Rosa Indica var Pannosa
Rosa Indica var Pannosa
Le Bengale Bichonne
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.74 : 1
First Look
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
Mountains and valleys: from afar take their momentum, up close take their texture — the two distances from which any picture is read.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans right: the upper half carries 13 points further right than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
The binomial is Rosa indica: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. Here the epithet indica means “of India” — the name records the feature the namer noticed first. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 8.8% of the sheet, foliage 5.5%, the cast red. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 29% of the sheet, centred near the centre — the easy measure most florists kept to.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
红摧绿锉,莺愁蝶怨,满院落花风紧。
—— 宋·毛滂《鹊桥仙》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. The bud and the ripe fruit on one branch tell the season; the name in the title often tells the journey.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. A plate is collective work: drawer, engraver and colourist were different hands, and the unnamed ones decided how good it looks.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1821 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Cette variété, très-commune chez nos pépiniéristes, est connue sous les noms différents de Bengale guenille; Bengale pourpre panachée; Rose bichonne; Bengale à odeur de cannelle. Ses fleurs, d’une couleur pourpre panachée de nuances plus pâles, offrent des pétales concaves, frisés, chiffonnés, ou de diverses autres formes d’un ensemble agréable: elles donnent, mais seulement au moment où elles s’épanouissent, une odeur de cannelle très-prononcée. L’arbuste ne s’élève guère qu’à un pied et demi; il a été obtenu de semis, il y a une douzaine d’années, par M. Gauché, jardinier-fleuriste à Paris; et c’est lui qui l’a introduit dans les pépinières étrangères.
Nomenclature des variétés du groupe des Rosiers des Indes, vulgairement Rosiers de la Chine ou du Bengale
R. Indicæ
Hœ Rosce, semper aut sopeflorentes, naturalem sectionem efficiunt
- foliolis diversis, simpliciter serratis, basi minoribus, impari majori;
- laciniis calycinis ante anthesin de-flexis;
- staminibus elongatis, subcontortis, inflexis.
Groupe des Rosiers des Indes
Nous avons réuni en une seule section, sous la dénomination de Rosiers des Indes, non-seulement les variétés connues de l’espèce Indica, mais encore plusieurs individus qui en avaient été séparés comme des espèces distinctes (voir tome 1er de cet ouvrage, page 49), convaincus que nous sommes, d’après des semis assidus, réitérés plusieurs fois depuis l’annéé 1798, que ces prétendues espèces sont des variétés du type primitif, lequel se trouve dans le R. Indica de Linné.
Fleurs pourpres
- R. Indica Linneana. (N.) R. Indica. Redouté, Roses, vol. 1, p. et fig. 49. Le Rosier des Indes de Linné.
- R. Indica Linneana grandidenta. (N.) Sous-variété à dents des folioles très-écartées. Le R. des Indes à grandes dents.
- R. Indica paniculata. (N.) Vulg. le R. des Indes, ou du Bengale paniculé. Variété du jardin de M. Boursault, remarquable par ses pédoncules allongés très-rameux, et la couleur admirable de ses fleurs.
- R. Indica cruenta. Red. R. 1, p. et fig. 123. Vulg. la Bengale sanguine.
- R. Indica chremesina. (N.) Vulg. la Bengale cramoisie. Fleurs souvent solitaires; fo-lioles bordées d’un brun-rougeâtre. On connait, de cet arbuste, des sous-variétés à fleurs pourpres de différentes nuances. Il en est une dont les pétales sont presque violets, vulg. la Bengale violette, et une autre à fleurs toujours prolifères, vulg. la Bengale prolifère. M. Noisette en possède une riche collection.
- R. Indica subinermis. (N.) R. Bengalensis inermis des pépinières de M. Noisette, ou la Bengale sans épines. Aiguillons rares sur les tiges; souvent elles en sont privées. Trois ou quatre fleurs à l’extrémité des rameaux.
- R. Indica cerasi-coloris. (N.) La Bengale cerise. Ne diffère de la précédente que par ses tiges aiguillonnées, et ses pétales d’un pourpre plus clair, blancs vers l’onglet.
Fleurs roses
- R. Indica rosea flore simplici. La Bengale rose à fleurs simples, de la pépinière de M. Noisette. Se rapproche de la var. α. Ses pétales rougissent en finissant.
- R. Indica vulgaris. Red. R. 1, p. et fig. 51. Vulg. le Rosier du Bengale; le Rosier de la Chine; le Rosier fleuri; la Bengale semi-double; la Bengale toujours en fleurs; la Bengale à feuilles variables. Cette espèce est la plus répandue.
- R. Indica multipetala. Red. R. 2, p. et fig. 35.
- R. Indica dichotoma. (N.) Les divisions et subdivisions, par bifurcation, des pédon-cules des fleurs, dans cette variété, la distinguent de toutes les autres. C’est le R. Animating, ou la Bengale animée des Anglais. Vulg. la Bengale dichotome.
- R. Indica fragrans. Red. R. 1, p. et fig. 61.
- R. Indica acuminata. Red. R. 1, p. et fig. 53.
- R. Indica pumila fl. simpl. Red. R. 2, p. et fig. 25.
- R. Indica pumila fl. mult. Red. R. 1, P. et fig. 115.
- R. Indica longifol. Red. R. 2, p. et fig. 27.
- R. Indica Lawrenciana. (N.) R. semperflorens minima (Miss Lawrence’s Rose.) Curt. Bot. Mag. p. et fig. 1762. Tiges couvertes d’aiguillons assez rapprochés, et de glandes pédicellées. Les pétales à-peu-près semblables à ceux de la var. µ, Vulg. la Bengale de miss Lawrence.
- R. Indica sertulata. (N.) Fleurs doubles d’un rose-tendre approchant du blanc, dis-posées en une espèce d’ombelle. Obtenue de graines à Trianon, où on la nomme Bengale à bouquets. Elle diffère de la suivante en ce que les pétales, en finissant, ne deviennent pas absolument blancs, et qu’ils conservent un peu de leur cou-leur primitive.
- R. Indica subalba. (N.) Ses pétales d’abord d’un rose-tendre deviennent d’un blanc plus ou moins pur à l’époque du développement des fleurs. Vulg. la Bengale de Cels; la Bengale unique; la Bengale blanche.
Fleurs panachées
- R. Indica pannosa. Voyez ci-dessus, p. 37.
- R. Indica variegata. Vulg. la Bengale rose panachée, ou la Bengale tigrée des pépinières de la Belgique. Pétales couverts de taches plus foncées que le fond, et parfois de points blanchâtres.
Ces Rosiers, excepté les var. θ et ι, exigent l’orangerie l’hiver, et la terre de bruyère; ils se multiplient facilement de bouture. Tous sont toujours, ou très-souvent, en fleurs. Nous avons remarqué que les hybrides qui en proviennent ne fleurissent qu’une seule fois dans l’année. Telles sont la Rose Phil. Noisette, qui est hybride du Bengale et de la Rose Muscade; la Rose Boursault, issue aussi du Bengale et d’un Rosier des Alpes, etc.