-dice à ovaires persistants et donnant des fruits. Les autres faisceaux sont composés de leurs stériles et caduques, qui se succèdent pendant tout le temps que les fruits maûrissent. Toutes les Heurs ont un ovairo infèré à trois faces principales. Le périgone est à denx valves, dont l’ane extérieure plus grande, terminée par cing dents, et i sont au nombre l’autre intérieure, moitié plus courte non dentée. Les étamines sont au nombre de cinq. Leurs filets, dans les fleurs hermaphrodites fertiles, sont obtus avee une petite pointe nue on terminée par une anthère avortée. Ils sont subulés par le sommet dans les fleurs stériles, dont les anthères remplies de pollen ont leurs loges en dens sillons placés sur le bord et en dedans des filets Le style, de la longueur des étamines, se termine par un stigmate lobe en tête ou en massue. lovaire devient une baie oblongue et ovoïde dans les fleurs fertiles; il est ca-duque, et tombe avec les valves dans les fleurs stériles.

Le fruit à maturité est jaune et odorant. Son écorce pent se déchirer facilement en longuear; elle couvre une pulpe molle, au milieu de laquelle on distingue les traces de trois loges comprimées, et les rudimenta de plusieurs graines avortées. Ce fruit est d’une saveur tris-agréable.

Observations

L’avortement des graines dans les fruits du Bananier, comme dans ceux de l’Ananas, doit être attribué à la propagation constante de ces plantes par re jetons. Il y a, suivant les auteurs, autant de variétés Fruits de Bananier dans l’Inde, que nous possédons de variétés des principaux fruits d’arbres de nos vergers. Rumph et Loureiro ont décrit le Bananier à fruits donnant des graines.

Linné et Willdenow, en désignant comme persistantes les fleurs máles du Bananier caltivé, ou Musa poradisioca, n’ont point attaché à ce terme sa signi-fiention accoutumée. Ces ilears sont caduques; il en reparait seulement de nouvelles à l’extrémité du Spadix, qui ne se flétrit point.

Explication des planches

  • Planche 443.—La Plante entière recuite.
    1. Une des spathes avec un des groupes ou faisceaux de fleurs de l’extrémité du Spadix.
    2. Une fleur séparée.
    3. L’ovaire, le style et les étamines.
    4. Une étamine.
    5. L’ovaire et son stvle.
    6. Portion coupée d’un pétiole.
  • Planche 444.—Spadix avec les fruits mûrs.

Fam. des Bananiers. Juss.—Polygamie monœcie. Lin.

  • Musa paradisiaca. M. spadice natante; floribus masculis persistentibus; spathis oblongis aentis; fructu cylindraceo-trigono. Willd. spec. pl. 4. p. 893.
  • Musa paradisiaca. M. spadice mutante; lloribus mascalis persistentibus. Lin. spec. plant. 1477. Desfont. Flor. atl. 2. p. 376. Persoon. enchirid. 1. p. 343.
  • Musa cliffortiana. Lin. mus. 1. t. 1. Trew. lab. 18. 19. 20.
  • Maux seu musa. Alpin. de plant. Ægypt. tom. 2. p. 40. tab. 23.
  • Palma humilis longis latisque foliis. Bauh. pin. 507.
  • Musa. Clus. hist. exot. 229. Mathiol. ed. Valgris. 223. 224. Rumph. Amb. 5. p. 125. t.60.
  • Bala. Rheed. Malab. 1. p. 17. tab. 12. 13. 14.
  • Pala. Plinii. Hist. natur. Lib. xii. cap. 6.
  • Musa paradisiaca. De Tussac Flore des Antill. tom. 1. p. 57. et seq. rab. 1. 2. Desvaux sur les Bananiers, journal botan. tom. 4.
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Medeola Asparagoïdes

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