Sisyrinchium Tenuifolium
Bermudienne a Feuilles Menues
- 学名
- Bermudienne a Feuilles Menues
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1809
- 图版号
- Plate 275
- 原书页码
- p.275
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 略纵 1.26∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Sisyrinchium tenuifolium:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。双名制的好处是唯一:全世界叫这个名字的,只能是这一种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Monadelphia。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.1%,叶色 5.7%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅略高,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 9%,重心偏上——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
我来立久无所得,空数石上菖蒲生。
—— 宋·王安石《九井》
“我来立久无所得”——把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1809 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1809 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Sisyrinchium Tenuifolium”,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 275,对应原书第 275 页,版式为纵幅,整幅以绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une racine formée de fibres jaunâtres, simples et assez épaisses, donne naissance à des tiges nombreuses réunies en gazon, couchées à leur base, longues de dix à quinze centimètres, comprimées, mais nullement ailées, lisses, glabres, flexueuses et émettant pour l’ordinaire un rameau latéral. Des feuilles radicales comprimées en forme de glaive, extrêmement étroites, un peu charnues, très-glabres, droites et aiguës, entourent en trèsgrand nombre ces tiges, dont elles dépassent un peu la hauteur, et dont chacune porte une ou deux feuilles sem-blables, mais plus courtes.
Les fleurs sont réunies cinq ou six ensemble, en ombelles, terminales, qu’en-toure une spathe, dont les deux valves, toujours appliquées l’une contre l’autre, sont foliacées, lancéolées, un peu obtuses, concaves, ventrues, relevées en carène sur le dos, et marquées de nervures d’un rouge-violet. Elles sont portées sur des pédicelles filiformes, d’abord très-courts, mais s’allongeant au moment de leur épanouissement, au point d’égaler ou de dépasser un peu la longueur de la spathe. Entre ces pédicelles sont des bractées membraneuses, blanches, qui les enveloppent, et s’enveloppent mutuellement. Il ne s’épanouit qu’une seule fleur à la fois dans chaque ombelle.
Le périgone est jaune, régulier, du diamètre de deux centimètres environ. Il se divise profondément en six lanières lancéolées, concaves, aigués, égales entre elles, très-étalées et marquées chacune de cinq nervures principales, dont la moyenne est la plus saillante.
Les filaments des étamines, au nombre de trois, sont réanis à leur base en un tube court, hérissé de poils glanduleux. Dans le reste de leur étendue, e’est-a-dire dans plus des trois quarts de leur longueur, ils sont libres, en forme d’alène, glabres et divergents. Les anthères sont oblongues-linéaires, jaunes et redressées.
L’ovaire est adhérent, ovale triangulaire, avee ses angles un peu obtus. Il est vert et hérissé de poils glanduleux au sommet. Le style, grêle, court et renfermé en entier dans le tube formé par les étamines, se divise en trois stigmates jaunes, en forme de soie, divergents, et égaux en longueur aux étamines.
La capsule, de même forme que l’ovaire, mais presque entièrement glabre, est à trois valves et à trois loges, dont chacune renferme des semences nom-breuses, arrondies et supportées par des pédicelles deux fois aussi longs qu’elles.
Histoire
On cultive depuis deux ou trois ans, au Jardin du Muséum d’Histoire natu-relle, cette petite plante, qui a été donnée par M. Zea, avec le nom par lequel nous la désignons. Elle se multiplie facilement; mais l’on ignore encore si elle peut supporter les froids de T’hiver. Elle fleurit pendant tout l’été. Ses fleurs sépanouissent le matin, et se fanent vers le milieu du jour.
Observations
Cette espèce de Bermudienne ressemble beaucoup à celle que nous avons fait connaître dans le premier volume de cet ouvrage, sous le nom de Bermudienne roulée, mais en diflère par sa petitesse, par ses feuilles plus griles, par ses pédicelles qui atteignent la longueur des spathes, et surtout par sa tige nullement ailée, ainsi que par les poils glanduleux qui couvrent l’ovaire. Nous profiterons de cette occasion pour relever une erreur grave qui s’est glissée dans la phrase caractéristique de la Bermudienne roulée où le mot tereti a été mis pour celui d’ancipiti. La tige de cette espèce est très-comprimée et aussi fortement ailée que celle d’aucune autre espèce de Bermudienne connue.
Fam. des Iris. Juss.—Monadelphie triandrie. Lin.
- Sisyrinchium tenuifolium. S. radice fabrosâ, floribus umbellatis, scapo compresso nudo, spathâ ventricosâ bivalvi, ovario hispido.