Rosa Indica Caryophillea
Le Bengale-Œillet
Le Bengale-Œillet
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 148
- 原书页码
- p.148
- 主色
- 品红
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 略纵 1.20∶1
第一眼
竖划三寸,当千仞之高;横墨数尺,体百里之迥。
—— 南朝宋·宗炳《画山水序》
三寸的竖线可当千仞高山,几尺横墨能容百里之远。尺幅从来不是障碍,取舍才是本事。这一幅略高于宽,落点在中央偏上。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找品红色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上无刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 11.7%,叶色 9.7%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。此幅属品红一路,紫红近绛,是热带的常见语气。上色时先铺一层淡底,再在瓣基与背光处加深——层次是这样一层层叠出来的。别只看花:叶脉的走向、萼片的长短、甚至茎上的毛,都是画家用来区分物种的证据。
构图与呼吸
画幅略高。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 27%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子移动到右上方盛开的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
行时载酒寻芳,湖湾堤曲,放浪红尘脚。
—— 宋·黄人杰《念奴娇》
这一句由本幅的意象词「红、绿、绽、放」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:品红色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:红、绿、绽放。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。此幅偏品红,在花语里总要再加重一分情绪。初看此幅的人,多半会用一个词:生机勃勃。花语是给人与人的关系用的;植物自己只关心有没有传粉的虫。这两套语言,可以并行不悖。
时与地
四季开者别有月季,不在这一季里。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。图上的产地常是“据说来自”,图上的花期常是“盛开那十日”——两处都要打个折扣读。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。版画是集体工程:绘图、刻版、上色各有其人,真正决定这幅图好不好看的,常是没留下名字的刻工与上色师。
带走一双眼睛
鉴赏力不是知识,是习惯:每次多看一眼,十年之后你看什么都和别人不一样。二百年后,这株植物的后代或许仍在某处活着;而纸上这一株,永远停在 1824 年的那个季节。
关于本图版
本图选自皮埃尔-约瑟夫·雷杜德的《玫瑰图谱》(Les Roses),原书 1817—1824 年间出版。画面主体为 Rosa Indica Caryophillea,在分类体系中列于蔷薇属(Rosa)。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 148,对应原书第 148 页,版式为纵幅,画面以品红为主色。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
C’est un arbrisseau très-élégant, qui s’élève à la hauteur de quinze à vingt pouces au plus. Les rameaux florifères sont, assez généralement, dépourvus d’aiguillons: les rameaux adultes en présentent quelques-uns, assez petits et recourbés. Les feuilles se composent de cinq folioles glabres, vertes en-dessus, plus pâles en-dessous, l’impaire très-aigue, à dentelure crénelée, chaque dent surmontée d’une petite glande. Elles sont portées par un pétiole glanduleux muni, en-dessous, de quelques petits aiguillons rougeâtres et crochus: à sa base sont deux stipules bifides et pointues au sommet, denticulées en leur bord. Les fleurs, légèrement odorantes, presque aussi doubles que celles du R. des Indes-Cent-feuilles, naissent par trois à l’extrémité des rameaux où elles se réunissent en une espèce d’ombelle. Le tube du calice est ovoïde, glabre, et marqué de quelques cannelures longitudinales. Le pédoncule commun est glabre, mais les pédicelles sont hispides-glanduleux. A la base de chaque pédicelle se trouvent des stipules longues et étroites. Les divisions du limbe sont simples, pointues au sommet, à bordure garnie de petites glandes sessiles. Corolle de huit à dix rangs de pétales, d’un beau rose assez foncé, quelques-uns traversés par une ligne blanche qui règne depuis l’onglet jusqu’au som-met. Ces pétales, irrégulièrement échancrés, se gaufrent et se chiffonnent dans leur longueur, de sorte que la fleur, en état de parfait développement, ressemble assez bien à un œillet. Le fruit est ovoide un peu arrondi, et glabre.
Observations
C’est M. Redouté qui a obtenu cette variété de la semence des graines du Bengale ordinaire. Elle se distingue très-bien de toutes les autres par le bel incarnat de ses couleurs et par la forme assez singulière de ses pétales. Cette dernière circonstance l’a fait nommer Bengale-œillet, parce qu’en effet elle a une ressemblance marquée avec la fleur de cette plante. Sa culture est la même que celle que l’on donne à tous les Rosiers de ce groupe. On doit lélever en pot et le rentrer l’hiver dans l’orangerie.
R. germinibus ovatis, glabris; pedicellis hispido-glandulosis; cyma trifida. (N.)