Sisyrinchium Tenuifolium
Bermudienne a Feuilles Menues
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- slightly upright 1.26 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
Slightly taller than wide; the eye lands above centre. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Sisyrinchium tenuifolium: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Monadelphia — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 1.1% of the sheet against 5.7% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Irises carry rhizomes or bulbs, sword-shaped leaves in two ranks, and six tepals — three falls drooping, often bearded or speckled, three standards erect. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is slightly tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 9% of the sheet, centred above centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China sweet flag hung at the door wards off evil at midsummer; in Europe the iris is the messenger, since Iris was the rainbow goddess who carried divine words. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Late spring to early summer, peaking in April and May, before the summer rains. Temperate north. In China iris and sweet flag belong to the Dragon Boat festival. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1809 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Une racine formée de fibres jaunâtres, simples et assez épaisses, donne naissance à des tiges nombreuses réunies en gazon, couchées à leur base, longues de dix à quinze centimètres, comprimées, mais nullement ailées, lisses, glabres, flexueuses et émettant pour l’ordinaire un rameau latéral. Des feuilles radicales comprimées en forme de glaive, extrêmement étroites, un peu charnues, très-glabres, droites et aiguës, entourent en trèsgrand nombre ces tiges, dont elles dépassent un peu la hauteur, et dont chacune porte une ou deux feuilles sem-blables, mais plus courtes.
Les fleurs sont réunies cinq ou six ensemble, en ombelles, terminales, qu’en-toure une spathe, dont les deux valves, toujours appliquées l’une contre l’autre, sont foliacées, lancéolées, un peu obtuses, concaves, ventrues, relevées en carène sur le dos, et marquées de nervures d’un rouge-violet. Elles sont portées sur des pédicelles filiformes, d’abord très-courts, mais s’allongeant au moment de leur épanouissement, au point d’égaler ou de dépasser un peu la longueur de la spathe. Entre ces pédicelles sont des bractées membraneuses, blanches, qui les enveloppent, et s’enveloppent mutuellement. Il ne s’épanouit qu’une seule fleur à la fois dans chaque ombelle.
Le périgone est jaune, régulier, du diamètre de deux centimètres environ. Il se divise profondément en six lanières lancéolées, concaves, aigués, égales entre elles, très-étalées et marquées chacune de cinq nervures principales, dont la moyenne est la plus saillante.
Les filaments des étamines, au nombre de trois, sont réanis à leur base en un tube court, hérissé de poils glanduleux. Dans le reste de leur étendue, e’est-a-dire dans plus des trois quarts de leur longueur, ils sont libres, en forme d’alène, glabres et divergents. Les anthères sont oblongues-linéaires, jaunes et redressées.
L’ovaire est adhérent, ovale triangulaire, avee ses angles un peu obtus. Il est vert et hérissé de poils glanduleux au sommet. Le style, grêle, court et renfermé en entier dans le tube formé par les étamines, se divise en trois stigmates jaunes, en forme de soie, divergents, et égaux en longueur aux étamines.
La capsule, de même forme que l’ovaire, mais presque entièrement glabre, est à trois valves et à trois loges, dont chacune renferme des semences nom-breuses, arrondies et supportées par des pédicelles deux fois aussi longs qu’elles.
Histoire
On cultive depuis deux ou trois ans, au Jardin du Muséum d’Histoire natu-relle, cette petite plante, qui a été donnée par M. Zea, avec le nom par lequel nous la désignons. Elle se multiplie facilement; mais l’on ignore encore si elle peut supporter les froids de T’hiver. Elle fleurit pendant tout l’été. Ses fleurs sépanouissent le matin, et se fanent vers le milieu du jour.
Observations
Cette espèce de Bermudienne ressemble beaucoup à celle que nous avons fait connaître dans le premier volume de cet ouvrage, sous le nom de Bermudienne roulée, mais en diflère par sa petitesse, par ses feuilles plus griles, par ses pédicelles qui atteignent la longueur des spathes, et surtout par sa tige nullement ailée, ainsi que par les poils glanduleux qui couvrent l’ovaire. Nous profiterons de cette occasion pour relever une erreur grave qui s’est glissée dans la phrase caractéristique de la Bermudienne roulée où le mot tereti a été mis pour celui d’ancipiti. La tige de cette espèce est très-comprimée et aussi fortement ailée que celle d’aucune autre espèce de Bermudienne connue.
Fam. des Iris. Juss.—Monadelphie triandrie. Lin.
- Sisyrinchium tenuifolium. S. radice fabrosâ, floribus umbellatis, scapo compresso nudo, spathâ ventricosâ bivalvi, ovario hispido.