Sagittaria Sagittifolia
欧洲慈姑
Sagittaire en Flèche
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.62 : 1
First Look
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
Exhaust the strange peaks, and then make the sketch.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans left: the upper half carries 14 points further left than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Sagittaria sagittifolia: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Alismataceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Monoecia — two ways of asking what a plant is. The Chinese name 欧洲慈姑 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.8% of the sheet against 8.5% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. A bulb of overlapping fleshy scales gives the lily its Chinese name, 'hundred-fold'; six tepals reflex as the flower opens, around six stamens with long, T-shaped anthers. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 17% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
更乞两丛香百合,老翁七十尚童心。
—— 宋·陆游《窗前作小土山蓻兰及玉簪最后得香百合并种之戏作》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In the West the white lily is Marian purity, held by the angel of the Annunciation; in China the name sounds like 'a hundred years in harmony', a wedding wish. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Early to high summer, June and July. Temperate north — China, Japan, Europe. Long used in Chinese medicine, lilies were hunted in East Asia by nineteenth-century collectors and transformed European gardens. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1809 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Une racine formée d’une multitade de fibres blanches et brillantes, donne naissance à des feuilles nombreuses, portées sur des pétioles allongés, trian-gulaires, très-gros dans leur partie inférieure, rétrécis en pointe vers le haut, munis vers le bas de deux appendices membraneuses qui embrassent la hampe. Ces pétioles sont formés à l’intérieur de celiales prismatiques hexagones extré-mement grandes et pleines d’air. Le limbe de la feuille est triangulaire, en forme de fer de flèche, plus ou moins élargi et aigu, entier sur les bords, glabre et marqué de nervures saillantes, dont la moyenne est la plus forte. Les oreillettes ou appendices qui résultent de son échancrure postérieure, sont en général triangulaires, très-aigués et aussi longues que le corps même de la feuille. Quelquefois, et c’est ce qu’on observe particulièrement dans la variété B, elles sont beaucoup plus courtes et un peu obtuses.
Au milieu de ces feuilles s’élève, à la hauteur de trois à douze décimètres, une hampe droite ou un peu courbée, anguleuse, nue, glabre, et formée à l’intérieur de cellules allongées, ou vaisseaux très-amples et pleins d’air. Cette hampe, ainsi que les pétioles des feuilles, a presque toujours sa partie inférieure plongée dans l’eau. Les fleurs forment à sa partie supérieure une grappe simple et terminale. Elles sont supportées par des pédoncules simples, longs de deux ou trois centimètres au plus, disposés trois à trois en verticilles écartés. A la naissance de chaque pédoncule est une bractée membraneuse, lancéolée, très-courte, soudée par sa base avec les deux bractées du même verticille, de manière à former une sorte de collerette d’une seule pièce.
Le périgone est à six divisions profondes, dont trois estérieures, longues de six ou huit millimètres seulement, ovales, concaves, vertes et persistantes, ont l’apparence d’un véritable calice. Les trois autres, beaucoup plus grandes, sont blanches, arrondies, plus larges que longues, entières sur les bords, né-trécies à la base en un onglet très-court, de couleur violette. Elles s’étalent en manière de roue. Les extérieures, d’abord réfléchies en bas, se relèvent après* la floraison et embrassent le fruit.
Les fleurs des verticilles supérieurs présentent de trente à quarante étamines, disposées sur un réceptacle un peu conique. Les filaments, longs de deux millimètres environ, blanes et épais, supportent des anthères ovales, aiguës, droites, violettes et formées de deux loges qui s’ouvrent par le dos. Le pollen est jaune, un peu safrané.
Les fleurs inférieures, d’ailleurs semblables, ne contiennent point d’éta-mines, mais présentent à la place une multitude d’ovaires disposés en tête arrondie. Ces ovaires sont ovales, fortement comprimés, relevés en bosse sur leur bord extérieur et terminés par un style très-court, que surmonte un stigmate aigu et persistant. Ils se transforment en autant de capsules monospermes de même forme qu’eux, et bordées dans tout leur contour d’une aile mem-braneuse.
La variété C, que nous n’avons pas eu occasion de voir nous-même, est remarquable par ses feuilles, dont la plupart sont linéaires ou lancéolées.
Histoire
La Sagittaire en flèche croit abondamment au bord des rivières et étangs de toute l’Europe. La variété C a été trouvée en Prusse.
Elle fleurit pendant la plus grande partie de l’été.
Explication des planches
- Planche 279. La Plante entière réduite.
- Planche 280. Diverses parties de la Plante de grandeur naturelle.
- Le haut d’une tige de grandeur naturelle.
- Une feuille.
- Une des divisions intérieures du périgone.
- Une fleur mâle, dont les divisions intérieures du périgone ont été enlevées.
- Un fruit entier parvenu à maturité.
- Le même fendu de haut en bas, de manière à montrer le réceptacle.
- Une des capsules dont la réunion constitue le fruit.
Fam. des Alismacées. Fl. Fr.—Monœcia polygynie. Lin.
- Sagittaria sagittifolia. S. foliis lanceolatis acuminatis sagittatis, lobis lanceolatis rectis, scapo simplici. Willd. sp. pl. 4. p. 408. Pers. enchir. 1. p. 563.
- Sagittaria sagittifolia. S. foliis sagittatis acutis. Fl. Lapp. 344. FL. Suec. 780. 869. Roy. Lugd-b. 493. Lin. sp. pl. 1410, exclus. syn. Gronov. Fl. Dan. 174. Gmel. Sib. 4. p. 207. Poll. Palat. n. 907. Lam. illustr. 776. Roth. Germ. 1. 406; 2. 480. Fl. Fr. édit. 3. n. 1889.
- Sagittaria sagittifolia, S. foliis sagittatis, capsulis compressis acutis. Lam. dict. 2. ?. 503.
- Sagittaria aquatica. Lam. fl. Franç. 2. p. 197.
- Sagitta major. Scop. fl. Carn. 1181.
- Sagitta foliis acuminatis. Hall. Helvet. 1185.
- Var. A minor.
- Ranunculus palustris folio sagittato minori, et Ranunculus palustris folio sagittato angustiori. Tournef. inst. 292.
- Sagitta et Sagitta minor angustifolia. J. Bauh. hist. 3. 789 et 790.
- Sagitta aquatica minor latifolia et angustifolia. Bauh. pin. 194.
- Sagitta. Camer. épit. 874.
- Var. B major.
- Ranunculus palustris folio sagittato maximo. Tournef. inst. 292.
- Sagitta major. Camer. épit. 875. Tabern. ic. 743. J. Bauh. hist. 790.
- Sagitta aquatica major. Bauh. pin. 194.
- Var. C. foliis varlis.
- Sagitta aquatica minor foliis variis. Lœs. Pruss. 234. t. 74.
- Gramen bulbosum aquaticum. Bauh. prodr. 4.