切叶蜂属
Rosa Centifolia var Bipinnata
Rosier a Feuilles de Céleri
- 中文名
- 切叶蜂属
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 60
- 原书页码
- p.60
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、黄绿
- 纵幅 1.46∶1
第一眼
夫象物必在于形似,形似须全其骨气。
—— 唐·张彦远《历代名画记》
形似只是门槛,骨气才是要害。看一株植物,先看它立不立得住——这就是骨气。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa centifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 centifolia 意为“百叶、重瓣无数”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。图上可辨:花重瓣;叶互生,叶缘有锯齿;枝上有刺。中文名“切叶蜂属”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 4.9%,叶色 8.2%,主相是红、辅以黄绿。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 28%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下至右上,经过花朵和叶片。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
粉箨半开新竹径,红苞尽落旧桃蹊,不堪终日闭深闺。
—— 五代·孙光宪《浣溪沙》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、绽、放」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:粉红、绿叶、绽放。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是后人添上去的,花本身并不知道;但这层“不知道”,正是它最动人的地方。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1821 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。图中描绘的是切叶蜂。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 60,对应原书第 60 页,版式为纵幅,画面以黄绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette singulière variété est l’une de celles que l’on ne peut obtenir en franc-de-pied que par le procédé de la marcotte. Dans cet état, l’arbuste végète lentement et difficilement, à moins qu’il ne soit placé dans un terrain un peu humide, et à une exposition très-favorable. Au reste, il forme un buisson peu touffu qui ne s’élève guère qu’à un pied et demi. Ses rameaux sont munis de quelques aiguillons fins, inégaux, recourbés, entremêlés de poils roides et glanduleux. Les feuilles sont bipin-nées, ou deux fois ailées à folioles d’une consistance molle, presque reniformes, profondement et doublement dentées, glabres en-dessus, légèrement tomenteuses en-dessous. Le pétiole et les folioles sont souvent lavés, en partie, d’une teinte plus ou moins rougeâtre. Les fleurs, assez. belles et très-odo-rantes, sont disposées par deux ou trois à l’extrémité des rameaux. Les calices, les pédoncules et la corolle sont absolument semblables à ceux de la Cent-feuilles commune, dans laquelle on trouve le type de notre variété.
Observations
Cet arbuste est moins recherché pour sa fleur qu’à cause de la singularité de son feuillage qui n’est, d’ailleurs, que le résultat d’une végétation monstrueuse. C’est M. Du Pont qui a fixé cet accident par la greffe, et communiqué le Rosier il y a douze ou quinze ans. Les folioles de l’arbuste, qui sont frisées ou crêpues, ressemblent assez aux feuilles du groseiller à ma-quereau, ce qui l’a fait appeler par les jardiniers R. Crispa, Rosier crépu. Quelques amateurs l’ont nommé Rosier à feuilles de groseiller, ou à feuilles de persil; mais il est plus généralement connu sous le nom de Rosier à feuilles de céleri.
Les feuilles de notre variété tendent continuellement, sur-tout dans les bons terrains, à reprendre leur forme primitive; et il n’est pas rare de trouver, sur le même arbuste, des feuilles bi-pinnées et des feuilles pareilles à celles de la Cent-feuilles commune. Souvent même, on les a vues toutes reprendre la forme de ces dernières feuilles. Il faut donc la greffer de temps en temps pour la conserver, et, à cet égard, nous nous permettrons d’éveiller l’attention des curieux; car, depuis quelques années, nous remarquons que ce Rosier, autrefois commun, est devenu plus rare dans les collections. Nous ignorons pourquoi on le néglige, lorsque son feuillage devrait le faire rechercher. Peut-être trouverait-on la cause de cet abandon dans la multitude de pucerons dont il est assez souvent couvert avant et pendant la floraison, circonstance qui rend en effet la fleur et ses appareils assez désagréables à la vue.
Cette variété pousse vigoureusement lorsqu’on la greffe sur le R. Canina. Il faut un peu l’abandonner à elle-même, car nous avons vu de très-beaux individus périr victimes d’une culture trop assidue.