Ornithogalum Arabicum
Ornithogale d’Arabie
Ornithogale d’Arabie
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1804
- 图版号
- Plate 63
- 原书页码
- p.63
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 橙黄、黄绿
- 纵幅 2.07∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Ornithogalum arabicum:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。名字是通行证,也是懒办法——记住两个词,就抓住了一整个物种。旧分类按整体亲缘,把它归入 Asphodelaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。先记这一层:今天叫“科”的,多半来自前一种;今天中学生还在背的“几雄蕊”,就是后一种的遗痕。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 1.0%,叶色 3.6%,主相是橙黄——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 15%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
卢家少妇郁金堂,海燕双栖玳瑁梁。
—— 唐·沈佺期《古意呈補闕喬知之》
“卢家少妇郁金堂”——古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。南非球根则于十八世纪后大量进入欧洲温室。图上所记的 1804 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1804 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《百合科植物图谱》(The Liliaceae),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1802—1816 年间出版。原书题作“Ornithogalum Arabicum”,归入阿福花科(Asphodelaceæ)。
全编共收录 475 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 63,见第 63 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Le nom de Melanomphale que Reneaulme avait donné à l’Ornithogale d’Arabie, et qu’on aurait peut-être dû lui conserver, indique mieux que nos phrases spécifiques le caractère vraiment distinetif de cette plante; c’est-à-dire, la couleur noire de son ovaire comparée avec la blancheur de la corolle.
Cette belle Liliacée sort d’une bulbe blanchâtre, revêtue de plusieurs tu-niques; elle pousse des feuilles glabres assex semblables à celles de la Jacinthe d’Orient; du milieu d’entre elles s’élève, à la hauteur de 3–5 décimètres, une hampe droite et cylindrique; elle porte à son sommet une grappe de fleurs assez courte, et qui semble un véritable corymbe, parce que les pédicelles inférieurs s’alongent de manière que les fleurs sont presque toutes placées à la même hauteur. A la base de chaque pédicelle est une bractée concave, lan-céolee, pointue, demifoliacée, égale à la longueur du pédicelle avant la flo-raison, devenant ensuite de moitié plas courte à l’époque de la maturité.
La corolle a la forme d’une large cloche, et se divise très-profondément en six lanières ovales-oblongues, concaves, un peu obtuses; les trois lanières exté. rieures se terminent par une petite masse calleuse, qui se divise quelquefois en trois dentelures.
Les filaments des étamines sont blancs, comprimés, de moitié plus courts que la corolle, et alternativement larges ou étroits à leur base; ils portent des anthères jaunes, droites, ovales-oblongues, remplies d’un pollen jaune. L’ovaire est presque globaleux, lisse, d’un vert foncé, surtout à la fin de la floraison, à peu près caché à la naissance de la fleur par les appendices, qui se trouvent à. la base des filaments des étamines placées devant les lanières intérieures de la corolle; le style est blanc, filiforme, égal à la longueur des organes máles, terminé par un stigmate épais, à trois dents obtuses.
Le fruit n’a pas mari dans les serres du Muséum, ou nous avons décrit cette plante; d’après Desfontaines, c’est une capsule oblongue, obtuse, à trois an-gles, a trois valves, à trois loges, pleines de graines noires et anguleuses.
Histoire
Cet Ornithogale est orginaire des pays qui entourent la Méditerranée: on l’a trouvé en Arabie, en Syrie, aux environs d’Alexandrie, d’Alger, et dernièrement enfin dans l’ile de Corse, d’où il a été rapporté par MM. Miot et Noisette. ♃.
Il fleurit à l’entrée du printemps; dans son pays natal, il se plait dans les champs cultivés; dans nos jardins, on le cultive dans la serre tempérée.
Fam. des Asphodèles. Juss.—Hexandrie mongynie. Lin.
- Ornithogalam arabicum. O. floribus corymbosis, pedunculis scapo humilio-ribus, filamentis subemarginatis. Lin. Spec. 441. Desf. atl. 1. p. 296. Roy. Lugd-b. 39. Mill. Dict. n. 8. Poi. Voy. a. p. 148. Lam. Dice. 4. p. 616.
- Ornithogalum arabicum. O. corymbo multifloro, filamentis subulatis, corollà late campanulata, petalis exterioribus obsoletè tridentatis. Ait. Kew. 1. p. 419. Willd. Spec. 3. p. 193.
- Ornithogalum arabicum. Clus. Hist. 186. ic. Besl. Eynst. ver. 5. 1. 19. f. 1.
- Ornithogalum umbellatum maximum. C. Bauh. Pin. 69. Tourn. Inst. 378. Shaw. Specim. n. 448. Rudb. Elys. 9. p. 130. f. 1.
- Ornithogalum majus. Dod. Pempt. 291. ic.
- Lilium alexandrinum Neotericorum. Lob. Ic. 149.
- Lilium alexandrinum, sive Ornithogalum majus syriacum. J. Bauh. Hist. 2. p. 639. ic.
- Melanomphale. Reneaulm. Specim. 89. 1. 90.