Rosa Noisettiana Purpurea
Rosa Noisettiana Purpurea
Le Rosier Noisette
- 学名
- Le Rosier Noisette
- 合集
- 玫瑰图谱
- 绘者
- Pierre-Joseph Redouté(皮埃尔-约瑟夫·雷杜德)
- 年代
- 1824
- 图版号
- Plate 167
- 原书页码
- p.167
- 主色
- 绿
- 授权
- Public domain
十观
- 实测花色 红、绯红
- 纵幅 1.47∶1
第一眼
江馆清秋,晨起看竹,烟光日影露气,皆浮动于疏枝密叶之间。
—— 清·郑板桥《题画竹》
郑板桥说他画竹,是先看见“烟光日影露气”在枝叶间浮动,才动手。看画时找这一层空气,比记住花的名字更要紧。这一幅是竖的:眼睛从下往上走,落点在上半部。先让整株立起来,再看细节。第二步凑近一寸:看线与色的交界,色有没有压住线,线有没有断。第三步,找绿色最重的一小块:整幅的明暗秩序,是从那里排开的。这一幅是斜势:上半的重心比下半偏右,画的是一株活物被风带着的样子,不是图解的直立。
名与实
图上只标属名 Rosa,未定种;这一时期的图谱常以一属数种合绘,种名要等后来的专著补齐。图上可辨:花重瓣;叶互生,椭圆形至卵形;枝上有刺。此幅尚无通行中文名,姑以学名相称;在没有本地名字的地方,学名就是它唯一的身份证。
形与色
就这一幅实测:花色占画面的 3.3%,叶色 4.6%,主相是红、辅以绯红。这个比例与色相,是这一幅独有的。蔷薇属多为灌木或蔓生藤本,羽状复叶,小叶三至七枚,边缘有细锯齿;花单生或簇生,重瓣者瓣缘起伏如绉纱,开时层层向内收束,露出中心一点黄蕊。绿近嫩苔,是花萼与叶的主色。颜色不是平涂的:最浅处近乎纸色,最深处在花瓣重叠的缝里。把这两处找到,画面的呼吸就出来了。
构图与呼吸
画幅高而窄。全幅只画一株,不作解剖附图——这类图更近于“观赏”,而非“鉴定”。这一幅留白多:枝叶只占 20%,重心偏下——空处是给眼睛喘气的,也更显出这株的姿态。顺着画家的安排看:视线从左下角的叶子移动到右上方盛开的花朵。
一刀一色
十九世纪上半叶是铜版、钢版与石版交替的时期。点刻能把明暗过渡做得极细,雷杜德的玫瑰即以此著称;石版则更宜表现柔和的色层。先判断它是“印”的还是“画”的,再谈好不好看——这是看老版画最实用的一条规矩。想动笔临它的人记住一句:临它的骨架、留白与设色次序就好;刀口的排线是铜版与刻刀的语言,铅笔不必硬学,用疏密代替它。
诗境
雪里开时春粉润。
—— 宋·李子正《减兰十梅・减字木兰花》
这一句由本幅的意象词「粉、红、绿、叶、枝、干」在古典语料中检索配得。把这一句放回画面:绿色的花冠就是诗句的落点——诗先写气,画后写形,两者在此处接上了。本幅的意象词:粉红、绿叶、枝干。
花语
西方以玫瑰为爱与缄默之征——“sub rosa”即“在玫瑰之下”,意为守口如瓶;中国诗文里的蔷薇却多与“柔蔓依人”相连,是缠绵,不是热烈。在图谱里,它首先是一个物种,其次才是一种象征——这个次序值得记住。
时与地
春末夏初,五月最盛。图版多题“开花时”,正是园中第一茬花。北半球温带广布。中国自汉代已有蔷薇、月季之记载,十九世纪欧洲蔷薇与中国月季杂交,才有了今日花店里那些四季不断的品种。图上所记的 1824 年是刊行之年,不是花期;真正的花藏在原书的采集记录里,通常比出版早一两年。画面物候暗示的时令是春季。看叶的老嫩、花与果是否同在枝上,季节便八九不离十;看题名里藏着的地名,来路也猜得出七分。
书与人
《玫瑰图谱》只署了皮埃尔-约瑟夫·雷杜德一个人的名字。图版今属公有领域,可以自由取用;但纸上那层手工上色,仍是两百年前某一个人的手。
带走一双眼睛
如果只能记一句,就记郭熙那八个字:远望取其势,近看取其质。看图、看花、看人,都一样。图谱的用意是“以备查考”,看久了却会忘记查考:1824 年的一个人,为一朵花花了整整一天。
关于本图版
《玫瑰图谱》(Les Roses)由皮埃尔-约瑟夫·雷杜德绘制,1817—1824 年间印行,本图即其中一幅。画面主体为 Rosa Noisettiana Purpurea,在分类体系中列于蔷薇属(Rosa)。
该合集全编共 169 幅图版,此图为其中之一,图版编号 Plate 167,对应原书第 167 页,版式为纵幅,整幅以深绿为主调。图为公有领域原件的修复扫描,构图与设色未经改动。
原书文字(英文 / 法文)
Description
C’est une très-belle et curieuse variété du Rosier dont nous avons donné la figure et la description dans le cours de cette monographie, sous le nom du Rosier Ph. Noisette. Toutefois, les deux arbrisseaux présentent quelques légères différences; nous croyons qu’il suffira de les établir ici, et que nous pouvons nous dispenser de répéter une description qui serait à peu près semblable à celle que nous avons déja donnée.
