狗牙蔷薇
Rosa Gallica var Granati
Le Rosier de France
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier de France
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1821
- 图版号
- Plate 107
- 原书页码
- p.107
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 黄绿、红
- 纵幅 1.37∶1
第一眼
凡画山水,意在笔先。
—— 唐·王维《山水论》
下笔之前,心里已经有了整幅画。看画时可以反过来推:画家先定了什么,后添了什么。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa gallica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 gallica 意为“高卢”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上无刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 6.0%,叶色 7.3%,主相是黄绿、辅以红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 33%,重心近于正中——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动,最后停留在盛开的花朵上。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:精细的点状线条和阴影处理。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
想雪香酥暖,粉娇翠软,风流乐事,慰惬情怀。
—— 宋·无名氏《沁园春》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、盛、开」在古典语料中检索配得。诗以气行,画以形立;两种“看”叠在一起,才是看画的意思。本幅的意象词:粉红、绿叶、盛开。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1821 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1821 年的那个季节。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。画面主体是狗牙蔷薇。原书为这一物种留下了成幅的彩色图像记录。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 107,见第 107 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cest la figure du fruit de cet arbrisseau qui a une ressemblance éloignée avec le fruit du grenadier (punica granatus), qui lui a fait donner, dans la pépinière de M. Villemorin, le nom sous lequel nous le présentons. Il s’élève, en un buisson peu touffu, à la hauteur de deux pieds et demi, ou environ. Ses rameaux sont armés d’aiguillons nombreux, iné-gaux, les uns droits, les autres recourbés. Les feuilles se composent de cing, rarement de sept folioles, grandes, d’un vert-pâle en-dessus, tomenteuses en-dessous et sur leur bordure, doublement et finement dentées, toutefois un peu moins épaisses et ridées que celles des autres variétés du R. Gallica. Elles sont portées par un pétiole velu, muni de plusieurs petits aiguillons, ayant, à sa base, deux stipules assez grandes, bifides, denticulées en leur bord. Les fleurs, presque inodores, sont disposées par trois ou quatre à l’extrémité des rameaux. Les pédoncules, ainsi que les tubes. arrondis du calice, sont garnis de petits poils glanduleux. Les divisions du limbe, allongées, quelquefois foliacées, trois pinnatifides et deux simples, sont aussi glanduleuses à l’extérieur, et velues intérieu-rement. Corolle de quatre à cinq rangs de pétales, d’un rose un peu pâle, à-peu-près analogue à celui des pétales de la Rose à cent feuilles commune. Styles un peu allongés et presque réunis en faisceau.
Observations
Cette belle variation du Rosier de France, très-remarquable par la couleur de ses pétales et sur-tout par la forme de ses fruits, a été obtenue de semence par M. Villemorin, il y a déja plusieurs années. On la trouve dans quelques jardins d’amateurs; mais elle n’est pas très-répandue. Sa culture est la même que celle que l’on donne à tous les individus du groupe des Gallicæ. Elle veut être taillée un peu court. L’arbrisseau donne ses fleurs à la fin de juin.