狗牙蔷薇
Rosa Gallica var Giganteo
Le Rosier de Provins
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier de Provins
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 140
- 原书页码
- p.140
- 主色
- 品红
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、绯红
- 纵幅 1.51∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找品红色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa gallica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 gallica 意为“高卢”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上无刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 16.6%,叶色 10.9%,主相是红、辅以绯红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。此幅属品红一路,紫红近绛,是热带的常见语气。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅排得满:枝叶占到画面的 40%,重心略偏右——标本式的画法,图的是看得全。顺着画家的安排看:视线从花朵顶部向下延伸至叶子。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状纹理。工艺留下的破绽比题跋更诚实:刻工不会撒谎,上色的人赶时间的时候会。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
群艳逞春娇,半叶难言芳。
—— 唐·劉黻《古興和饒雲峰韻 其二》
这一句由本幅的意象词「娇、艳」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:娇艳。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。此幅偏品红,在花语里总要再加重一分情绪。象征会随世道改口:同一株植物,在一个世纪里可以说完全相反的话。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1824 年的那个季节。
关于本图版
这幅图版出自《玫瑰图谱》(Les Roses),由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间出版。画面主体是狗牙蔷薇。这是该物种在早期博物学出版物中的图像记录之一。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 140,见第 140 页,版式为纵幅,设色以品红为基调。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Arbrisseau qui s’élève à deux pieds, ou environ: ses rameaux sont garnis, à leur partie supérieure, d’une multitude de petits aiguillons inégaux, un peu flexibles; ces mêmes aiguillons sont fermes, plus longs, les uns droits, les autres recourbés à la partie inférieure des branches. Les feuilles se composent de cinq ou de sept folioles, ovales-allongées, pointues au sommet, arrondies en cœur à la base, fermes au toucher, glabres en-dessus, légèrement tomenteuses en-dessous, inégalement den-tées, quelques unes des dents surmontées de petites glandes. Le pétiole qui les supporte est légèrement tomenteux, et muni de quelques petits aiguillons jaunâtres; il offre à sa base des stipules décurrentes, bifides, à bords finement dentés. Les fleurs naissent tantôt solitaires, tantôt réunies par trois à l’extrémité des rameaux. Le tube du calice, pyriforme, est hispide-glandu-leux, ainsi que le pédoncule. Les divisions du limbe, trois pinnatifides, et deux simples, sont chargées, à l’intérieur, d’un duvet blanchâtre très-serré, et munies extérieurement de petits poils entremêlés de glandes. La corolle d’un diamètre de plus de cinq pouces, légèrement odorante, est composée de plusieurs rangs de pétales d’un beau rose, irrégulièrement échancrés, au sommet. Ceux du centre, roulés et chiffonnés, laissent à peine apercevoir ce qui reste des étamines. Fruit presque rond, assez gros, et rouge à la maturité.
Observations
Ce Rosier, si remarquable par le volume de ses fleurs, a été obtenu de semence en 1813, dans le jardin fleuriste du Roi à Sévres, ou l’on en trouve plusieurs pieds greffés. Il n’est pas encore très-répandu dans les jardins.
D’après la beauté et le volume extraordinaire de la fleur de notre arbrisseau, on peut juger combien est avantageuse la voie des semis, pour multiplier et accroître le nombre des belles variétés. Il est à regretter que cette méthode ne soit pas plus en usage en France, où l’on se contente de reproduire le Rosier par le couchage ou par la greffe, sans considérer qu’on ne fait alors que perpétuer servilement les mêmes espèces.
R. germinibus pyriformibus, pedunculisque hispido-glandulosis; floribus giganteis. (N.)