Rosa Pomponia var Flore Subsimplici
Rosa Pomponia var Flore Subsimplici
Le Rosier Pompon
About this plate
Description
Son arbrisseau, frêle, s’élevant à peine à un pied et demi, en tout semblable au Rosier Pompon à fleurs doubles dont nous avons donné la description, tome I, p. 65 de cet ouvrage, avec ces seules différences que celui dont nous offrons aujourd’hui la figure, est un peu moins aiguillonné, et qu’il présente des fleurs rarement à cinq et presque toujours à six ou à sept pétales au plus, dont quelques-uns sont munis d’une pointe particulière. Les fruits, qui parviennent à maturité, sont petits, allongés et rouges; mais ils avortent souvent.
Énumération des variétés du Rosier Pompon
Le Rosier Pompon est hybride du Rosier à cent feuilles et du Rosier de Provins: il est comme eux susceptible de se reproduire par la semence; et c’est ainsi qu’il est devenu le type d’une espèce particulière. Telle a été, au reste, l’opinion de M. De Candolle, qui l’a présentée comme espèce dans la 3e édition de la Flore française. Beaucoup d’auteurs ont classé le Pompon parmi les Rosiers à cent feuilles; mais il en diffère,
- par ses folioles simplement dentées;
- par ses pétioles aiguillonnés;
- par la disposition de ses fleurs presque toujours réunies deux par deux;
- et enfin par le port et les dimensions de l’arbuste qui s’éloignent beaucoup de ceux du Rosier à cent feuilles.
Rosa germinibus ovatis hispidis aut subhispidis; pedunculis hispidis aculeolatis; foliolis simpliciter serratis, serraturis glanduloso-ciliatis; floribus gemellis ternatisve, raro solitaris; caule aculeato. (N.)
- R. Pomponia flore subsimplici, germinibus ovatis, pedunculisque hispidis; aculeis caulinis raris, rectiusculis. (N.) Nous cultivons cet arbuste depuis 1815: il nous a constamment donné des fleurs à six ou à sept pétales. Cependant, nous en avons remarqué, l’an passé, deux à cinq pétales. Ce Rosier a été propagé, en 1807, par M. Auvé-Charpentier, chirurgien à Sablé, près la Flèche. Vulg. Rosier Pompon à fleurs simples.
-
- R. Pomponia Burgundiaca. (N.)
- R. Pomponia. DC. Red. Roses, p. et fig. 65. An Rosa nana? Nouv. Duham. vol. 7, p. 38, № 38. Vulg. Le Rosier de Bourgogne; le Pompon à fleurs doubles.
-
R. Pomponia bicolor. (N.) Pétales de la circonférence presque blancs, ceux du centre d’un beau rose: très-petite fleur. On ne doit pas confondre ce Rosier avec celui que les pépiniéristes ont répandu; depuis quelques années, dans le commerce, sous le nom de Pompon blanc, lequel n’est qu’un hybride du R. Alba et du Gallica, dont il participe évidemment. La fleur de celui-ci, d’ailleurs, beaucoup plus grande que celle du Pompon ordinaire, présente une particularité remarquable dans sa floraison: d’abord d’un rose-tendre, elle devient blanche en peu de temps; ses pétales alors se renversent en-dehors et offrent une Rose arrondie comme la fleur du Viburnum opulus (la boule de neige), circonstance d’après laquelle nous l’avons nommée Rosa Viburnum. C’est un Rosier à examiner, et dont nous n’avons pu, jusqu’à-présent, assigner la place.
A l’égard du Rosier Pompon blanc, de M. Noisette, dont nous avons parlé ailleurs, nous ne l’avons pas encore vu en fleurs.
- R. Pomponia variegata. (N.) Variété à fleurs panachées que nous avons observée dans quelques jardins. Vulg. Rosier Pompon panaché.
