Allium Striatum
Ail Strié
Ail Strié
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 50
- 原书页码
- p.50
- 主色
- 黄
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、橙黄
- 纵幅 1.48∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找黄色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Allium striatum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asphodelaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。同一种植物,在两本书里挂在两个门下——分类不是自然的秩序,是人替自然排的队。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 1.7%,叶色 1.7%,主相是黄绿、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属黄一路,黄如蜜蜡,浅处几乎透光。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 8%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
仙衣才试郁金黄,便觉秋风满院芳。
—— 宋·朱熹《次劉彥集木犀韻三首 其二》
“仙衣才试郁金黄”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏黄,在花语里总要再加重一分情绪。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1802 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《百合科植物图谱》(The Liliaceae),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1802—1816 年间。原书题作“Allium Striatum”,归入阿福花科(Asphodelaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 50,见第 50 页,版式为纵幅,画面以橙黄为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Une racine bulbeuse, dont la grosseur égale celle d’une petite noix, donne naissance à cinq ou six feuilles, linéaires, presque obtuses, courbées en gout-tière, un peu striées en dessous, glabres, longues de a décimètres environ; elles sont tantôt droites, tantôt étalées; leur couleur est d’un vert clair, et elles n’exhalent aucune mauvaise odeur, même lorsquon les froisse entre les mains.
Da milieu des feuilles naissent une ou deux hampes droites, ou quelquefois inclinées, cylindriques, glabres, plus courtes que les feuilles dans la variété a plus longues qu’elles dans la variété B. Cette hampe porte à son sommet sept à dis fleurs disposées en ombelle, portées sur des pédicelles grêles, eylindriques. alongés, qui sortent tous d’une spathe à deux feuilles opposées, embrassantes, soudées ensemble à leur base, scarieuses, oblongues, pointues et persistantes.
Les fleurs sont blanches, un peu plus grandes que celles de l’Ail-des-Ours. avec lesquelles elles ont quelque ressemblance; elles exhalent une odeur faible, mais agréable, a peu près comme l’Ail odorant; leur corolle est profondément divisée en six lobes oblongs, presque obtus, étalés, persistants, égaux entre eux, marqués en dessus d’un sillon longitudinal, un peu verdâtres en dehors près de leur base.
Les six étamines sont placées devant les lobes de la corolle; leurs filaments ont la forme d’une alène, et n’atteignent pas la longueur de la corolle: ils sont droits, blanchâtres, et réunis légèrement par leur base les uns avec les autres, et avec les bases des lobes de la corolle. Les anthères sont orangées, droites, oblongues, avant la fécondation; ovoïdes, après l’émission du pollen.
L’ovaire est supérieur à la corolle, ovoïde, jaunâtre, laisant, surmonté d’un style droit, filiforme, un peu plus long que les étamines, terminé par un stigmate triangulaire. A ce pistil succède une capsule ovoide, à trois angles obtus, à trois loges, à trois valves; les graines sont noiratres, anguleuses, et en petit nombre dans chaque loge, a l’époque de leur maturité.
Histoire
Cette plante est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance, et peut-être aussi de la Jamaïque. ♃.
On la cultive au Jardin des plantes dans la serre chande: elle fleurit au printemps.
Observations
Cette espèce d’Ail est très-facile à distinguer de toutes les autres par ses feuilles striées en dessous, et qui n’exhalent aucune mauvaise odeur; par ses étamines réunies légèrement à leur base entre elles et avec la corolle: ce dernier caractère semblerait l’éloigner du genre, mais son port et tous les autres traits de sa structare s’opposent à cette séparation.
La plante que je décris a été envoyée au Muséum d’Histoire naturelle, sous le nom d’Allum striatum de Jacquin, et elle répond en effet à la description que ce savant botaniste a donnée de sa plante; elle n’en diffère que par l’alon-gement de la hampe et le plus grand nombre de ses fleurs: ces deux caractères, qui sont dus à une végétation plus vigoureuse, la rapprochent de l’Alliam gracile. Il n’est pas possible de douter que notre plante ne soit la même que celle figurée sous ce nom par Andrews, et je pense qu’elle est aussi la même que celle indiquée par Aiton et Wildenow.
Explication de la planche
La plante de grandeur naturelle.
- Un des lobes de la corolle avec l’étamine.
- Le pistil.
- La capsule, avant sa maturité complète.
- La capsule ouverte.
- Quelques graines.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- α. Allium striatum. A. scapo nudo, obsoletè triquetro; foliis linearibus, obliquis, subcanaliculatis, subtus striatis; umbella fastigiatâ, paucillorâ. Jacq. Ic. rar. 2. t. 366. Collect. suppl. 51.*
- Alliam striatum. A. scapo nudo, subtriquetro; foliis linearibus, striato-sulcatis, breviore umbellâ fastigiatâ; petalis obtusis; staminibus simplicibus. Wild. Spec. 2. p. 77.
- β. Allium gracile. A. scapo nudo, tereti, longissimo; foliis canaliculatis, linearibus; umbellâ multiflorâ; corollis albidis; staminibus subulatis, ad basin cum petalis desinentibus in tubum. Andr. bot. rep. 2. t. 107.
- Allium gracile. A. scapo nudo, tereti, longissimo; foliis linearibus, canaliculatis; staminibus subulatis, basi connatis. Ait. Kew. 1. p. 429. Wild. Spec. 2. p. 83.