Amaryllis Curvifolia
Amaryllis a Feuilles Recourbées
Amaryllis a Feuilles Recourbées
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.67 : 1
First Look
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
Likeness is the threshold; bone-and-breath is the point.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the yellow is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 8 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Amaryllis curvifolia: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Amaryllidaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Hexandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 8.6% of the sheet, foliage 3.9%, the cast amber with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Bulbous plants store the year underground — bulb, corm or tuber — then send up a few thick leaves and a single scape, with six tepals in cup, funnel or star. Filed under yellow — a honey-yellow, built in washes from a pale ground. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 17% of the sheet, centred a little right of centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the yellow the corolla becomes its resting point.
Symbolism
The tulip was an imperial emblem in Istanbul and a speculative bubble in Amsterdam; the hyacinth sprang from a boy's blood in Greek myth. What bulbs share is concealment: next year kept underground. This plate leans yellow, which in flower language adds one more degree of feeling. Meanings change their tune: the same flower can say opposite things within a century.
Season and Place
Early spring to early summer, genus by genus: tulips and hyacinths first, gladiolus and amaryllis later. Three homelands: the Mediterranean, Central Asia and South Africa. The tulip came from Ottoman gardens and became a Dutch mania. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1809.
About this plate
Description
Cette belle Amaryllis a beaucoup de rapport avec la Guernesienne, qu’elle égale, si même elle ne la dépasse, quant à la beauté et à l’éclat de ses fleurs. Elle s’en distingue cependant par des caractères peu saillants, mais assez nom-breux, tels que le nombre plus grand de ses fleurs, la forme plus élargie de sa bulbe, la couleur glauque de ses feuilles, et l’époque de leur développement, qui se fait simultanément avee celui des fleurs.
La bulbe qui lui donne naissance est arrondie, un peu déprimée, grosse comme une petite pomme, et couverte d’écailles membraneuses, rougeâtres. De son sommet nait un faisceau de sis ou huit feuilles lancéolées-linéaires, plus ou moins courbées en forme de faux sur leurs bords, disposées en gouttière dans leur partie inférieure, planes et étalées dans la supérieure, arrondies au sommet, glabres et d’une couleur glauque. Elles se développent en même temps que les fleurs, et continuent à croitre jusqu’à leur entier épanouissement, mais restent cependant toujours plus courtes que la hampe: celle-ei sort à côté d’elles du sommet de la bulbe et s’élève jusqu’à la hauteur de cinq ou six décimètres. Entourée à sa base par quelques gaines écailleuses, courtes et irrégulières, qui enveloppent également la base des feuilles, elle est nue dans tout le reste de sa longueur. Elle est droite, glabre, un peu glauque, comprimée dans le bas, presque cylindrique dans le haut. Les fleurs, au nombre de quinze environ, forment à son sommet une ombelle assez serrée; elles sont d’une magnifique couleur écarlate et portées sur des pédicelles assez forts, qui atteiguent la longueur de trois ou quatre centimètres. A la base de l’ombelle est une spathe à deux valves, ovales-lancéolées, aigués, d’une couleur rougeâtre et à peu près de la longueur des pédicelles. Ceux-ci sont séparés par des bractées semblables aux valves de la spathe, mais plus étroites.
Le périgone est régulier, divisé jusques tout auprès de l’ovaire, en six segments, linéaires-lancéolés, longs de cing centimètres environ, egaux entre eux, légèrement ondulés sur les bords, fortement recourbés en dehors, et même contournés en spirale. Leur sommet se rétrécit assez subitement en une petite pointe, et trois d’entre eux portent en cet endroit une touffe de poils.
Les filaments des étamines sont droits, filiformes, épais, serrés contre le style dans leur partie inférieure, mais sen écartant un peu dans le haut. Ils participent, ainsi que lui, à la couleur écarlate des segments du périgone, dont ils dépassent un peu la longueur, et avec lesquels ils sont soudés par leur base. Ils sont aussi soudés entre eux dans cet endroit. Les anthères sont d’un violet pourpre, un peu redressées, à deux loges qui souvrent latéralement. Elles diminuent beaucoup de volume et deviennent noirâtres après leur fécondation.
L’ovaire est adhérent au périgone, glabre, de couleur verte, un peu déprimé, marqué de trois sillons. Le style est filiforme, à peu-près droit, et égal en longueur aux étamines.
Histoire
L’Amaryllis à feuilles recourhées est originaire du Cap de Bonne-Espérance. Il n’y a pas très-long-temps qu’elle a été introduite en Europe; et l’on en doit la première connaissance à Jacquin. Nous la décrivons d’après un individu qui a fleuri dans les serres du Jardin des Plantes.
Explication de la planche
La Plante entière de grandeur naturelle.
- Une fleur fendue latéralement, et étalée.
- L’ovaire et le style, avec le pédicelle qui les supporte.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Amaryllis curvifolia, A. petalis oblongis undulatis revolutis, genitalibus corollâ longioribus rectiusculis, foliis strictis lineari-ensiformibus canaliculatis. Willd. spec. pl. 2. 59. Pers. enchir. 1. 354. Gawl. in Curt, bot. mag. t. 725.
- Amaryllis curvifolia. A. spathâ multiflorâ, corollis revolutis, undulatis, pedicellis erectis, foliis sublinearibus, latè canaliculatis, subfalcatis. Jacq. hort. Schoenbr. 1. p. 33. t. 64.
- Amaryllis Fothergilia. A. spathâ multillorâ, petalis lanceolatis apice revolutis, genitalibus erectis, foliis linearibus subcanaliculatis obtusis glaucis. Andr. bot. rep. t. 163.