- R. Pomponia foliacea, germinibus subglabris, laciniis calycinis foliaceis. (N.) Sous-arbrisseau un peu plus élevé que les précédents, remarquable par la grande quantité de fleurs dont il se couvre, et les divisions foliacées du calice. Les tubes sont presque toujours nuls. C’est le Pompon mignon, ou la Mignonne charmante des pépinières.
-
- Pomponia Remensis, germinibus subrotundis pedunculisque subhispidis; lacinis calycinis brevissimis appendiculatis, appendicibus lineari-setaceis. (N.)
- R. (Remensis.) Desf. Cat. 175. DC. Fl. fr. 3708.
- R. (Burgundiaca.) Roess. Roses, Tab. 4.
- R. (Burgundiaca var. Provincialis.) Pers. syn. 2, p. 27.
- Petites fleurs, d’un beau pourpre et très-nombreuses. Vulg. Le Pompon de Rheims; le Rosier de Rheims; le Petit-Saint-François. On connaît, de ce sous-arbrisseau, des sous-variétés plus ou moins élevées, avec des fleurs plus ou moins grandes.
Indépendamment des noms vulgaires que l’on donne à ces Rosiers, et que nous avons énumérés, on les appelle encore, sans distinction, dans les pépinières, Pompon pygmée; Pompon rouge; Pompon des Alpes; Pompon de Dijon; Rosier de Meaux (Rosa meldensis) Bot. cult. etc.
Les variété β, y et ε, sont très-communes; les autres, sur-tout la variété α, sont peu répandues.
Voir ce que nous avons dit de la culture du Rosier Pompon, vol. 1, p. 66.
Twelve ways of seeing
- measured cast yellow-green
- upright 1.74 : 1
- published 1821
- Plate 83
Not a catalogue entry but a way of looking: how to stand, what to notice, how the line was cut, when it flowers, where it came from, who made it — and then the poems and the classics that taught China to see the same flower. Read the twelve in order and the plate opens.
-
First Look
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
Likeness is the threshold; bone-and-breath is the point.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
-
Name and Thing
The binomial is Rosa pomponia: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
-
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 2.1% of the sheet, foliage 7.2%, the cast yellow-green with a second note of red. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. Filed under green — a moss green, a colour that comes mostly from leaf and stem. A single plant, laid out with nothing hidden.
-
Composition
Tall and narrow, the plant rising in one movement with generous margins — the upright format of most floras. (about 1.74 : 1) No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 29% of the sheet, centred near the centre — the easy measure most florists kept to. Blank paper is not unfinished work: it is where the eye rests.
-
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Craft leaves franker evidence than inscriptions.
-
Season
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Note the season. Phenology is the most practical tool of appreciation.
-
Provenance
Widespread in the temperate north. Chinese gardeners knew roses since the Han; the ever-blooming modern rose is a nineteenth-century crossing of European and Chinese stock. In the same volume the kin are shelved together; set several plates side by side.
-
The Book and the Hand
“Les Roses” was drawn by Pierre-Joseph Redouté and published 1817-1824. This plate is Plate 83, book page 83. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
-
Poetic Resonance
不用镜前空有泪,蔷薇花谢即归来。
—— 唐·杜牧《留赠》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
-
The Written Tradition
插花不可太繁,亦不可太瘦。多不过二种三种,高低疏密,如画苑布置方妙。
—— 明·袁宏道《瓶史·宜称》
Flowers should be set neither too crowded nor too sparse — two or three kinds at most, tall and low, dense and open, arranged as a painter would compose.
Tradition places roses in the Han imperial park; Song and Ming manuals named the double forms 'Baoxiang' and 'Ten Sisters', and Qing compendia separated rose, rugosa and monthly rose. You need not parse every word: take the line, and the flower acquires a second face.
-
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
-
What to Take Away
If you keep one line, keep Guo Xi's: from afar its momentum, up close its texture. The flower of that year is dust, yet its image on paper has outlived every living cousin.