Rosa Indica Sertulata
Rosa Indica Sertulata
Le Bengale a Bouquet
- 学名
- Le Bengale a Bouquet
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 135
- 原书页码
- p.135
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红
- 纵幅 1.58∶1
第一眼
搜尽奇峰打草稿。
—— 清·石涛《苦瓜和尚画语录》
走遍山川,才有资格落笔。博物画的画家也一样:先在温室与山野里看够了活的花,纸上那一朵才不虚。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏左,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花重瓣;叶互生,羽状复叶;枝上细直刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 6.3%,叶色 5.8%,主相是红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。看形制不必求全:记住叶序、花被数与着生方式,这一类的骨架就立住了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 22%,重心近于正中——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子开始,沿着茎向上移动至顶端的未开放的花蕾。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。放大镜下:细致的点状线条和清晰的轮廓线。拿放大镜(或手机微距)看三处:花瓣边缘、叶脉、题名。线若连续不断,是刻的;色若越过轮廓半毫米,是手涂的。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
百花扫地,红紫践为尘。
—— 宋·无名氏《满庭芳》
这一句由本幅的意象词「红、绿、花、叶」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:红、绿、花、叶。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。初看此幅的人,多半会用一个词:静谧。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。同一株植物,春秋两季像两种东西;同一座山,一百年前与今天叫两个名字。图把这两样都冻结在了纸上。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。从画稿到成图要过好几双手:转刻的人求准,上色的人求快——快与准之间,就是各幅之间深浅不一的来历。
带走一双眼睛
把这三件事带走:先整体后细节;先线后色;先看画再翻书。任何一张老图版,都可以用这三条读。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1824 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Rosa Indica Sertulata,在分类体系中列于蔷薇属(Rosa)。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 135,对应原书第 135 页,版式为纵幅,画面以深绿为主色。扫描件取自公有领域原件,经高分辨率修复与色彩校正,可按原大放大查看线条与设色。
原书文字(英文 / 法文)
Description
Cet arbrisseau s’élève, en buisson, à la hauteur de douze à quinze pouces. Ses branches sont armées d’un petit nombre d’aiguillons crochus, assez forts, peu dilatés à leur base: les rameaux florifères en sont entièrement dépourvus. Les feuilles se composent de trois ou de cinq folioles de dimension moyenne, d’un vert obscur en-dessus, glauques et plus ou moins recouvertes, en-dessous, d’une teinte vineuse qui s’étend jusques sur la bordure: elles sont portées par un pétiole rougeâtre, glabre, muni d’aiguillons, ayant à sa base des stipules bifides, pointues au sommet, glanduleuses en leur bord. Les fleurs naissent, cinq ou six ensemble, à l’extrémité des ramuscules qui croissent le long des branches princi-pales, et forment, par leur réunion, une espèce de bouquet. Le tube du calice, parfaitement glabre, est presque rond: le long pédoncule qui le supporte est garni, surtout au sommet, d’un grand nombre de petits poils glanduleux. Les divisions du limbe, entières, pointues ou spatulées au sommet, sont glabres extérieurement, et tomenteuses à l’intérieur. Corolle de cinq à six rangs de pétales, concaves, irrégulièrement échancrés, blancs vers l’onglet, et d’un rose très-tendre au som-met: Les étamines et les styles sont les mêmes que ceux des fleurs de tous les Rosiers des Indes.
Observations
Ce Rosier offre quelques traits de ressemblance avec le R. Indica subalba (vol. 2. p. et fig. 79) mais il se éloigne sous beaucoup de rapports.
- Le tube du calice du R. Indica subalba est ovïde, celui de notre Rosier est globuleux.
- Le pédoncule du premier Rosier est glabre; le pédoncule de celui-ci est hispide-glanduleux.
- Les pétales du R. Indica subalba sont d’un blanc de lait en finissant. Ceux du R. Indica sertulata conservent jusqu’à la fin une teinte rosée.
- Les divisions du limbe sont constamment simples dans le R. Indica sertulata, tandis qu’elles sont presque toujours pinnées dans l’autre Rosier.
Il paraît que cette variété a été obtenue de graines, il y a plusieurs années, dans les pépinières du Roi, à Trianon: elle a été long-temps rare; mais on la trouve aujourd’hui dans quelques collections. On multiplie ce Rosier de bouture, plutôt que par la greffe. On l’élève ordinairement en terre de bruyère et en pot, pour le rentrer l’hiver, parce qu’il craint la gelée encore plus que toute autre variété de l’espèce. Dans cette saison, et moyennant quelques soins, il fleurit tres-bien, soit dans l’orangerie, soit dans les baches où on le dépose. Rempoter exactement, tous les ans, à l’automne avant de le rentrer.
- R. germinibus subglobosis; pedunculis hispidulis; foliolis 3–5 discoloribus; laciniis calycinis integris; caule petiolisque aculeatis. (N.)
- R. Indica sertulata. Red. Ros. vol. 2, p. 38, var. ρ. Thy. Prod groupe XXIV, p. 131, var. ρ.