Rosa Andegavensis
Le Rosier d’Anjou
Le Rosier d’Anjou
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 59
- 原书页码
- p.59
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.62∶1
第一眼
六法者何?一、气韵生动是也;二、骨法用笔是也;三、应物象形是也;四、随类赋彩是也;五、经营位置是也;六、传移模写是也。
—— 南齐·谢赫《古画品录》
一千五百年前的六条标准:气韵、用笔、形似、设色、构图、临摹。你在这幅图上一样样对过去,就是一次完整的读画。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa andegavensis:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上细直刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.0%,叶色 5.7%,主相是黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 31%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的文字开始,经过花朵和叶片,最终到达右上角的文字。。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
素灵失律诈风流,强把芳菲半载偷。
—— 唐·劉兼《木芙蓉》
这一句由本幅的意象词「素、雅」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:素雅。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1821 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。图中描绘的是 Rosa Andegavensis,归入蔷薇属(Rosa)。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 59,见第 59 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau qui s’élève en buisson à la hauteur de huit ou dix pieds. Il est armé d’aiguillons assez rares, petits et crochus sur les branches adultes, mais presque droits sur les rameaux florifères. Les feuilles se composent de cinq, plus souvent de sept folioles ovales-pointues, très-glabres, munies de dents simples un peu plus écartées entre elles qu’elles ne le sont ordinairement dans d’autres espèces sauvages. Ces folioles sont portées par des pétioles variables, par-fois rudes au toucher, ou même un peu aiguillonnés, mais le plus souvent glabres, munis à leur base de stipules bifides, glanduleuses en leur bord. Les fleurs, qui répandent une légère odeur de fraise, d’abord d’un rose-pâle, puis blanches en finissant, sont quelquefois solitaires à l’extrémité des rameaux, mais plus souvent disposées par deux ou trois. Le tube du calice et le pédoncule sont plus ou moins hérissés de poils assez longs surmontés de petites glandes roussâtres, à peine visibles à l’œil nu. On remarque quelquefois, sur les rameaux munis de plusieurs fleurs, que l’une d’entre elles est supportée par un tube et un pédicelle absolument glabres. La corolle présente cinq pétales échancrés en cœur au sommet. Les divisions du limbe, trois pinna-tifides et deux simples, sont cotonneuses à l’intérieur comme sur leur bord, et couvertes, extérieurement, de glandes un peu pédicellées. Les styles sont courts, distincts et pubescents: enfin les fruits sont ovoïdes, et l’on y retrouve, à leur maturité, une partie de ces poils glanduleux qui sont l’un des caractères distinctifs de cette espèce.
Observations particulières à cet arbuste
Le Rosier d’Anjou a des rapports avec le R. Canina, dont il ne diffère que par ses tubes et ses pédoncules hispides, ainsi que par ses folioles à dentelures toujours entières. Il ressemble encore, par le port, au R. Glandulosa de Bellard (Act. Acad. Tur. 1790, p. 230); mais les fleurs, dans cette dernière espèce, sont constamment solitaires et d’un rouge très-vif. Les folioles sont d’ailleurs surdentées.
Cest M. Bastard qui, le premier, a présenté cet arbuste, sous le nom de R. Ande-gavensis, dans sa flore de Maine-et-Loire; mais M. Leman vient de réclamer l’honneur de la découverte de l’espèce, et l’avantage de l’avoir indiquée à M. Bastard, avant la publication de sa Flore. Voici ce qu’on lit, à ce sujet, dans une note sur les Rosiers, communiquée par M. Leman à la société Phylomatique de Paris, le 9 mai 1818, insérée au Journal de Physique du mois de novembre suivant, pages 358—367:
M. Bastard, dit l’auteur de la note page 362, m’invita à lui donner mon avis sur un grand nombre de plantes de l’Anjou qui devoient être décrites dans la Flore de Maine-et-Loire… Parmi les plantes que ce Botaniste m’avoit envoyées, il y avoit plusieurs Rosiers donnés pour des variétés du R. Canina; mais je m’aperçus bientôt que plusieurs espèces étoient confondues sous ce nom; j’en écrivis à M. Bastard en lui communiquant mon sentiment, et quelque temps après, l’une de ces espèces, que j’avois signalée, fut publiée dans la Flore de Maine-et-Loire sous le nom de Rosier d’Anjou (Rosa Andegavensis)...1.
Lé Rosier d’Anjou est commun dans toute la France: indépendamment des lieux où on le rencontre, indiqués par MM. Bastard et De Candolle, nous l’avons trouvé dans les bois de la Brie, aux environs du château de Beauverger; à Meudon, dans les clôtures qui environnent la propriété de M. le général De Montcera; à Belleville, près Paris, dans une haie de la rue Saint-Laurent, et ailleurs.
Cette espèce présente plusieurs variétés qu’on pourrait établir d’après des feuilles plus ou moins glauques; des folioles plus petites dans quelques individus; ou d’après le plus ou le moins de poils spiniformes qui recouvrent les tubes et les pédoncules.
- R. Andegavensis. Bast. Fl. de M. et Loire, p. 189.
- R. (Andegavensis) Germinibus ovatis pedunculisque hispidis, ca-lycinis lacinis pinnatifidis, foliolis ovatis glaberrimis, stylis brevibus subpubescentibus. Lois. Not. p. 8I. DC. Fl. Franç. vol. 6, p. 539.
- R. (Canina grandidentata). Desv. Journ. Bot. septemb. 1813, p. 115, var. ι.
- Dans cette même note, M. Leman, revendique encore, comme étant le fruit de ses propres observations, la méthode de séparation des Rosiers en divers groupes, d’après la considération de leurs folioles simplement dentées ou surdentées, etc.