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Rosa Andegavensis - Les Roses
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Rosa Andegavensis

Le Rosier d’Anjou

Le Rosier d’Anjou

Plate 59 · p.59 · 1821 · Les Roses · · 1817-1824 · Green

About this plate

Description

Arbrisseau qui s’élève en buisson à la hauteur de huit ou dix pieds. Il est armé d’aiguillons assez rares, petits et crochus sur les branches adultes, mais presque droits sur les rameaux florifères. Les feuilles se composent de cinq, plus souvent de sept folioles ovales-pointues, très-glabres, munies de dents simples un peu plus écartées entre elles qu’elles ne le sont ordinairement dans d’autres espèces sauvages. Ces folioles sont portées par des pétioles variables, par-fois rudes au toucher, ou même un peu aiguillonnés, mais le plus souvent glabres, munis à leur base de stipules bifides, glanduleuses en leur bord. Les fleurs, qui répandent une légère odeur de fraise, d’abord d’un rose-pâle, puis blanches en finissant, sont quelquefois solitaires à l’extrémité des rameaux, mais plus souvent disposées par deux ou trois. Le tube du calice et le pédoncule sont plus ou moins hérissés de poils assez longs surmontés de petites glandes roussâtres, à peine visibles à l’œil nu. On remarque quelquefois, sur les rameaux munis de plusieurs fleurs, que l’une d’entre elles est supportée par un tube et un pédicelle absolument glabres. La corolle présente cinq pétales échancrés en cœur au sommet. Les divisions du limbe, trois pinna-tifides et deux simples, sont cotonneuses à l’intérieur comme sur leur bord, et couvertes, extérieurement, de glandes un peu pédicellées. Les styles sont courts, distincts et pubescents: enfin les fruits sont ovoïdes, et l’on y retrouve, à leur maturité, une partie de ces poils glanduleux qui sont l’un des caractères distinctifs de cette espèce.

Observations particulières à cet arbuste

Le Rosier d’Anjou a des rapports avec le R. Canina, dont il ne diffère que par ses tubes et ses pédoncules hispides, ainsi que par ses folioles à dentelures toujours entières. Il ressemble encore, par le port, au R. Glandulosa de Bellard (Act. Acad. Tur. 1790, p. 230); mais les fleurs, dans cette dernière espèce, sont constamment solitaires et d’un rouge très-vif. Les folioles sont d’ailleurs surdentées.

Cest M. Bastard qui, le premier, a présenté cet arbuste, sous le nom de R. Ande-gavensis, dans sa flore de Maine-et-Loire; mais M. Leman vient de réclamer l’honneur de la découverte de l’espèce, et l’avantage de l’avoir indiquée à M. Bastard, avant la publication de sa Flore. Voici ce qu’on lit, à ce sujet, dans une note sur les Rosiers, communiquée par M. Leman à la société Phylomatique de Paris, le 9 mai 1818, insérée au Journal de Physique du mois de novembre suivant, pages 358—367:

M. Bastard, dit l’auteur de la note page 362, m’invita à lui donner mon avis sur un grand nombre de plantes de l’Anjou qui devoient être décrites dans la Flore de Maine-et-Loire… Parmi les plantes que ce Botaniste m’avoit envoyées, il y avoit plusieurs Rosiers donnés pour des variétés du R. Canina; mais je m’aperçus bientôt que plusieurs espèces étoient confondues sous ce nom; j’en écrivis à M. Bastard en lui communiquant mon sentiment, et quelque temps après, l’une de ces espèces, que j’avois signalée, fut publiée dans la Flore de Maine-et-Loire sous le nom de Rosier d’Anjou (Rosa Andegavensis)...1.

Lé Rosier d’Anjou est commun dans toute la France: indépendamment des lieux où on le rencontre, indiqués par MM. Bastard et De Candolle, nous l’avons trouvé dans les bois de la Brie, aux environs du château de Beauverger; à Meudon, dans les clôtures qui environnent la propriété de M. le général De Montcera; à Belleville, près Paris, dans une haie de la rue Saint-Laurent, et ailleurs.

Cette espèce présente plusieurs variétés qu’on pourrait établir d’après des feuilles plus ou moins glauques; des folioles plus petites dans quelques individus; ou d’après le plus ou le moins de poils spiniformes qui recouvrent les tubes et les pédoncules.

  • R. Andegavensis. Bast. Fl. de M. et Loire, p. 189.
  • R. (Andegavensis) Germinibus ovatis pedunculisque hispidis, ca-lycinis lacinis pinnatifidis, foliolis ovatis glaberrimis, stylis brevibus subpubescentibus. Lois. Not. p. 8I. DC. Fl. Franç. vol. 6, p. 539.
  • R. (Canina grandidentata). Desv. Journ. Bot. septemb. 1813, p. 115, var. ι.
  1. Dans cette même note, M. Leman, revendique encore, comme étant le fruit de ses propres observations, la méthode de séparation des Rosiers en divers groupes, d’après la considération de leurs folioles simplement dentées ou surdentées, etc.

Twelve ways of seeing

Not a catalogue entry but a way of looking: how to stand, what to notice, how the line was cut, when it flowers, where it came from, who made it — and then the poems and the classics that taught China to see the same flower. Read the twelve in order and the plate opens.

  1. First Look

    六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。

    —— 南齐·谢赫《古画品录》

    The six laws: spirit resonance alive; bone-method in the brush; matching form; colour by kind; planning the placing; copying the masters.

    The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 9 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.

  2. Name and Thing

    The binomial is Rosa andegavensis: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.

  3. Form and Colour

    Measured on this plate: flower colour covers 4.0% of the sheet, foliage 5.7%, the cast yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. A single plant, laid out with nothing hidden.

  4. Composition

    Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins — the upright format of most floras. (about 1.62 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 31% of the sheet, centred above centre — the easy measure most florists kept to. Cover the margins with your thumb and the plate suffocates; uncover them and the flower breathes again.

  5. Line and Colour

    The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand.

  6. Season

    Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The plate records ten days of peak; the other three hundred are leaf, fruit and rest.

  7. Provenance

    Widespread in the temperate north. Chinese gardeners knew roses since the Han; the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The volume was made in 1817-1824, when most of this knowledge came from living plants under glass.

  8. The Book and the Hand

    “Les Roses” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1817-1824. This plate is Plate 59, book page 59. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.

  9. Poetic Resonance

    暗香一阵连风起,知有蔷薇涧底花。

    —— 宋·王安石《同熊伯通自定林过悟真二首》

    The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.

  10. The Written Tradition

    插花不可太繁,亦不可太瘦。多不过二种三种,高低疏密,如画苑布置方妙。

    —— 明·袁宏道《瓶史·宜称》

    Flowers should be set neither too crowded nor too sparse — two or three kinds at most, tall and low, dense and open, arranged as a painter would compose.

    Tradition places roses in the Han imperial park; Song and Ming manuals named the double forms 'Baoxiang' and 'Ten Sisters', and Qing compendia separated rose, rugosa and monthly rose. Keep the line; it will surface the next time you meet the same plant.

  11. Symbolism

    In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.

  12. What to Take Away

    Carry three rules away: whole before detail; line before colour; picture before book. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1821 gave a whole day to a single flower.

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Rosa Rapa var Flore Semipleno

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