Rosa Centifolia var Flore simplici
Rosa Centifolia var Flore simplici
Le Rosier a Cent Feuilles
- 学名
- Le Rosier a Cent Feuilles
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 26
- 原书页码
- p.26
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.33∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
学名 Rosa centifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 centifolia 意为“百叶、重瓣无数”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 5.3%,叶色 8.5%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。画幅高而窄,形与色的关系因此看得格外清楚:先读轮廓,再读色层,最后才看笔触。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 31%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
芙蓉浪中蔷薇水,苏合蜣蜋忘彼己。
—— 宋·文天祥《赠拆字嗅衣相士》
“芙蓉浪中蔷薇水”——诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1817 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Rosa Centifolia var Flore simplici”。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 26,对应原书第 26 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Observations
Nous ne donnerons aucune description de ce Rosier: nous nous contenterons de dire qu’il présente, sauf les cinq pétales de sa corolle, tous les caractères du Rosier à cent feuilles que nous avons décrit page 25 de cet ouvrage. Cependant ses tiges sont moins aiguillonnées, et les pédoncules, ainsi que les calices, sont moins glanduleux. Notre dessin a été fait dans la pépinière de M. Noisette, d’après le seul pied qui existe, probablement, aujourd’hui en France, car nous ne l’avons revu que chez lui depuis la dispersion de la collection de M. Du Pont, qui l’avait obtenu de semence.
Nomenclature des principales varietes et sous-variétés du Rosier à cent feuilles.
- R. Centifolia Aore simplici, germinibus ovatis pedunculisque hispido-glandulosis; foliolis ovatis biserratis, subtus pubescentibus; petiolis villoso-glandulosis; caule hispido, subaculeato. (N). Nouv. Duham. p. 35, var. 1. De Launay, Bon Jard. Vulg. la Louise. Du P. Choix des Roses, etc. p. 3.
- R. Centifolia fore semi-pleno. Nouv. Duham. l. c. v. 2.
- R. Centifolia fore multiplici. Voyez p. 25.
- R. Centifolia Maxima. Ait. Kew. pag. 201, v. α. Miss Lawr. Tab. 8 (Centif. Dutch). Poiret, Ency. 6, p. 256. v. β. vulg. Rose de Hollande, Rose des peintres.
- R. Centifolia Minor. Bot. Cultiv. ed. alt. v. 5. De Launay, Bon Jard. Roess. fig. № 20, Vulg. Rosier de Bordeaux, Gros pompon. Il faut rapporter à cette variété le Rosier de Kingston de De Launay, l. c.
- R. Centifolia Carnea, Vulg. la Vilmorin. Voyez page 79.
- R. Centifolia Variegata. Nouv. Duham. l. c. var. 9 et 10. Ait. l. c. ed. 2a var. ρ. Miss Lawr. Tab. 79. Vulg. la Rose à cent feuilles panachée.
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- R. Centifolia Mutabilis. Pers. syn. 2, p. 48.
- R. (Provincialis) alba. Andr. R. fig.
- R. Centifolia Unica. Bot. cultiv. l. c.
- R. Centifolia Nivea. Nouv. Duham. l. c. v. 8. Vulg. la Rose unique. C’est à cette variété qu’il faut rapporter la Cent feuilles bleu céleste de Du Pont dont les pétales extérieurs paraissent offrir une légère teinte de bleu suivant les incidences des rayons du soleil.
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- R. Centifolia Anglica rubra. Parkins. Parad.
- R. Centifolia Chremesina? Nouv. Duham. l. c. v. 11. Vulg. le Rosier de Cumberland. Les pétales de la circonférence offrent la même teinte que ceux du centre.
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- R. Centifolia Putidula, foribus semi-plenis, odore Cimicario. (N.)
- R. Centifolia Ingrata. Nouv. Duham. l. c. v. 15. Vulg. le Rire niais de Du Pont; la Cent feuilles à odeur de punaise.
- R. Centifolia Grandi-dentata, foliolis ovato-oblongis, acutis, grandi-dentatis. (N). Vulg. le Rosier à feuilles de chêne.
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- R. Centifolia Crenata, foliolis subternatis, rotundis, crenatis. (N.)
- R. (Belgica). Poiret. l. c. var. δ. Rose crénelée? Bosc. Nouv. Cours, vol. 11, p. 254.
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- R. Centifolia bi-pinnata. Pers. l. c.
- R. (Belgica) folis bi-pinnatis, foliolis subrotundis crenatis. Poiret. l. c. v. ε. Vulg. Rosier à feuilles de persil, à feuilles de céleri, à feuilles de groseiller.
- R. Centifolia Bullata. Voyez p. 37.
- R. Centifolia foliacea. Vulg. Rose foliée. Bosc. l. c. Les lobes du calice sont foliacés très-amples, et les tubes sont presque nuls.
- R. Centifolia Junonis. Nouv. Duham. l. c. var. 16. La belle Junon des pépinières de Sèvres.
- R. Centifolia Anemonoides, petalis incarnatis amone involutis. (N.) Vulg. la Cent feuilles anémone.
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- R. Centifolia Cariophyllea. Poiret. l. c. v. η. Pers. l. c.
- R. Centifolia Unguiculata De Lau. Bon Jard. Vulg. Rose œillet, Rose guenille. Il ne faut pas la confondre avec celle que les jardiniers appellent le Provins œillet.
- R. Centifolia Prolifera. Nouv. Duham. l. c. var. 17. De Lau. Bon Jard. Vulg. la Rose Prolifère.
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R. Centifolia Apetala. Nouv. Duham. l. c. var. 19. Vulg. la Rose sans pétales. C’est le dernier état de la dégénération de l’espèce. On peut voir cette singulière variété, propagée par Du Pont, dans le carré des Roses, au jardin du Luxembourg.
Il existe, dans les deux éditions d’Aiton, une grande confusion entre les individus qu’il a indiqués comme variétés des Rosiers à cent feuilles, et des Rosiers de Provins. Il a cité comme Roses de Provins beaucoup de figures de Miss Lawrence, qui représentent des cent feuilles, et vice versa, ce qui ferait croire que l’auteur n’a pas suffisamment observé les deux groupes.
Le Rosier Centifolia diffère du Gallica,
- par ses folioles molles au toucher, comme pendantes, toujours glanduleuses en leur bord, assez profondément den-tées: celles du Gallica sont fermes, comme cassantes, à dentelure beaucoup plus fine, un peu blanchâtres en-dessous, et leurs bordures sont rarement munies de glandes;
- il s’en éloigne encore par ses pétioles hispides, toujours sans aiguillons (petiolis inermibus L.), tandis que ces mêmes pétioles, dans le Gallica, en sont toujours plus ou moins munis.
Un amateur un peu exercé distinguera les deux espèces au premier coup-d’œil.