欧洲慈姑
Sagittaria Sagittifolia
Sagittaire en Flèche
- 中文名
- 欧洲慈姑
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 280
- 原书页码
- p.279
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.62∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Sagittaria sagittifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Alismataceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monoecia。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。中文名“欧洲慈姑”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.8%,叶色 8.5%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鳞茎由多数肉质鳞片抱合而成,故名“百合”;茎直立,叶披针或轮生,花被六片,盛开时向外反卷,雄蕊六枚,花药长大如丁字。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 17%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
更乞两丛香百合,老翁七十尚童心。
—— 宋·陆游《窗前作小土山蓻兰及玉簪最后得香百合并种之戏作》
“更乞两丛香百合”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
西方以白百合为圣母之洁,天使报喜时手持者即是;中国取其“百年好合”之谐音,婚仪用之,是世俗的祝福而非宗教的纯洁。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
初夏至盛夏,六七月间开。百合花期短,三五日即谢,故画者多取初开之态。北半球温带,中国、日本与欧洲山地皆有。中国百合入药已久,十九世纪欧洲又从东亚引去数十种,一时百合育种大盛。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1809 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。欧洲慈姑(Sagittaria Sagittifolia)是本图的主角,归入泽泻科(Alismataceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 280,见第 279 页,版式为纵幅,设色以绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une racine formée d’une multitade de fibres blanches et brillantes, donne naissance à des feuilles nombreuses, portées sur des pétioles allongés, trian-gulaires, très-gros dans leur partie inférieure, rétrécis en pointe vers le haut, munis vers le bas de deux appendices membraneuses qui embrassent la hampe. Ces pétioles sont formés à l’intérieur de celiales prismatiques hexagones extré-mement grandes et pleines d’air. Le limbe de la feuille est triangulaire, en forme de fer de flèche, plus ou moins élargi et aigu, entier sur les bords, glabre et marqué de nervures saillantes, dont la moyenne est la plus forte. Les oreillettes ou appendices qui résultent de son échancrure postérieure, sont en général triangulaires, très-aigués et aussi longues que le corps même de la feuille. Quelquefois, et c’est ce qu’on observe particulièrement dans la variété B, elles sont beaucoup plus courtes et un peu obtuses.
Au milieu de ces feuilles s’élève, à la hauteur de trois à douze décimètres, une hampe droite ou un peu courbée, anguleuse, nue, glabre, et formée à l’intérieur de cellules allongées, ou vaisseaux très-amples et pleins d’air. Cette hampe, ainsi que les pétioles des feuilles, a presque toujours sa partie inférieure plongée dans l’eau. Les fleurs forment à sa partie supérieure une grappe simple et terminale. Elles sont supportées par des pédoncules simples, longs de deux ou trois centimètres au plus, disposés trois à trois en verticilles écartés. A la naissance de chaque pédoncule est une bractée membraneuse, lancéolée, très-courte, soudée par sa base avec les deux bractées du même verticille, de manière à former une sorte de collerette d’une seule pièce.
Le périgone est à six divisions profondes, dont trois estérieures, longues de six ou huit millimètres seulement, ovales, concaves, vertes et persistantes, ont l’apparence d’un véritable calice. Les trois autres, beaucoup plus grandes, sont blanches, arrondies, plus larges que longues, entières sur les bords, né-trécies à la base en un onglet très-court, de couleur violette. Elles s’étalent en manière de roue. Les extérieures, d’abord réfléchies en bas, se relèvent après* la floraison et embrassent le fruit.
Les fleurs des verticilles supérieurs présentent de trente à quarante étamines, disposées sur un réceptacle un peu conique. Les filaments, longs de deux millimètres environ, blanes et épais, supportent des anthères ovales, aiguës, droites, violettes et formées de deux loges qui s’ouvrent par le dos. Le pollen est jaune, un peu safrané.
Les fleurs inférieures, d’ailleurs semblables, ne contiennent point d’éta-mines, mais présentent à la place une multitude d’ovaires disposés en tête arrondie. Ces ovaires sont ovales, fortement comprimés, relevés en bosse sur leur bord extérieur et terminés par un style très-court, que surmonte un stigmate aigu et persistant. Ils se transforment en autant de capsules monospermes de même forme qu’eux, et bordées dans tout leur contour d’une aile mem-braneuse.
La variété C, que nous n’avons pas eu occasion de voir nous-même, est remarquable par ses feuilles, dont la plupart sont linéaires ou lancéolées.
Histoire
La Sagittaire en flèche croit abondamment au bord des rivières et étangs de toute l’Europe. La variété C a été trouvée en Prusse.
Elle fleurit pendant la plus grande partie de l’été.
Explication des planches
- Planche 279. La Plante entière réduite.
- Planche 280. Diverses parties de la Plante de grandeur naturelle.
- Le haut d’une tige de grandeur naturelle.
- Une feuille.
- Une des divisions intérieures du périgone.
- Une fleur mâle, dont les divisions intérieures du périgone ont été enlevées.
- Un fruit entier parvenu à maturité.
- Le même fendu de haut en bas, de manière à montrer le réceptacle.
- Une des capsules dont la réunion constitue le fruit.
Fam. des Alismacées. Fl. Fr.—Monœcia polygynie. Lin.
- Sagittaria sagittifolia. S. foliis lanceolatis acuminatis sagittatis, lobis lanceolatis rectis, scapo simplici. Willd. sp. pl. 4. p. 408. Pers. enchir. 1. p. 563.
- Sagittaria sagittifolia. S. foliis sagittatis acutis. Fl. Lapp. 344. FL. Suec. 780. 869. Roy. Lugd-b. 493. Lin. sp. pl. 1410, exclus. syn. Gronov. Fl. Dan. 174. Gmel. Sib. 4. p. 207. Poll. Palat. n. 907. Lam. illustr. 776. Roth. Germ. 1. 406; 2. 480. Fl. Fr. édit. 3. n. 1889.
- Sagittaria sagittifolia, S. foliis sagittatis, capsulis compressis acutis. Lam. dict. 2. ?. 503.
- Sagittaria aquatica. Lam. fl. Franç. 2. p. 197.
- Sagitta major. Scop. fl. Carn. 1181.
- Sagitta foliis acuminatis. Hall. Helvet. 1185.
- Var. A minor.
- Ranunculus palustris folio sagittato minori, et Ranunculus palustris folio sagittato angustiori. Tournef. inst. 292.
- Sagitta et Sagitta minor angustifolia. J. Bauh. hist. 3. 789 et 790.
- Sagitta aquatica minor latifolia et angustifolia. Bauh. pin. 194.
- Sagitta. Camer. épit. 874.
- Var. B major.
- Ranunculus palustris folio sagittato maximo. Tournef. inst. 292.
- Sagitta major. Camer. épit. 875. Tabern. ic. 743. J. Bauh. hist. 790.
- Sagitta aquatica major. Bauh. pin. 194.
- Var. C. foliis varlis.
- Sagitta aquatica minor foliis variis. Lœs. Pruss. 234. t. 74.
- Gramen bulbosum aquaticum. Bauh. prodr. 4.