Rosa Malmundariensis
狗牙蔷薇
Le Rosier de Malmedy
Ten ways of seeing
- measured cast yellow-green
- slightly upright 1.16 : 1
First Look
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
On an autumn morning at the river lodge I looked at the bamboo: mist, sunlight, dew, all drifting among the sparse and dense leaves.
Slightly taller than wide; the eye lands above centre. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch. The pose leans left: the upper half carries 8 points further left than the lower — a living thing, not a diagram.
Name and Thing
Only the genus Rosa is given; species-level names came later. The Chinese name 狗牙蔷薇 is a modern rendering of the Latin, not an old garden name.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour is sparing, 0.9% of the sheet against 9.0% of foliage, the cast tending yellow-green — as with pale or white blooms, outline and tone do the talking. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. A single plant, laid out with nothing hidden.
Composition
The sheet is slightly tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 32% of the sheet, centred near the centre — the easy measure most florists kept to.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Take a loupe to three places: petal edge, leaf vein, caption. An unbroken line means engraving; colour crossing the outline means a hand. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
红云夹路蔷薇障,翠羽成层薜荔幢。
—— 宋·陆游《家园赏花》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. In a flora it is a species first and a symbol second; the order is worth keeping.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. See this kind of plate in the flowering season if you can: once you have met the living flower, you stop reading only colour.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. Two centuries on, the plant may still flower in some garden; the one on this sheet stopped in the season of 1821.
About this plate
Description
C’est un arbrisseau qui s’élève jusqu’à la hauteur de six à sept pieds. Ses rameaux sont armés d’aiguillons épars, les uns droits, les autres recourbés, très-dilatés à leur base, souvent géminés près des stipules. Les feuilles se composent de cinq, sept, rarement de neuf folioles, ovales presque rondes sur les individus sauvages, oblongues sur ceux qui sont livrés à la culture, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, glabres, inégalement dentées à dents surmontées d’un grand nombre de glandes. Le pétiole qui les supporte est garni de poils glandu-leux, et presque toujours de petits aiguillons crochus; il est muni, à sa base, de stipules larges, bifides et pointues au sommet, aussi bordées de pareilles glandes. Les fleurs, tantôt solitaires, tantôt réunies par deux ou trois, naissent à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches prin-cipales. Les pédoncules sont généralement glabres, très-rarement un peu glanduleux; deux bractées opposées, assez grandes, pointues, par-fois un peu denticulées au sommet, les enveloppent à leur base. Le tube du calice est ovoide et glabre. Les divisions du limbe, appendiculées, sont couvertes de glandes à l’extérieur, et cotonneuses intérieurement. Corolle de cinq pétales d’un rose très-pale, échancrés en cœur au sommet. Styles velus, à stygmates réunis en tête. Fruits assez gros, presque globuleux, rouges à la maturité. Ce Rosier a été trouvé par M. le docteur Le Jeune, sur les montagnes aux environs de Malmedy.
Observations particulières à cet arbuste
Cet arbrisseau se distingue de tous les Rosiers sauvages par ses folioles glabres sur les deux faces, seulement glanduleuses en leur bord. C’est le caractère essentiel du R. Montana de Willdenow, dont il est certainement une modification. Le R. Canina s’en rapproche par ses folioles glabres, mais il s’en éloigne en ce que ces organes, d’ailleurs assez rarement surdentés, ne sont point munis de glandes sur leur bordure. On ne peut, davan-tage, rapporter notre Rosier au Sepium, dont les folioles, allongées et étroites, ont non-seulement la bordure, mais encore la surface inférieure couvertes de glandes, etc. Nous avons donc cru pouvoir nous étayer tant des observations déja publiées à cet égard, que de celles qui nous appartiennent, pour comprendre le R. Malmundariensis dans le groupe des R. Montanæ, que nous allons exposer.
Rosæ Montanæ
- R. Germinibus ovatis globosisve, pedunculisque hispidis in S. A, glabris in S. B, foliolis utringue glabris, duplicato serratis, margine tantum glandulosis; petiolis aculeatis, raro glabris. (N.)
§ A. Tubes des calices et pédoncules hispides
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R. Montanu germinibus oblongis pedunculisque hispidis, petiolis aculeatis, caule aculeis stipularibus uncinatis, foliolis glabris, obovatis, glanduloso-serratis. Willd. spec. 2, 1076. Vill. Dauph. 3, 547? Nouv. Duham. vol. 7, p. 48, № 37, var. γ. aliis, synonymisque exclusis.
La description de Villars est incomplète, en ce que cet auteur n’a pas fait mention des folioles glabres à bordure glanduleuse: les synonymes 2, 3, 4, du Nouveau Duhamel se rapportent à la section suivante. Le 5e n’a point d’affinité avec ce groupe.
§ B. Tubes des calices et pédoncules glabres
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- R. Malmundariensis, Le Jeune, Fl. de Spa, I, p. 231.
- R. germinibus ovatis pedunculisque glabris; foliolis glabris, duplicato dentatis, subrotundis, glanduloso-serratis; caule aculeato. (N.)
- R. (Canina ambigua.) Desv. Journ. Bot. 1813, p. 114, var. θ.
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R. (Sepium Macrocarpa.) Desv. l. c. p. 117, var. θ.
Folioles en général presque rondes, mais quelquefois allongées. Fruits plus gros que dans l’espèce № 1. Vulg. le Rosier de Malmedi; le Rosier des Montagnes à gros fruit.
- R. Biserrata (germinibus globosis, lacinis calycinis subintegris.) Mérat, l. c. Vulg. le Rosier des Montagnes, bidenté. Ne diffère du précédent que par les tubes à-peu-près globuleux, et les divisions calycinales presque entières.
On voit que les espèces de cette seconde division ont été établies sur des différences bien légères, et qu’elles ne sont que de simples variétés de l’espèce décrite par Willdenow.
Ces Rosiers se trouvent sur les montagnes, dans les bois, et dans les lieux arides, principalement au nord de la France.