Wachendorfia Thyrsiflora
Wachendorfe en Thyrse
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.51 : 1
- published 1804
- Plate 93
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Wachendorfia thyrsiflora: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Triandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 4.5% of the sheet, foliage 7.9%, the cast yellow-green with a second note of amber. No other plate shares exactly this measure. Irises carry rhizomes or bulbs, sword-shaped leaves in two ranks, and six tepals — three falls drooping, often bearded or speckled, three standards erect. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins — the upright format of most floras. (about 1.51 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 16% of the sheet, centred near the centre; the emptiness is where the eye rests. Cover the margins with your thumb and the plate suffocates; uncover them and the flower breathes again.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. There is evidence on the back too: the plate mark pressed into the paper, the slight relief of the pigment, lines worn shallow in a later printing. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
蓝田日暖玉生烟。
—— 唐·李商隐《锦瑟》
In warm sun over Lantian, the jade gives off smoke.
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China sweet flag hung at the door wards off evil at midsummer; in Europe the iris is the messenger, since Iris was the rainbow goddess who carried divine words. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Late spring to early summer, peaking in April and May, before the summer rains. Temperate north. In China iris and sweet flag belong to the Dragon Boat festival. The year 1804 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1802-1816. This plate is Plate 93, book page 93. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1804 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Cette plante mérite de fixer notre ittention, non-seulement par son élégance et par sa rareté, mais surtout parce qu’elle est, pour ainsi dire, le type d’un grouppe encore peu connu, tres-voisin de la famille des Iridéca, et cependant distinet par des caractères importants.
Sa racine offre un gros tubercule ovoïde, placé au-dessous du collet recou vert par quelques tuniques brunes et scarieuses, muni en dessous de fibres ramesses et divergentes: touté cette racine est remarquable par la belle couleur ronge qui’elle présente lorspion la met à nu, et quon retrouve dans somp intérieur; elle pousse en dessus une tige herbacée, droite, simple, comprimée, presque cylindrique, hante de 6 à 7 décimètres, toute conserte de feuilles, excepté vers le sommet où elle est garnie d’on duvet mol, court et peu abondant.
Les feuilles naissent, soit du collet, soit le long de la tige, et sont d’autant plus longues et plas étalées qu’elles naissent plus près de la base; elles sont plus courtes que la tige, assez semblables à celles de la Tigridie-queuede-Paon, glabres, un peu engainées à leur base par leurangle supérieur, disposées dans le même sens que les feuilles des Iridées, c’estädire, ayant le limbe vertical, plissé longitudinalement, lancéolé, pointa, rétréci aus deux estrémités. Les feuilles qui naissent a la base des pédicelles sont pabescentes, lancéolées, tris aiguës, longues de e a 3 centimètres, et se dessechent apris la Meuraison.
Les fleurs sont d’un jaune doré, au nombre de vingt à trente, disposées en grappe simple, droite, oblongue; leurs pédicelles sont courts, pubescents; et naissent de l’aisselle des feuilles Morales; les inférieurs sont bilurques, et portent chaeun deux flears; les supérienes sont simples et unillores.
La corolle est d’une seule pièce, à six parties irrégulières disposées en dens levres inégales, asses semblables à la leur de l’Azalée du Pont; les lanieres sont oblongues, demi-étalées, pubescentes, et un peu orangées en dehors; les trois qui forment la livre inférieure sont plus écartées, plus profondément divisées; les trois qui constituent la lèvre supérieure sont moins divisées, et celle du milieu est la plus grande, et la plas courte de toutes. Malgré ces ano-malies, on peut encore distinguer que les divisions sont sur deux rangs, et placées alternativement au rang externe et au rang interne; les deus lèvres sont séparées à leur base par une échancrure ovale, dans laquelle se trouve une glande oblongue qui émet une liqueur miellée, et qui se prolonge un peu sur le pédoncule.
Les étamines sont au nombre de trois, insérées à la base des lanières intérieures de la corolle, égales à la longueur de la fleur, droites ou irrégulièrement dejetées de côté; leurs filets sont jaunes, filiformes; les antheres sont d’un jaune roux, oblongues, attachées par le dos, à deux loges qui s’ouvrent en dedans, remplies de pollen jaune.
L’ovaire est libre, arrondi, triangulaire, cotonneux; le style est droit, son-vent tortueus, égal à la longueur des étam ines, janne, cylindrique, terminé par un stigmate simple, aigu, orangé.
Le fruit de cette plante west pas parvenu à maturité complète dans les individas vivants que j’ai eu occasion d’observer; c’est une capsule à peu près triangulaire, a trois loges, à trois valves chargées d’une cloison longitudinale sur leur face interne; les graines, selon Goertner, sont attachées i la base des loges près de l’axe; elles sont solitaires dans chaque loge, toutes couvertes de soies molles et écailleuses; leur embrion est grêle, place a la base d’un grand périsperme blane et presque farineux.
Histoire
La Wachendorfe est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
Elle est cultivée depuis longtemps dans les jardins d’Europe, mais elle fleurit rarement: nous l’avons observée à la fin do printemps dans les jardins de MM. Cels et Noisette. On la cultive sous chassis en pleine terre: elle se multiplie de boutures.
Observations
On voit, d’après la description précédente, que la Wachendorfe dillère des Tridées,
- par son ovaire libre et non adhérent;
- par ses anthères qui s’ouvrent en dedans et mon en dehors; d’ailleurs, elle s’en rapproche par ses feuilles en glaive, sa racine tubéreuse, sa corolle irrégulière, ses trois éta-alves munies de cloison, etc.
La couleur rouge de la racine de notre plante se retrouve dans l’Heritiera linciorum Bose, plante tres-voisine de la Wachendorfe: peut-être les racines de la Wachendorfe peuvent-elles servir dans les teintures.
Je whi point vu, dans les fleurs que jai analysées, les filaments stériles par quelques anteurs.
Explication de lan planche
- La fleur vue en dessous.
- La corolle ouverte et séparée pour montrer la position et la profondeur relative des lobes.
- Le pistil avec les deux glandes nectariferes.
- La capsule entière.
- La même coupée en travers.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Wachendorfia thyrsiflora. W. scapo simplici. Lin. Spec. 39. Mill. Dict. n. 1. Gært. fruct. 1. p. 52. t. 15. f. 4.
- Wachendorfia thyrsiflora. W. scapo subsimplici, panicula coaretata, folix ensiformibus quinquenerviis plicatis glabris. Thunb. prodr. 12. Wild. Spec. 1. p. 248.
- Wachendorlia foliis lanceolatis quinquenerviis canalicolato-plicatis floribus in tyrsum colleetis. Burm. monogr. 2. f. 2. Nov. act. nat. Cur. 1. Obs. 50. t. 2. f. 1.
- Wachendorfia thyrsiflora. W. scopo simplici floribus in thy rum collectis. Lam. Illustr. n. 593. t. 34. f. 2.