Wachendorfia Thyrsiflora
Wachendorfe en Thyrse
- 学名
- Wachendorfe en Thyrse
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 93
- 原书页码
- p.93
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.51∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Wachendorfia thyrsiflora:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Iridaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Triandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.5%,叶色 7.9%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。鸢尾具根状茎或球茎,叶剑形,二列排列如扇;花被六片,三片下垂为“垂瓣”,三片直立为“旗瓣”,下垂者常带须状或斑点,是辨属的标记。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 16%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
彼泽之陂,有蒲菡萏。有美一人,硕大且俨。
—— 《诗经·陈风·泽陂》
蒲即香蒲,与菖蒲同列水泽之草。三千年前的水边,人看见的是草,想起的是人——这是中国咏物诗最早的语法。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。
花语
中国以菖蒲为辟邪之草,端午悬门;鸢尾之名取其叶如鸢尾,带一点野气。西方以鸢尾为信使与消息,因为 Iris 本是传递神谕的虹之女神。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
暮春至初夏,四五月最盛。江南梅雨前开尽,故有“开到荼蘼”之叹。北半球温带广布。中国以菖蒲、鸢尾入端午旧俗,欧洲则以德国鸢尾(Iris germanica)为香根之源。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1804 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。画面主体为 Wachendorfia Thyrsiflora,在分类体系中列于鸢尾科(Iridaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 93,对应原书第 93 页,版式为纵幅,设色以黄绿为基调。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante mérite de fixer notre ittention, non-seulement par son élégance et par sa rareté, mais surtout parce qu’elle est, pour ainsi dire, le type d’un grouppe encore peu connu, tres-voisin de la famille des Iridéca, et cependant distinet par des caractères importants.
Sa racine offre un gros tubercule ovoïde, placé au-dessous du collet recou vert par quelques tuniques brunes et scarieuses, muni en dessous de fibres ramesses et divergentes: touté cette racine est remarquable par la belle couleur ronge qui’elle présente lorspion la met à nu, et quon retrouve dans somp intérieur; elle pousse en dessus une tige herbacée, droite, simple, comprimée, presque cylindrique, hante de 6 à 7 décimètres, toute conserte de feuilles, excepté vers le sommet où elle est garnie d’on duvet mol, court et peu abondant.
Les feuilles naissent, soit du collet, soit le long de la tige, et sont d’autant plus longues et plas étalées qu’elles naissent plus près de la base; elles sont plus courtes que la tige, assez semblables à celles de la Tigridie-queuede-Paon, glabres, un peu engainées à leur base par leurangle supérieur, disposées dans le même sens que les feuilles des Iridées, c’estädire, ayant le limbe vertical, plissé longitudinalement, lancéolé, pointa, rétréci aus deux estrémités. Les feuilles qui naissent a la base des pédicelles sont pabescentes, lancéolées, tris aiguës, longues de e a 3 centimètres, et se dessechent apris la Meuraison.
Les fleurs sont d’un jaune doré, au nombre de vingt à trente, disposées en grappe simple, droite, oblongue; leurs pédicelles sont courts, pubescents; et naissent de l’aisselle des feuilles Morales; les inférieurs sont bilurques, et portent chaeun deux flears; les supérienes sont simples et unillores.
La corolle est d’une seule pièce, à six parties irrégulières disposées en dens levres inégales, asses semblables à la leur de l’Azalée du Pont; les lanieres sont oblongues, demi-étalées, pubescentes, et un peu orangées en dehors; les trois qui forment la livre inférieure sont plus écartées, plus profondément divisées; les trois qui constituent la lèvre supérieure sont moins divisées, et celle du milieu est la plus grande, et la plas courte de toutes. Malgré ces ano-malies, on peut encore distinguer que les divisions sont sur deux rangs, et placées alternativement au rang externe et au rang interne; les deus lèvres sont séparées à leur base par une échancrure ovale, dans laquelle se trouve une glande oblongue qui émet une liqueur miellée, et qui se prolonge un peu sur le pédoncule.
Les étamines sont au nombre de trois, insérées à la base des lanières intérieures de la corolle, égales à la longueur de la fleur, droites ou irrégulièrement dejetées de côté; leurs filets sont jaunes, filiformes; les antheres sont d’un jaune roux, oblongues, attachées par le dos, à deux loges qui s’ouvrent en dedans, remplies de pollen jaune.
L’ovaire est libre, arrondi, triangulaire, cotonneux; le style est droit, son-vent tortueus, égal à la longueur des étam ines, janne, cylindrique, terminé par un stigmate simple, aigu, orangé.
Le fruit de cette plante west pas parvenu à maturité complète dans les individas vivants que j’ai eu occasion d’observer; c’est une capsule à peu près triangulaire, a trois loges, à trois valves chargées d’une cloison longitudinale sur leur face interne; les graines, selon Goertner, sont attachées i la base des loges près de l’axe; elles sont solitaires dans chaque loge, toutes couvertes de soies molles et écailleuses; leur embrion est grêle, place a la base d’un grand périsperme blane et presque farineux.
Histoire
La Wachendorfe est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance. ♃.
Elle est cultivée depuis longtemps dans les jardins d’Europe, mais elle fleurit rarement: nous l’avons observée à la fin do printemps dans les jardins de MM. Cels et Noisette. On la cultive sous chassis en pleine terre: elle se multiplie de boutures.
Observations
On voit, d’après la description précédente, que la Wachendorfe dillère des Tridées,
- par son ovaire libre et non adhérent;
- par ses anthères qui s’ouvrent en dedans et mon en dehors; d’ailleurs, elle s’en rapproche par ses feuilles en glaive, sa racine tubéreuse, sa corolle irrégulière, ses trois éta-alves munies de cloison, etc.
La couleur rouge de la racine de notre plante se retrouve dans l’Heritiera linciorum Bose, plante tres-voisine de la Wachendorfe: peut-être les racines de la Wachendorfe peuvent-elles servir dans les teintures.
Je whi point vu, dans les fleurs que jai analysées, les filaments stériles par quelques anteurs.
Explication de lan planche
- La fleur vue en dessous.
- La corolle ouverte et séparée pour montrer la position et la profondeur relative des lobes.
- Le pistil avec les deux glandes nectariferes.
- La capsule entière.
- La même coupée en travers.
Fam. des Iridées. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Wachendorfia thyrsiflora. W. scapo simplici. Lin. Spec. 39. Mill. Dict. n. 1. Gært. fruct. 1. p. 52. t. 15. f. 4.
- Wachendorfia thyrsiflora. W. scapo subsimplici, panicula coaretata, folix ensiformibus quinquenerviis plicatis glabris. Thunb. prodr. 12. Wild. Spec. 1. p. 248.
- Wachendorlia foliis lanceolatis quinquenerviis canalicolato-plicatis floribus in tyrsum colleetis. Burm. monogr. 2. f. 2. Nov. act. nat. Cur. 1. Obs. 50. t. 2. f. 1.
- Wachendorfia thyrsiflora. W. scopo simplici floribus in thy rum collectis. Lam. Illustr. n. 593. t. 34. f. 2.