Hæmanthus Coccineus
Hémanthe Écarlate
Hémanthe Écarlate
- 合集
- 百合科植物图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1802
- 图版号
- Plate 39
- 原书页码
- p.39
- 主色
- 橙
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、橙黄
- 略纵 1.21∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找橙色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
没有学名可依,就看题名:题名里往往藏着产地、赠者或一句形容。旧分类按整体亲缘,把它归入 Amaryllidaceæ;林奈的体系只数雄蕊,把它放进 Hexandria。两种分类是两种世界观:一个问“它和谁像”,一个问“它有几根雄蕊”。名字背后,是看世界的方法。此幅既无通行中文名,学名也不可靠,只能以原书题名相称——图谱里总有几幅这样的图,只能靠画面本身说话。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 9.6%,叶色 5.3%,主相是红、辅以橙黄。这个比例与色相,是这一幅独有的。球根花卉把一年的力气都存在地下:鳞茎、球茎或块茎,叶少而厚,花茎一杆直上,花被六片,形或杯、或漏斗、或星。此幅属橙一路,橙如琥珀,暖而不燥。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 26%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
兰陵美酒郁金香,玉碗盛来琥珀光。
—— 唐·李白《客中行》
此“郁金香”是酒色,不是花名。名同实异,正是读古诗与看古画都要小心的地方——也正因这层误会,这句诗常被种花人挪用。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
郁金香在奥斯曼是帝国之花,在荷兰是投机的符号;风信子在希腊神话里是少年之血所化。球根的共同性格是“藏”:把来年藏在今年地下。此幅偏橙,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
早春至初夏,随属而移。郁金香、风信子最早,唐菖蒲、朱顶红继之,秋植者则于翌春开。地中海、中亚与南非三个源头。郁金香自奥斯曼传入欧洲,十七世纪荷兰“郁金香热”把它变成一场金融风暴。图上所记的 1802 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《百合科植物图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
下次去公园,找一株开着的花站三分钟:看叶怎么排、花朝哪个方向开、最深的一块色在哪。三分钟之后,你已经会看这一类的图了。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1802 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《百合科植物图谱》(The Liliaceae),原书 1802—1816 年间出版。原书题作“Hæmanthus Coccineus”,在分类体系中列于石蒜科(Amaryllidaceæ)。
该合集全编共 475 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 39,对应原书第 39 页,版式为纵幅,画面以橙为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette plante, ainsi que toutes celles de ce genre, pousse ses feuilles et sa fleur à deux époques dillérentes; dans le premier état, elle attire les regards par la grandeur de ses deux feuilles radicales, opposées et étalées sur la terre; dans le second, elle excite l’admiration par son ombelle de couleur écarlate, qui lui a mérité le nom d’Hémanthe, c’est-à-dire, Fleur de sang.
La racine est une bulbe arrondie, écailleuse, de la grosseur du poing, qui, de sa base, pousse des fibrilles blanchâtres et cylindriques, et qui, de son som-met, par deux places différentes, émet les feuilles et la hampe florale.
Les feuilles sont au nombre de deux seulement, opposées, étalées, glabres, d’un vert foncé, un peu épaisses, en forme de langue, à bords parallèles et i sommet obtus; leur longueur atteint jusqu’à 5 et 6 décimètres, et leur largeur est de 10–13 centimètres.
Long-temps après la dessication des feuilles, s’élève de la racine une hampe droite, cylindrique, épaisse, tachetée de points rougeâtres, longue de 6–7 centimètres, qui s’évase au sommet en un involuere composé de six folioles ovales, larges, obtuses, d’un beau rouge: dans cet involucre se trouvent quinze à vingt fleurs portées sur un court pédicelle, et disposées en ombelle plus courte que l’involucre.
Chaque Meur est composée d’une corolle monopétale, posée sur l’ovaire, en forme d’entonnoir, à six divisions lineaires, obtuses, et d’un beau rouge co-quelicot; six étamines insérées sur le tabe de la corolle sclèvent devant les six divisions, et dépassent un peu la longueur du limbe; elles soutiennent de grosses anthères jaunes.
ovaire est arrondi, placé sous la corolle: il émet un style droit, cylindri-que, égal à la longueur des étamines, et tronqué au sommet.
Le fruit est une baie arrondie, à trois loges, à trois valves: chaque loge ne renferme qu’une seule graine.
Histoire
Cette belle plante est originaire du Cap-de-Bonne-Espérance, et a reçu, assez improprement, le nom vulgaire de Tulipe du Cap; elle est cultivée dans les jardins de botanique depuis la fin do 17.* siècles elle fleurit toutes les années dans les serres du Jardin des Plantes, mais elle n’y donne pas de fruit: c’est en an-tomne que ses feuilles commencent à pousser; elles grandissent pendant l’hi-ver, et se dessèchent au printemps: à cette époque, l’oignon reste, pendant trois mois environ, caché sous terre, sans donner aneun signe de vie; à l’entrée de l’été, il commence à pousser la hampe. Lorsque la fleur est entièrement épanouie, ce qui arrive au milieu de l’été, on serait tenté de prendre l’ombelle pour une seule fleur qui renfermerait un grand nombre d’étamines, et dont l’involuere serait la corolle.
Fam. des Narcisses. Juss.—Hexandrie monogynie. Lin.
- Hæmanthas coccineus. H. foliis linguiformibus planis lævibus humi adpressis, umbellâ coarctatâ fastigiatâ involucro breviori, limbo patulo. Ait. Kew. 1. p. 403. Wild. Spec. 2. p. 24.
- Hæmanthus coccineus. H. foliis linguiformibus planis lævibus. Lin. Spec. 412. Roy. Lugd-b. 42. Mill. Dict. n. 1. Lam. Dict. 3. p. 101. n. 1.
- Hæmanthus coccineus. H. foliis sessilibus linguiformibus decumbentibus glabris. Thunb. prodr. 59.
- Hæmanthos africanus foliis obtusis basi truncatis. Comm. hort. 2. p. 127. t. 64.
- Hæmanthus africanus. Tourn. Inst. 657. t. 433.
- Narcissus indicus puniceus gemino latiore flore. Ferr. Cult. t. 137.
- Narcissus indicus serpentarius. Hern. mex. 885. t. 899.
- Lilium indicum puniceum. Moris. Hist. 2. p. 410. s. 4. t. 21. f. 16.
- Tulipa capensis, sive promontorii Bonæ-Spei. Stap. in Theoph. hist. p. 334.