Rosa Rubiginosa var Zabeth
L’Églantine de la Reine Élisabeth
L’Églantine de la Reine Élisabeth
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 57
- 原书页码
- p.57
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.71∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa rubiginosa:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。属名 Rosa 的来由是:属名 Rosa 即拉丁语“玫瑰”,更古可溯至希腊语 rhodon,本义或与“流动、芬芳”相关。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 8.0%,叶色 8.4%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 30%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的枝干开始,沿着茎向上移动,最后集中在顶部的花朵上。。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状线条和清晰的轮廓线表明使用了铜版印刷技术。。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
莺蝶一春花里活,可堪风雨飘红白。
—— 宋·辛弃疾《满江红》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、花、蕾」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:粉红、绿叶、花蕾。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:平静。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1821 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。原书题作“Rosa Rubiginosa var Zabeth”。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 57,见第 57 页,版式为纵幅,设色以深绿为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce Rosier s’élève en buisson à la hauteur de deux ou trois pieds. Ses tiges, glabres et vertes, sont armées d’aiguillons longs et recourbés, mais sur les branches adultes ou les rameaux stériles seulement, car les rameaux florifères en sont presque dépourvus. Les folioles sont ovales-oblongues, pointues à la base et au sommet, glabres en-dessus, tomenteuses et munies en-dessous comme sur leur bordure, d’un grand nombre de glandes visqueuses et sessiles. Le pétiole est garni de quelques petits aiguillons verdâtres, et recouvert de pareilles glandes: à sa base sont des stipules bifides, pointues au som-met, très-entières et glanduleuses en leur bord. Les fleurs, latérales et terminales, croissent à l’extrémité des rameaux où elles se réunissent en une espèce d’ombelle. Les tubes des ca-lices, de forme sphéroïde, sont ordinairement glabres: par-fois aussi, on en trouve quelques-uns recouverts d’un léger duvet qui n’est visible qu’à l’aide de la loupe. On rencontre les mêmes accidents dans les pédicelles qui les supportent. Chacun de ces pédicelles, excepté celui du milieu, qui n’est qu’une prolongation du pédoncule commun, est muni de petites bractées ovales-pointues et glanduleuses. Les bractées propres au pédoncule commun sont plus ou moins foliacées. Les divisions du limbe, trois pinnatifides et deux simples, sont en général pointues au sommet; mais ces organes varient dans leur dési-nence, car on en trouve de spatulés, et d’autres qui sont fo-liacés. La corolle, de dimension moyenne, se compose de deux ou trois rangs de pétales roses, blancs vers l’onglet; ceux du centre un peu chittonés. Les styles sont velus, et un peu plus saillants qu’ils ne le sont, en général, dans les autres variétés du groupe des Rosiers rouillés. Fruit globuleux, d’un rouge vif, et couronné par les divisions persistantes du calice.
Observations
Cet arbuste, par la disposition et la forme de ses folioles, munies de glandes, semblerait se rapprocher du R. Sepium; mais ce dernier en diffère,
- Par ses folioles inodores: celles du R. Zabeth répandent, au plus haut degré, l’odeur agréable de pomme de reinette particulière aux Rosiers de la série des Rubiginosa;
- Par la forme des tubes des calices qui sont ovoïdes ou oblongs: les tubes sont hémisphériques dans notre variété;
- Par la hauteur de ses tiges et les nombreux aiguillons dont elles sont armées: le R. Zabeth s’élève peu, et ne présente qu’un petit nombre d’aiguillons;
- Et enfin, les styles sont presque glabres dans le R. Sepium, tandis qu’ils sont velus dans notre variété.
C’est M. Du Pont qui a propagé en France ce Rosier, qui était d’ailleurs très-anciennement connu, puisque, selon une tradition anglaise, il était dédié à Elisabeth, reine d’Angleterre. Voyez vol. 1, p. 94 de cet ouvrage.