En général la Noisette à fleurs roses est plus petite, dans toutes ses parties, que la Ph. Noisette.
Ses jeunes folioles sont d’un vert plus obscur que celles de ce dernier Rosier. Elles sont aussi un peu plus chiffonnées et moins étalées.
Les lanières du calice sont appendiculées dans les fleurs des deux Rosiers; mais les appendices de celles du R. Ph. Noisette sont aplaties, comme foliacées; dans la Noisette rose elles sont sétacées.
Avant l’anthèse, la Rose de Ph. Noisette est d’une couleur incarnate, qui se dégrade, lors de l’épanouissement, au point de devenir presque blanche.
Notre Rosier, au contraire, offre des pétales d’une couleur de rose-vif, qui persiste, et prend même plus d’intensité à l’époque de leur chute. Au reste, comme le R. de Ph. Noisette, notre arbrisseau est susceptible de s’élever à une grande hauteur; il présente de charmants bouquets chargés d’une multitude de fleurs très-odorantes, qui se succèdent depuis le mois de juin jusques aux gelées.
Observations
C’est encore dans les pépinières de M. Ternaux qu’est née cette belle variété. Son jardinier en chef,1 dont les amateurs ont apprécié, depuis long-temps, les connaissances et le goût, nous a dit l’avoir obtenu, l’an passé (1822), de la semence des graines du Rosier Noisette commun. Il a ainsi signalé comme espèce ce bel arbrisseau, que nous n’avions présenté que comme hybride.
Cette circonstance nous a donné l’occasion d’examiner de nouveau toutes les parties du Rosier; et nous avons reconnu qu’indépendamment de la grande quantité de fleurs dont il se couvre, il présente des stipules pectinées, qui le placent dans le second groupe de notre division des Rosiers. (Voyez floridæ, dans notre Prod. de la Mon. du Rosier, p. 36.) Le Rosier Ph. Noisette, et sa variété, maintenant acclimatés en France, puisqu’ils ont résisté, en pleine terre, aux rigueurs de l’hiver dernier (1822), paraissent destinés à faire long-temps l’ornement de nos jardins.
Voyez vol. 2 de cet ouvrage, p. et fig. 77.
- I. Laffay. Il cultive spécialement le Rosier dans une pépinière indépendante du jardin de M. Ternaux. Les curieux de Rosiers rares pourront s’en procurer chez lui.