Witsenia Maura
Witsenia Maure
Ten ways of seeing
- measured cast amber
- upright 1.55 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Witsenia maure: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Two words carry a whole provenance. The older system filed it under Iridaceæ by overall affinity; Linnaeus, counting stamens only, placed it in Triandria — two ways of asking what a plant is. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 4.3% of the sheet, foliage 4.9%, the cast amber with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Irises carry rhizomes or bulbs, sword-shaped leaves in two ranks, and six tepals — three falls drooping, often bearded or speckled, three standards erect. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant covers only 16% of the sheet, centred above centre; the emptiness is where the eye rests.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
手把菖蒲对佳节,兴来呼酒劝同僚。
—— 宋·王十朋《五月四日與同僚南樓觀競渡因成小詩四首明日同行可元章登樓又成五首 其二》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In China sweet flag hung at the door wards off evil at midsummer; in Europe the iris is the messenger, since Iris was the rainbow goddess who carried divine words. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring to early summer, peaking in April and May, before the summer rains. in Europe Iris germanica gave the perfume trade its orris root. The year 1809 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“The Liliaceae” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1809.
About this plate
Une racine décurrente donne naissance à des tiges ligneuses, hantes de six décimètres environ, simples ou rameuses, brunes et comprimées. Leur partie inférieure, du moins lorsque la plante est dejà agée, est nue et marquée d’empreintes profondes et alternes, qui sont les vestiges de l’insertion des premières feuilles. Dans le haut, elles sont entièrement couvertes par les feuilles, qui sont très-serrées et embriquées sur deux rangs opposés. Celles-ci sont longues de huit à douze centimètres, comprimées en forme de glaive, engainées à la base, étroites, linéaires, droites, roides, et parfaitement glabres.
Les fleurs, par leur réunion deux à deux au sommet de la tige ou des rameaux, forment des groupes tantôt solitaires, tantôt plus ou moins nombreux, entourés à leur base par une espèce de collerette ou de spathe composée de plusieurs bractées alternes, embriquées, ovales-lancéolées, concaves et d’une couleur brune. Ces bractées sont d’autant plus longues, qu’elles sont plus inté-rieures. Outre cette collerette commune, chaque fleur est entourée à sa base par une bractée particulière plas courte que les autres.
Le périgone, que les bractées enveloppent dans plus de la moitié de sa longueur, est redressé en forme de tube, et long de six centimètres environ. Son limbe est divisé en six segments droits, non-étalés, ovales-oblongs, conca-ves, un peu obtus, disposés sur deux rangs. Les trois extérieurs enveloppent les autres. Ils sont couverts en dehors, dans plus de leur moitié supérieure, d’un duvet serré et épais. Les trois intérieurs ne sont couverts de ce duvet qu’à leur extrémité. Le tube, qui est anguleux et qui s’élargit graduellement vers le haut, est jaune inférieurement, et d’un bleu noir&tre dans sa partie supérieure. Après la fleuraison, il se coupe circulairement à l’endroit de sa séparation d’avec l’ovaire.
Les étamines, au nombre de trois, sont insérées à la gorge du tube, et n’atteignent pas la longueur des segments du limbe. Les filaments sont courts, inégaux, en forme d’alène, terminés par des anthères redressées, oblongues et jaunes.
L’ovaire, intimement soude au périgone, est a trois angles obtus. Il supporte un style filiforme, égal en longueur au périgone, et surmonté par un stigmate en tête à trois lobes peu profonds.
Le fruit est une capsule dure, ligneuse, petite, triangulaire, a trois loges et à trois valves. Les graines sont nombreuses et anguleuses.
Histoire
La Witsenia maure est originaire du Cap de Bonne-Espérance, où il parait qu’elle n’est pas très-répandue. Nous la décrivons d’après des notes et des échantillons desséchés, recueillis par Bruguières dans un voyage au Cap. Suivant ce naturaliste, la tige de cette plante renferme un liquide fort sucré.
Observations
Thanberg, qui le premier a fait un genre à part de cette plante, a commis à son égard deux erreurs, relevées à juste titre par M. de Lamarck. La première et la plus importante, partagée au reste par Braguières dans la description manuscrite que nous avons sous les yeux, est d’avoir dit que l’ovaire est supé-rieur; l’analogie indiquait le contraire, et nous nous sommes assurés en effet, par une dissection soignée de la plante sèche, que cet organe est intimement sondé au périgone. La seconde est d’avoir assigné pour caractère à ce genre le stigmate simplement échancré, tandis qu’il est réellement divisé en trois lobes peu distincts. Le caractère qu’il a assigné à son genre ne peut donc pas étro conserve; mais il ne s’ensuit pas quil faille, à l’exemple de M. de Lamarck, rejeter le genre lui-même et réunir la plante aux Ixias. Elle dillère de ces dernières par son port, par son périgone tubuleux et velu, à segments redressés, par ses fleurs entourées d’écailles embriquées sur deux rangs, par ses capsules dures et ligoeuses. Aussi la plupart des botanistes modernes ont-ils adoptés le genre Witsenia: seulement ils ne se sont accordes ni dans les caractères qu’ils Tai ont assignés, ni dans les espèces qu’ils y ont rapportées. N’ayant pas en occasion d’examiner nous-mêmes la plupart de ces dernières, nous n’entreprendrons pas de discuter ici la valeur de ces caractères, laissant pour le moment ce travail à ceux qui seront plus à portée que nous de le faire.
Explication de la planche
La Plante de grandeur naturelle.
- Le périgone fenda et étalé.
- Le style.
Fam. des Iris. Juss.—Triandrie monogynie. Lin.
- Witsenia maura. W. floribus discoloribus estis tomentosis. Pers. enchir. 1. p. 42.
- Witsenia maura. Thunb. prodr. 7. Nov. gen. p. 33. tab. 2. Willd. spec. pl. 1. p. 247.
- Ixia disticha. I. caule ramoso, foliis ensiformibus distichè imbricatis, corollarum limbo erecto tomentoso. Lam. dict. 3. p. 333.
- Antholyra maura. A. corollis regolaribus extùs tomentosis. Lin. Mant. pl. p. 175.