Rosa Campanulata var Flore Albo
Le Rosier Campanulé
Le Rosier Campanulé
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 102
- 原书页码
- p.102
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿
- 纵幅 1.73∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa campanulata:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 campanulata 意为“钟形”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。图上可辨:花伞房花序;叶互生,羽状复叶;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色收得极俭,只占画面的 0.5%,叶色 6.3%,主相是黄绿——素花与白花多半如此,全靠轮廓与深浅说话。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 36%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子开始,沿着茎向上移动至顶端的白色花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
自洗银舟,徐开素酌,月落空杯无影。
—— 宋·吴文英《齐天乐》
这一句由本幅的意象词「素、净、雅」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:素、净、雅。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1821 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。原书题作“Rosa Campanulata var Flore Albo”。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 102,见第 102 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Il s’élève en buisson à la hauteur de deux pieds, ou environ. Ses rameaux sont armés d’aiguillons presque droits sur les branches florifères, et un peu courbés sur la tige principale. Ses feuilles se composent de sept et souvent de neuf folioles d’un vert glauque en-dessus, plus pâle en-dessous, glabres, ovales et simplement dentées. Elles sont portées par des pétioles légèrement velus, garnis de très-petits aiguillous jaunâtres, ayant à leur base des stipules étroites, bifides et pointues au sommet. Les fleurs sont tantôt solitaires, tantôt disposées par deux ou trois à l’extrémité des rameaux. Les pédoncules qui les supportent sont longs, couverts d’un grand nombre de poils roides et glanduleux. Le tube du calice, évasé au sommet et pointu à la base, offre à-peu-près la forme d’une campanule: il est glabre à sa partie supérieure, et couvert, inférieurement, de poils pareils à ceux du pédoncule. de Les divisions du limbe, parfois entières, parfois munies de quelques pinnules, sont garnies, à l’intérieur, d’un duvet épais et blanchâtre, et munies de glandes sessiles sur leur bordure extérieure. La corolle, un peu odorante, présente cinq à six rangs de pétales blancs, ceux du centre un peu teints en rose, irrégulièrement échancrés au sommet, presque jaunes vers l’onglet, larges de dix à douze lignes. Etamines nombreuses.
Observations
Ce Rosier diffère de celui de Francfort par ses fleurs blanches, et ses rameaux florifères aiguillonnés; le Rosa rapa de M. Bosc s’en éloigne par ses feuilles luisantes; le turbinata inermis, par ses folioles entièrement glabres; et le Rosenbergiana, par ses rameaux hérissés d’un très-grand nombre d’aiguillons. Toutefois, la forme des tubes des calices, l’avortement d’une grande partie de ses fleurs, et d’autres caractères, le rangent naturellement dans le groupe des turbinatæ.
Il paraît constant que notre arbrisseau a été obtenu de semis, par M. Cugnot, jardinier, barrière de Sèvres, à Paris: mais nous devons dire que nous l’avons trouvé greffé dans beaucoup de jardins, notamment dans ceux de MM. Cels et Noisette; de M. Vibert, à Chenevières-sur-Marne; de M. Le Dru, maire de Fontenay-aux-Roses; de M. Catel, membre de l’Institut; de M. le docteur Cartier, et chez d’autres amateurs. C’est une jolie variété, et la seule du groupe des turbinatæ que nous ayons encore rencontrée à fleurs blanches.