Rosa Rubiginosa var Zabeth
L’Églantine de la Reine Élisabeth
L’Églantine de la Reine Élisabeth
Ten ways of seeing
- measured cast red
- upright 1.71 : 1
First Look
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
In painting, the intention precedes the brush.
The sheet is vertical: the eye climbs and settles in the upper half. Let the plant stand before you look for detail. Then step in close: watch where colour meets line, and whether the line ever breaks. Third, find where the green is deepest: the whole tonal order is measured from that patch.
Name and Thing
The binomial is Rosa rubiginosa: the first word is the genus it belongs among, the second the epithet that sets it apart. The genus name Rosa: Rosa is simply the Latin for rose, from Greek rhodon. No established Chinese name exists, so it is cited by its binomial alone.
Form and Colour
Measured on this plate: flower colour covers 8.0% of the sheet, foliage 8.4%, the cast red with a second note of yellow-green. No other plate shares exactly this measure. Roses are shrubs or scramblers with pinnate leaves of three to seven serrated leaflets; the double flowers open in crumpled, inward-curling layers around a small knot of yellow stamens. a moss green. Read the outline, then the colour layers, then the brush.
Composition
The sheet is tall. No details are appended: a plate for looking, not for keying out. The plant takes about 30% of the sheet, centred above centre — the easy measure most florists kept to.
Line and Colour
The first half of the nineteenth century moved from copper to steel to lithography; stipple could render the softest transition. Decide first whether it was printed or painted; only then discuss whether it is beautiful. If you mean to copy it: take its skeleton, its margins and the order of its colours; the burin's hatching is the language of copper — suggest it with pencil density, do not imitate it stroke for stroke.
Poetic Resonance
莺蝶一春花里活,可堪风雨飘红白。
—— 宋·辛弃疾《满江红》
The poem gives the mood first and the picture supplies the form; set the line beside the plate and the green the corolla becomes its resting point.
Symbolism
In Europe the rose means love and secrecy ('sub rosa'); in Chinese verse the rambling rose leans and clings — lingering attachment rather than ardour. Flower language was added later; the flower knows nothing of it, and that innocence is part of its power.
Season and Place
Late spring into early summer, peaking in May — the first flush of the garden year. Widespread in the temperate north. Chinese gardeners knew roses since the Han. The year 1821 on the plate is that of publication, not of flowering — the gathering came a year or two earlier. Read the locality and the flowering season both with a discount: one is hearsay, the other a ten-day peak.
The Book and the Hand
“Les Roses” carries only Pierre-Joseph Redouté's name. The image is public domain; the hand-colouring is still one person's hand.
What to Take Away
Appreciation is not knowledge but habit — one more look each time. A flora exists to be consulted; look long enough and you forget to consult — someone in 1821 gave a whole day to a single flower.
About this plate
Description
Ce Rosier s’élève en buisson à la hauteur de deux ou trois pieds. Ses tiges, glabres et vertes, sont armées d’aiguillons longs et recourbés, mais sur les branches adultes ou les rameaux stériles seulement, car les rameaux florifères en sont presque dépourvus. Les folioles sont ovales-oblongues, pointues à la base et au sommet, glabres en-dessus, tomenteuses et munies en-dessous comme sur leur bordure, d’un grand nombre de glandes visqueuses et sessiles. Le pétiole est garni de quelques petits aiguillons verdâtres, et recouvert de pareilles glandes: à sa base sont des stipules bifides, pointues au som-met, très-entières et glanduleuses en leur bord. Les fleurs, latérales et terminales, croissent à l’extrémité des rameaux où elles se réunissent en une espèce d’ombelle. Les tubes des ca-lices, de forme sphéroïde, sont ordinairement glabres: par-fois aussi, on en trouve quelques-uns recouverts d’un léger duvet qui n’est visible qu’à l’aide de la loupe. On rencontre les mêmes accidents dans les pédicelles qui les supportent. Chacun de ces pédicelles, excepté celui du milieu, qui n’est qu’une prolongation du pédoncule commun, est muni de petites bractées ovales-pointues et glanduleuses. Les bractées propres au pédoncule commun sont plus ou moins foliacées. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont en général pointues au sommet; mais ces organes varient dans leur dési-nence, car on en trouve de spatulés, et d’autres qui sont fo-liacés. La corolle, de dimension moyenne, se compose de deux ou trois rangs de pétales roses, blancs vers l’onglet; ceux du centre un peu chittonés. Les styles sont velus, et un peu plus saillants qu’ils ne le sont, en général, dans les autres variétés du groupe des Rosiers rouillés. Fruit globuleux, d’un rouge vif, et couronné par les divisions persistantes du calice.
Observations
Cet arbuste, par la disposition et la forme de ses folioles, munies de glandes, semblerait se rapprocher du R. Sepium; mais ce dernier en diffère,
- Par ses folioles inodores: celles du R. Zabeth répandent, au plus haut degré, l’odeur agréable de pomme de reinette particulière aux Rosiers de la série des Rubiginosa;
- Par la forme des tubes des calices qui sont ovoïdes ou oblongs: les tubes sont hémisphériques dans notre variété;
- Par la hauteur de ses tiges et les nombreux aiguillons dont elles sont armées: le R. Zabeth s’élève peu, et ne présente qu’un petit nombre d’aiguillons;
- Et enfin, les styles sont presque glabres dans le R. Sepium, tandis qu’ils sont velus dans notre variété.
C’est M. Du Pont qui a propagé en France ce Rosier, qui était d’ailleurs très-anciennement connu, puisque, selon une tradition anglaise, il était dédié à Elisabeth, reine d’Angleterre. Voyez vol. 1, p. 94 de cet ouvrage.