Rosa Centifolia var Prolifera-Foliacea
Le Rosier Prolifère-Foliacé
Le Rosier Prolifère-Foliacé
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 146
- 原书页码
- p.146
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.40∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa centifolia:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 centifolia 意为“百叶、重瓣无数”——名字往往就是最先被注意到的那处特征。图上可辨:花重瓣;叶互生,叶形为宽卵形至椭圆形,边缘具锯齿;枝上有细小刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 9.3%,叶色 13.5%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 35%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子引导至中央盛开的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
试问花枝余几许,卷帘细雨随人。
—— 宋·李弥逊《临江仙》
这一句由本幅的意象词「细、致」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:细致。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。1824 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间印行,本图即其中一幅。原书题作“Rosa Centifolia var Prolifera-Foliacea”。原书为这一物种留下了成幅的彩色图像记录。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 146,对应原书第 146 页,版式为纵幅,画面以绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Ce Rosier est remarquable en ce qu’il réunit sur un même individu deux variétés distinctes, savoir: la Cent-feuilles folia-cée, et la Cent-feuilles prolifère. Converti en franc-de-pied par le procédé de la marcotte, il s’élève à deux pieds, ou environ. Ses tiges, et en général toute la partie foliacée de l’arbrisseau, sont semblables, à l’exception des longues divisions calicinales et des fleurs prolifères, à celles de toutes les Cent-feuilles connues; c’est pourquoi nous ne nous occuperons pas de sa description, ayant déja donné dans cet ouvrage celle de beaucoup d’individus de ce groupe.
Observations
Notre Rosier, ainsi qu’on peut en juger à la vue de la figure qui accompagne cette description est une modification du R. Centifolia gigantea, ou pictorum (nouv. Duhamel), dont les fleurs, les plus grandes du groupe des Rosiers à Cent-feuilles, sont si recherchées à cause de leur volume et de leur parfum.1
Quant au luxe de végétation que l’on remarque dans notre Cent-feuilles prolifère-foliacée, il est dû à la qualité du sol, aux engrais, à l’état de l’atmosphère, aux arrosements fréquents, et autres circonstances qui déterminent cette monstruosité. Toutefois ceux qui l’élèvent, franche ou greffée, ne doivent pas toujours compter sur le succès de leurs soins: souvent le Rosier ne leur donnera que des fleurs ordinaires. Du Pont la cultivait, et c’est en raison de ces variations continuelles qu’il ne l’a pas même consignée dans son catalogue. (Voyez Gymnasium Rosarum.)
- R. Centifolia prolifera. Nouv. Duham. vol. 7, p. 37, var. 17.
- R. Centifolia foliacea. Red. Ros: vol. 1, p. 78, var. υ. Idem. vol. 2, p. 59. Thy. Prod. groupe XII, p. 76, var. ο. De Chesnel, Histoire de la Rose,2 p. 72.
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Quoique, jusqu’à présent, le Rosier à Cent-feuilles ait semblé obtenir la palme sur tous les autres, un auteur moderne s’est efforcé de la lui ravir pour la donner au Rosier des Quatre Saisons, ou de tous mois (R. Rifera). Voici en effet ce quon lit dans l’Almanach des Roses, de Guerrapin, p. 68:
Cet arbrisseau ne forme pas d’aussi beaux buissons et d’aussi belles touffes que beaucoup d’autres espèces, notamment que la tous mois. Ses fleurs ne sont pas accompagnées d’assez de feuilles; cet ornement les ferait ressortir et valoir davantage. Le bois en devient souvent galleux, meurt tous les deux ans, à peu près, et a besoin d’être renouvelé. Ses boutons n’ont pas la légèreté et l’élégance de ceux de tous mois, et ne forment pas d’aussi jolis bouquets. Leur parfum ne me paraît pas aussi délicat.
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Histoire de la Rose chez les peuples de lantiquite ’et chez les modernes; description des espèces cultivées; culture des Rosiers; propriété des Roses, et leurs diverses préparations alimentaires, cosmétiques, etc. etc., par M. le marquis De Chesnel, lieutenant-colonel de la légion infanterie-légère des Pyrénées-Orientales, membre de plusieurs sociétés sa-vantes, etc., avec cette épigraphe:
La Rose est la fleur chère aux dieux: Dans ses cheveux Hébé la pose. Et le nectar qu’on boit aux cieux N’est rien que le suc de la Rose.
Toulouse, F. Vieusseux, 1820, I vol. in-8°, 174 pages.