狗牙蔷薇
Rosa Gallica var Versicolor
Le Rosier de France
- 中文名
- 狗牙蔷薇
- 学名
- Le Rosier de France
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1817
- 图版号
- Plate 55
- 原书页码
- p.55
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.53∶1
第一眼
真山水之川谷,远望之以取其势,近看之以取其质。
—— 宋·郭熙《林泉高致·山水训》
远看取其气势,近看取其质地。八个字,就是看画的两步:先退后看整体,再凑近看笔与色。看花鸟图版一样管用。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。
名与实
学名 Rosa gallica:前一词是属,管它归在哪一类;后一词是种加词,管它在这一类里凭什么与众不同。这一幅的种加词 gallica 意为“高卢”——先记住这个词的意思,下次见到同名的植物,你会先去看那一处。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上无刺。中文名“狗牙蔷薇”是后人据学名回译的通行叫法,与古书里的旧名未必对得上——名与物之间,总隔着一层翻译。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 6.7%,叶色 10.3%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。没有解剖图,就靠主株一处一处看过去:叶怎么排,花怎么着生,果在哪里。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。枝叶占画面约 36%,重心偏上——不挤不空,是这类图谱最从容的排法。顺着画家的安排看:视线从左下角开始,沿着茎向上移动,最后停留在花朵上。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状线条和阴影处理。还有一种证据在纸背:铜版压进纸里的那道痕、上色处微微凸起的颜料、再版时磨浅的线。扫描件里也能看出七分。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
积润画图昏素壁,渍香衣帻覆熏笼。
—— 唐·陸游《雨中作》
这一句由本幅的意象词「素、雅、静、润」在古典语料中检索配得。古人写到这一层,已不只是赏花,是借花说人;画面则只负责把那朵花留住。本幅的意象词:素、雅、静、润。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。象征多半来自形状与气味:像杯的、像泪的、香的、臭的——先有形状,后有意义。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1817 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看这类图最好的时候是花期,见过一次活的花,再看图就不会只看颜色。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。1817 年的那朵花早已化作尘土,它留在纸上的样子,却比任何一株活着的同类都长寿。
关于本图版
此图原刊于《玫瑰图谱》(Les Roses),绘者为皮埃尔-约瑟夫·雷杜德,成书于 1817—1824 年间。画面主体是狗牙蔷薇。此类图版是当时记录物种形态的主要方式。
全编共收录 169 幅图版,本图是其中一幅,原书将其列为 Plate 55,见第 55 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。图像由公有领域原件扫描修复而来,细节在放大视图中仍清晰可辨。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cette belle variété du Rosier de France s’élève en buisson à la hauteur de deux à trois pieds. Ses tiges sont hérissées d’aiguillons d’inégale longueur, les plus longs crochus, et les plus petits presque droits. Les feuilles se composent de sept folioles oblongues, pointues au sommet, arrondies à la base, glabres en-dessus, tomenteuses en-dessous, glanduleuses en leur bord. Elles sont portées par un pétiole velu, quelquefois un peu aiguillonné: il est muni à sa base de stipules simples, aiguës au sommet, entourées de glandes sessiles. Les fleurs, peu odorantes, naissent en général trois ensemble à l’extrémité des rameaux. Les tubes des calices, presque globuleux, sont hispides ainsi que les pédicelles qui les supportent. Chaque pédicelle, excepté celui du milieu, est muni de deux bractées ovales, le plus souvent foliacées et glanduleuses comme les stipules; deux autres bractées, qui ne sont que des feuilles avortées, se font remarquer au point d’insertion de ces trois pédicelles. Les divisions du limbe, courtes, trois pinnatifides et deux simples, sont pointues au sommet, cotonneuses à l’intérieur, et couvertes, à l’extérieur, d’un duvet entremêlé de glandes sessiles. La corolle, toujours semi-double, jamais pleine, se compose de pétales d’un rose-tendre panaché de rouge plus ou moins vif. Le fruit est rond, et devient rougeâtre à la maturité.
Observations
Les panachures qui décorent et font distinguer cette variété disparaissent souvent, et il n’est pas rare de la voir donner une année des fleurs panachées et ne plus produire ensuite que des Roses avec les pétales de couleur unie. Cette disposition de l’arbuste à rentrer en couleur indique que pour conserver cette variété, il faut la greffer souvent. Notre Rose est connue en France sous les noms de Provins panaché, ou de Provins œillet; les Anglais l’ont appelée Rosemonde, du nom de la belle et spirituelle maîtresse de Henri II, roi d’Angleterre. On sait que cette infortunée termina sa vie dans les tourments dont l’accabla l’épouse jalouse et offensée de Henri. Au reste, Rosemonde dérive de l’allemand Rosen, Rose, et mund, bouche, ou Bouche-de-rose. C’est un nom chevaleresque que portaient antrefois et que portent encore aujourd’hui beaucoup de demoiselles en Allemagne.
Le Provins panaché fleurit mieux à l’ombre qu’en plein so-leil. Il réussit très-bien par la greffe; mais les arbrisseaux qu’on élève en franc-de-pied donnent des fleurs plus grandes, et d’un coloris plus vif.
- R. Gallica (versicolor) germinibus globosis; foliolis magnis et eleganter variegatis; pedunculis hispidis; caule et petiolis hispidis aculeatis; foliolis subovatis, subtus villosis. Andr. Ros. Cum. fig.